Du monde en grève, du monde en manif.
Il en reste !
Ceux qui malgré l’augmentation des prix ne sont pas résignés.
Ceux qui, malgré le ciblage incessant des politiques et médias envers les fonctionnaires, continuent de porter la volonté d’un service public de qualité.
Ceux qui, malgré le mépris d’une direction qui réduit les moyens et tire sur la corde, jusqu’à ce que nos collègues craquent et ne tiennent plus, décident de lutter.
Ceux qui, malgré la culpabilisation et les remarques de leur responsable sur le boulot qui « ne sera pas fait par leur faute », ne baissent pas les armes.
Ceux qui, malgré la perte de salaire et les fins de mois difficiles (fin de mois qui arrive de plus en plus tôt), savent qu’il y a bien plus à gagner au bout du combat que le sacro-saint « pouvoir d’achat » qu’on veut bien encore leur donner.
Il en reste et nous sommes déterminés !
Ce mardi 29 septembre, nous étions 13 % de grévistes en Haute-Vienne, 26 % en Corrèze. 16 % au national. A+, A, B et C… Agents B et C toujours les plus nombreux, les premiers frappés par la « smicardisation ».
Des cadres A et A+ sont également de la partie. Des collègues qui n’ont pas oublié la solidarité. Et qui refusent de regarder sans réagir le devenir de l’administration !
Il n’y a qu’un pas entre regarder les collègues par la fenêtre partir en manifestation, et … décider de les rejoindre. Celui qui consiste à faire sauter les barrières qui parfois nous rassurent.
« La grève est inutile »
« On ne bloque rien ! Ils ont juste à appuyer sur un bouton »
Nous avons hâte de voir qui appuie ! Et sur quel bouton !
« Je ne fais plus grève maintenant, plus envie »
Ces phrases souvent entendues en discutant avec les collègues.
Elles reviennent. Elles s’installent. Elles finissent par devenir une habitude.
Place à la grève !
Quittons nos bureaux où le chuchotement est devenu le standard.
Quittons nos bureaux à 40 °C dès que l’été arrive – parfois même bien avant.
Quittons nos bureaux alors que l’hiver arrive et que le chauffage, lui, n’arrivera que fin novembre, parce que lui aussi coûte trop cher !
Quittons nos bureaux.
Retrouvons-nous dehors.
Dans la rue. En manif. Ensemble.
Avec de la musique, de la bonne humeur, de la colère aussi.
Parce que personne ne le fera à notre place.
Et parce qu’il faut aller chercher ce qui nous est dû !

