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Depuis la création des DISI, les Organisations Syndicales ne cessent d'être vigilantes sur la vie interne des DISI.

Par les restructurations informatiques, la Direction a mis en concurrence les ESI, et chaque ESI a tenté de s'attribuer des missions au détriment des autres.

Ces dernières années, la réorganisation de l’assistance, de l’éditique, des ateliers de scannage n’ont qu’un but : supprimer des emplois.

 

Ces suppressions d’emplois ont progressivement, année après année, déstabilisé la structure des ESI-DISI.

Alors qu’elle était présentée comme pérenne par la Direction au moment de la fusion DGI-DGCP, la suite du programme de casse de l’informatique est là : 11 ESI doivent disparaître par fusion vers un lieu géographique parfois encore inconnu, et 2 DISI doivent fermer par fusion.

Ces restructurations sont décidées dans le plus grand secret par la Direction sans que les personnels en soient avertis ou même puissent en discuter.

Rien ne permet de savoir aujourd'hui quand vont s'arrêter les suppressions d'emplois et par voie de conséquence les fermetures de structures et les déplacements de personnels.

Rien n'arrête la spirale négative dans laquelle est plongée l'informatique : certains ESI comme l'ESI Marseille (Site « Fauvière » notamment) sont aujourd'hui en passe de perdre une grande partie de leurs missions , voire de leurs services :

De même, les regroupements des fonctions RH ou des plateaux d'assistance éloignent les agents de toute proximité avec les personnes qui s occupent d'eux..

Aujourd'hui les agents en grève soutenus par les organisations syndicales en lutte, SOLIDAIRES Finances Publiques et la CGT-Finances Publiques revendiquent : - Le maintien des emplois sur les sites Saint-Loup et Liandier de l'ESI MARSEILLE ; - l'arrêt immédiat des fermetures de Services et le maintien en activité de tous les ESI de la DISI SEOM ; - l'arrêt du gel des postes et le non-remplacement des agents mutés ou partant en retraite , - l'attribution de nouvelles missions pérennes pour l'ESI de MARSEILLE .

Aujourd’hui, nul ne sait à court terme s'il pourra travailler encore sur son lieu de travail actuel.

Surtout avec la modification des règles de mutations et l'affectation qui se fait désormais au Département ! Mais dans la marche de l’histoire, rien ne s’arrête et les annonces de CAP 2022, où même les déclarations des ministres successifs que les Organisations Syndicales en lutte ce jour ont toujours relayé, démontrent que le mouvement est continu.

Par le jeu de l’externalisation des missions, comme on l’observe par les contrats avec Kern RH pour la numérisation d’actes des services de publicité foncière, la direction entend montrer qu’elle peut se passer des informaticiens de notre réseau.

Toutes ces mesures véhiculent une volonté profondément négative sur l'avenir des services informatiques: externalisé, réduit a minima (pensons au parcours d’assistance rénové), de qualité médiocre (pensons aux utilisateurs de Prosodie, de Blu Age...).

Tout l'enjeu est là : Garder une informatique conduite par des informaticiens également formés aux métiers de la DGFIP, au plus près des administrés et des collègues, permettant de répondre à des besoins dignes d'un vrai service public.

Par les possibilités offertes par les réseaux, l'informatique n'a nul besoin d'être recentralisée.

Lorsque c'est le cas par la volonté de la Direction comme pour les plateaux d'assistance ou encore les ateliers d'éditique, c'est pour imposer des conditions de travail qui sont toujours détériorées par rapport au passé.

Cela doit cesser ! Il faut remettre les personnels au centre des missions et de leur métier de Service Public Il faut que la direction cesse de restructurer l'informatique, dans le seul but de s'offrir les moyens de restructurer ensuite le réseau de la DGFIP ! Aujourd'hui, tous les personnels ne peuvent plus ignorer ces buts cachés de la Direction.

Avec les Organisations Syndicales, il convient de débattre et construire des solutions alternatives pérennes.

Solidaires F.P. et la CGT-FP se sont toujours voulu offensives sur un service public informatique capable de répondre aux demandes citoyennes.

Cela a déjà été maintes fois prouvé.

Les Organisations Syndicales en Grève revendiquent une informatique de plein exercice au sein de la DGFIP, seule garante d’un service de qualité, interne et de haut niveau de prestation.

Solidaires F.P et la CGT-FP ont toujours estimé que la qualité de l’informatique est la conjonction d’une formation de qualité et d’une rémunération motivante.

Elle est permise par le maintien du statut actuel des informaticiens, et les O.S. appellent de leurs vœux le renforcement de l’autonomie en informatique de la DGFIP, où des informaticiens sont employés en internes à tous les niveaux des projets.

Elles sont favorables à la ré-internalisation des missions.

C’est pourquoi les O.S. reconnaissent le rôle positif joué par le décret de 1971, dont l’actualité et la mise à jour doit être soutenue dans le but même de la continuité d'un service public informatique.

Afin de rendre attractif tous les métiers de l’informatique, comme cela a été toujours le cas historiquement, les Organisations Syndicales sont favorables à sa modernisation dès lors que cela sert les agents dans leurs conditions de travail ainsi que celle de tous les agents de la DGFIP.

La spécificité du métier des informaticiens doit ainsi être réaffirmée et soutenu ainsi que le maintien à résidence de tous les personnels qui doit être garanti.

Afin d'assurer les missions informatiques et de tourner l'Etat vers le numérique la CGT-FP et SOLIDAIRES F.P se déclarent en faveur des moyens humains et matériels nécessaires à l'accomplissement des missions projetés par la Direction et l'Etat, tout particulièrement dans ce contexte de révolution numérique.

pdfTRACT Greve DISI_SEOM