Imprimer

Compte rendu de l'entretien avec Guillaume Robert le 10/02

En propos liminaire, le directeur général adjoint a cru bon de nous dire qu’il fallait avoir une vision « la plus objective possible ». Pour cela, il a rappelé que la qualité de service à l’usager et aux partenaires (élus) était bonne, ce que confirment les enquêtes externes (Delouvrier, Ipsos).

Il a souligné les « points d’attention » pour cette année, vous vous en douterez, la facturation électronique et l’abandon du chèque comme moyen de paiement à la DGFIP.

Enfin, il a évoqué des sujets de préoccupation suite à la mise en route de GMBI, la Taxe habitation sur les résidences secondaires et la Taxe d’aménagement.

Pour notre part, la liste des points de non satisfaction était plus étoffée !

En premier lieu, les rémunérations, ou plutôt le décrochage de nos rémunérations au regard de l’inflation galopante y compris depuis la mirobolante attribution des 10 points d’ACF sur 2024/2025 (45 € brut par mois).

Nous avons rappelé : la perte des primes d’accueil et de caisse induite par la polyvalence demandée à tous les agents du « SIP de demain », l’absence de revalorisation de l’ACF spécifique aux centres de contact malgré l’élargissement de leur domaine d’intervention ou l’absence tout court de versement de cette prime aux collègues sous contrat.

Dans le prolongement et dans le désordre, nous avons dénoncé : les restrictions en matière de remboursement de frais de déplacement et d’attribution de tickets restaurant, les taux de promotion insuffisants, certaines conséquences néfastes des changements de grade sur l’évolution des carrières (par exemple lors du passage de B 2ème classe en 1ère classe).

Nous avons rappelé notre revendicatif d’un déroulement de carrière a minima sur deux catégories.

Second point : les emplois théoriques dans le département. Nous avons condamné le passage de 528 sièges disponibles à 494 à la suite de l’adoption de la loi de finances. En attendant la nouvelle répartition des chaises entre services, nous avons exprimé nos craintes. Il n’y aura pas assez de monde pour mener à bien nos missions….dans de bonnes conditions.

Le 3ème et dernier point que nous avons abordé dans le court temps qui nous était imparti, les récentes désorganisations de services avec la mise en place du SIP de demain à Dreux et du pôle expert au sein du SIE.

S’agissant du SIP de demain, nous avons condamné la finalité non avouée : changer une organisation qui avait le mérite de fonctionner plutôt bien en vue de supprimer plus facilement des emplois.


Pour le pôle expert, nous avons insisté sur le fait que les collègues ne sont pas assez nombreux pour absorber la masse de travail et que la nouvelle répartition des tâches entre le SIE et le PCE allait induire une perte en termes de programmation. Nous ne partageons pas cette volonté d'industrialiser tel quel le remboursement des crédits de TVA. 

M. Robert ne nous a répondu que très timidement et très partiellement.

Pour les rémunérations : le maintien de l’attribution des points d’ACF en 2025 était « déjà bien » dans un contexte de restrictions budgétaires ! Tout est dit !!!

La DG serait à l’écoute des agents concernant les conditions de vie au travail :

Sur la sécurité, il s’est félicité de la politique maison de tolérance zéro grâce à SignalFip et aux relations rapprochées avec la justice. Il a abusivement mélangé l’apport des véhicules de service avec le gain financier escompté par l’administration.

Sur le fond du problème, il a évoqué des actions sur les collectifs de travail ! Pour cela, premièrement la DG associera plus les collègues lors de mise en place de nouvelles applications informatiques structurantes (!!!) et compte bien renforcer l’efficacité du DUERP (!!!!!!!!!!). M. Robert en a également profité pour nous vendre l’observatoire interne, dont l’analyse des réponses, par service, permettrait aux directions locales de mettre en place des actions.

Contrarié par notre suggestion en matière de ralentissement des réformes, il a farouchement répondu que cet argument était trop facile….


Sur la pression subit au centre de contact, il s’est engagé à signaler à SRP notre demande de visite du service pour que les collègues puissent s’exprimer... en direct.

Il est revenu sur notre pouvoir de dissuasion vis à vis des usagers dans l’utilisation des chèques, y compris jusqu’à la sanction !

Mais aucun élément de réponse tangible sur l’objet principal de sa visite : le retour de l’expertise en SIE et l’amélioration de la programmation. Il renvoit à l’apport certain de la facturation électronique et condamne fermement le dernier rapport de la cour des comptes mettant en doute l’efficacité du contrôle fiscal. A ce sujet, il faut distinguer l’humain de la machine et articuler les deux !

Au final, nous sommes arrivés à un consensus, à savoir que nous n’étions pas d’accord sur grand- chose !