CHSCT - Hygiène, sécurité et conditions de travail

Le nombre de cas ou de suspicions COVID-19 recensés au lundi 25 mai est de 210 et 110 agents restent placés en quatorzaine.

Le taux d’agents présents dans les services au niveau national est de 48 % (46 153 agents) et de 24 % en télétravail, soit une “force de travail” de 72 %.

Au niveau des directions départementales, on dénombre 52 % d’agents en présentiel et 19 % en télétravail.

Pour la DDFiP des Landes, 66 % d’agents présents et 8 % en télétravail (ce taux qui est revu à la baisse s’explique par le redéploiement par la CID des PC portables vers leurs utilisateurs d’origine).

Au niveau des effectifs DGFiP, on dénombre 280 cas avérés ou suspectés de COVID-19. 132 de nos collègues sont également placés en quatorzaine.

Au niveau national, 42 % des agents sont en présentiel, soit 40 137, et 24 850 en télétravail.

A contrario, 24 748 agents restent en ASA (garde d'enfant ou pathologie déclarée).

La moyenne nationale d'agents par département est de 45 % présents sur site et de 21 % pour le télétravail, soit une force de travail de 66 %.

Au niveau départemental, 48 % d'agents présents dans les services, 18 % en télétravail et 31 % en ASA.

Pour les SIP, 42 % présents et 23 % en télétravail, pour les SIE 55 % présents et 11 % en télétravail et pour les trésoreries 59 % présents et 9 % en télétravail.

22 % d'agents présents au SPF-E.

Suite à l'audio du 14 mai avec la Préfecture des Landes, le Directeur nous a rappelé qu'un à deux cas de COVID-19 avéré est déclaré chaque jour depuis le lundi 11 mai et que le virus continue de circuler dans notre département, même s'il n'y a qu'une seule personne maintenue en réanimation. Le collègue de Tyrosse a été testé négatif, fort heureusement.

Il est donc plus que jamais important de continuer à respecter les gestes de protection sanitaire pour chacun.e d'entre nous.

Concernant la réouverture des écoles depuis le mardi 12 mai, si 90 % des établissements sont ouverts, peu d'élèves les fréquentent.

Le Directeur est également revenu sur la conférence audio avec les chefs de services qui a eu lieu en deux sessions (matin et après-midi) ce vendredi.

Des « petites musiques », comme il les a nommées, lui sont revenues aux oreilles par le biais de certains chefs de services faisant état d'inquiétudes ou de mécontentements d'agents présents dans les services depuis le début de la crise sanitaire.

Suite à notre courrier du 7 mai demandant un abondement des documents préparatoires à ce CHSCT « spécial dé-confinement », et en l'absence de réponses complètes, Solidaires Finances a boycotté la 1ère convocation du 11 mai.

Mais quelle ne fût pas notre surprise ce mardi matin, lors de la re-convocation, de tomber sur un président / directeur « dépité et blessé » par nos écrits, selon ses propres termes.

La séance a donc commencé par une série de passe d'armes.

Les élu.es de Solidaires Finances ont répondu point par point et rappelé que la doctrine du syndicat était toujours de « mettre la barre le plus haut possible », surtout quand il s'agit de la santé des agents.

Après cette entame, nous avons appris qu'un collègue en trésorerie a contacté son médecin pour suspicion de Covid-19. Il sera testé jeudi 14 mai.

En réponse à notre déclaration liminaire (lire la pièce jointe en fin de ce compte rendu), le président / directeur a re-confirmé que la date de retour au bureau pour tous les agents non empêchés et les télétravailleurs était bien le 18 mai.

La période que nous vivons depuis 2 mois est inédite, dérangeante, voire angoissante. Que l'on ait été confiné, réquisitionné ou en télétravail, toutes nos habitudes ont été perturbées, plus ou moins brutalement, et personne n'a vécu sereinement cette période.

En plus, selon nos situations personnelles, dans notre vie privée comme dans notre activité professionnelle, nous avons toutes et tous vécu ces 2 premiers mois de crise de manière très différente, avec des degrés « d'acceptabilité » très variables.

Et cerise sur le gâteau, l'instauration de l'état d'urgence pour 4 mois, l'ordonnance scélérate sur les congés, les attitudes gouvernementales dignes des Pieds Nickelés, sont venus renforcer un sentiment de trouble dont on se serait bien passé. Pendant cette déjà longue période, vous avez été extrêmement nombreux et nombreuses à nous solliciter et nous avons bataillé quotidiennement avec la direction pour « gérer au mieux » les différents problèmes.

Mais depuis l'annonce du dé-confinement, qui va provoquer le retour massif et rapide des collègues au bureau, le contexte de notre action syndicale a fortement changé et nous interroge profondément.