Le 17 octobre, des centaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue pour exprimer une colère sociale profonde. Salaires insuffisants, pouvoir d'achat en berne, services publics fragilisés, inégalités grandissantes : les raisons de se mobiliser ne manquent pas. Pourtant, au lendemain de cette journée, ce sont surtout les images de pillages et de dégradations qui ont occupé le devant de la scène. Au risque de faire disparaître l'essentiel : les revendications portées par les manifestants.


Une colère sociale qui ne cesse de grandir.


Depuis plusieurs semaines, les mobilisations se multiplient.Dans les lycées, les entreprises, les services publics, les salariés et les jeunes expriment leur ras-le-bol face à des politiques qui ne répondent plus à leurs besoins.
La journée du 17 octobre a donné une nouvelle ampleur à cette contestation.
Derrière les cortèges, il y a des femmes et des hommes qui travaillent, qui étudient, qui peinent à boucler leurs fins de mois ou qui constatent chaque jour la dégradation des services publics.
Les revendications sont concrètes, les inquiétudes légitimes et il en ressort une exigence commune : pouvoir vivre dignement et obtenir davantage de justice sociale.
À la DGFiP, nous connaissons cette réalité. Les suppressions d'emplois, les restructurations incessantes, la dégradation des conditions de travail et la perte de pouvoir d'achat nourrissent un mécontentement profond.
Cette colère ne sort pas de nulle part. Elle est aussi le résultat de choix politiques menés depuis des années.
Et ce sont précisément ces choix que les manifestants entendent contester.


Les pillards ne sont pas les manifestants !

La journée du 17 octobre a également été marquée par des scènes de pillages et de dégradations inacceptables.
Les commerçants, leurs salariés et les habitants qui en subissent les conséquences n'ont pas à payer le prix de ces violences.
Mais il serait tout aussi inacceptable de confondre les auteurs de ces actes avec les milliers de personnes venues manifester pacifiquement.

Les pillards ne représentent ni les manifestants, ni les organisations syndicales, ni les revendications portées dans la rue.
Condamner les violences est une évidence. Mais laisser ces violences occulter l'ensemble d'une mobilisation sociale serait une profonde injustice.
Car pendant que les images des vitrines brisées tournent en boucle, les raisons qui ont poussé tant de personnes à descendre dans la rue demeurent. Les casseurs ne doivent pas devenir l'alibi commode permettant d'éviter le débat social. C'est pourquoi Solidaires Finances Publiques Corrèze s'inscrit pleinement dans l'appel du 24/10/2026.

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N'oublions pas : le 5 novembre, faisons entendre nos revendications !
À la DGFiP, les raisons de se mobiliser sont nombreuses : rémunérations insuffisantes, suppressions d'emplois, restructurations permanentes, conditions de travail dégradées et missions de service public fragilisées.
Avec Solidaires Finances Publiques, nous exigeons notamment une revalorisation de nos rémunérations, la hausse de la valeur du point ACF, une augmentation de l'IMT de 200 euros bruts mensuels, des recrutements massifs, l'arrêt du NRP 2 et une fiscalité plus juste et progressive.
La colère sociale ne disparaîtra ni sous les gaz lacrymogènes, ni derrière des discours présidentiels centrés sur l'ordre public, ni sous la menace de criminaliser les manifestants.
Les images des vitrines brisées ne doivent pas servir à faire oublier les politiques qui fragilisent chaque jour les conditions de vie et de travail!

https://solidairesfinancespubliques.org/le-syndicat/actions/7631-5-novembre-5-raisons-pour-faire-greve-a-la-dgfip.html