Chaque année, l’administration tente de retenir quelques indicateurs en hausse pour présenter l’Observatoire interne sous un jour favorable. Pourtant, derrière les éléments de langage et les communications rassurantes, les résultats 2026 dressent un constat sans appel : les agentes et les agents continuent de payer le prix des restructurations permanentes, des suppressions d’emplois et de l’obsession budgétaire.
D’ailleurs en 2025 et 2026, les multiples suicides et tentatives de suicide - partie émergée de l’iceberg de la souffrance au travail - montrent que tout ne va pas bien à la DGFiP !
Et cette année encore, ils l’ont dit en nombre : 57 785 collègues ont répondu à l’enquête, soit 55 % de participation, mais bémol habituel sans distinction des grades ou à minima des cadres C, B et A.
Néanmoins, la parole des agents est claire. Reste à savoir si la Direction générale est prête à l’entendre. Rien n'est moins sûr !
Fatigués, désabusés… mais toujours debout
L’administration se félicitera sans doute de la progression du nombre d’agents se déclarant motivés (27%) ou confiants (21%). Mais comment passer sous silence les chiffres les plus marquants ?
• 33 % des agents se déclarent fatigués (chiffre en hausse, 30 % en 2024);
• 32 % se déclarent désabusés (en légère baisse de 1%).
Autrement dit, les deux sentiments dominants à la DGFiP restent la fatigue et le désenchantement.
Pour Solidaires Finances Publiques, ces chiffres ne tombent pas du ciel. Ils sont le résultat direct des milliers d’emplois supprimés (encore 550 en 2026), des restructurations incessantes, des fermetures de services, des déménagements imposés et de l’augmentation continue des charges de travail. Pendant que l’administration parle de modernisation, les agents parlent d’épuisement.
