Déclaration liminaire au CSAL du 01/10/2026
Monsieur le Président,
L’instance du jour est la première depuis votre arrivée dans notre département.
Aussi et en préalable, 3 points essentiels :
– nous souhaitons une confirmation officielle de votre part concernant l’absence de projets de
réorganisations de services d’ici 2030 en Haute-Garonne. En effet plusieurs départements
annoncent, eux, des projets de fusions et de suppressions de services. De notre côté nous vous
confirmons notre exigence de voir maintenu l’ensemble des structures de notre département.
– suite à nos échanges de cet été sur les enjeux énergétiques, et aux vu des difficultés et des
tensions rencontrées sur plusieurs sites lors des canicules, nous vous demandons un point sur le
recensement des résidences du département.
L’impératif climatique était au centre des marches pour le climat de samedi dernier. Il y a
véritablement une urgence à initier des politiques de transitions écologiques pérennes !
– un rappel avec notre interpellation sur la situation d’un grand nombre de services avec des
tensions dans des équipes ou entre collègues et des agent-e-s en situation de souffrance.
L’aspiration à un management humain est essentielle pour notre collectif de travail !
Au-delà de ces demandes, l’urgence, pour garantir un exercice de qualité de nos missions est à
renforcer les effectifs de nos services.
Solidaires Finances Publiques vient d’interpeller les parlementaires sur la situation de la DGFIP et
exiger des arbitrages enfin favorables dans le cadre de l’élaboration du PLF 2027.
Les difficultés doivent être entendues pour garantir les moyens nécessaires à l’exercice de nos
missions pour l’intérêt général, pour les populations, pour les entreprises et pour les collectivités.
Ainsi la récente interpellation des agent-e-s de la TTA fait écho à la banderole de l’intersyndicale
DRFIP 31 : « Faire toujours plus avec toujours moins, on en a ras le bol » ! Nous vous demandons
une rapide réponse à la lettre des agent-e-s e ce service.
Nous renouvelons également notre inquiétude sur la situation des SPF et CDIF avec la fermeture
en cours du SPDC : les sollicitations et report du travail inquiètent et nous vous demandons de
garantir toute absence de pression sur les personnels.
L’exigence d’arbitrages dans les services publics s’est exprimée ce mardi dans les rues avec une
mobilisation unitaire de la Fonction Publique.
Le mépris envers les fonctionnaires doit cesser et des impératifs sont nécessaires pour notre
pouvoir d’achat en berne depuis de trop nombreuses années : augmentation du point d’indice et
revalorisations indemnitaires.
Enfin, nous souhaitons revenir sur la cyberattaque subie par notre administration avec un lien de
confiance usagers/DGFIP profondément mis à mal…
Dans un contexte de « fonctionnaire bashing » nous sommes indignés des propos de notre
Directrice Générale sur France Inter qui s’excuse « au nom de tous les agents et les agentes de la
DGFIP » ! Aucun-e agent-e- ne peut être tenu responsable de ces cyberattaques qui sont en réalité
le résultat de choix politiques : faute de moyens budgétaires notre administration a arrêté des
priorités qui n’étaient pas les bonnes. Les alertes sur la vulnérabilité de notre administration étaient
pourtant nombreuses et documentées. La dette technique et les besoins de cybersécurité ne peuvent
plus être considérés comme secondaires. La résorption du retard accumulé dans ces domaines doit
devenir une priorité absolue ! Solidaires Finances Publiques restera particulièrement attentif aux
suites données.
Au-delà de ces propos liminaires nous rentrerons dans les débats de notre instance sur tous les
points de l’ordre du jour. Notre état d’esprit est constant : représenter les personnels et relayer leurs
attentes.
Nous souhaitons ainsi que nos échanges soient concrets et respectueux : le dialogue social ne doit
pas être « une case à cocher » mais un processus réel avec des engagements concrets pour prendre
en compte les attentes des personnels et proposer des améliorations.
Gestion RH des restructurations présentées : nous soulignerons l’importance de présentation
détaillée des périmètres, règles et droits garantis à chaque agent-e. Surtout nous vous demanderons
de vous positionner sur les « engagements de votre prédécesseur » pour garantir une étude
individuelle afin de ne pas imposer de mobilité forcée.
Création du SDIF : au-delà de nos expressions de longue date sur ce dossier nous constatons
votre arbitrage pour 2027. Nous vous demanderons de garantir les engagements de maintien de
l’ensemble des résidences actuelles. Nous soulignerons nos inquiétudes sur la charge de travail
actuelle des services et les dysfonctionnements à traiter.
Fin des PCE : nous notons favorablement l’évolution, suite à nos interpellations avec les
personnels, de l’arbitrage de la Direction sur le dossier expertise. Néanmoins nous maintenons nos
inquiétudes sur le calibrage des charges des deux missions et des futurs services.
Horaires sur le site de Muret : nous voterons favorablement à une demande d’avis des
personnels du site sur les plages horaires.
Accueil au SDE : au-delà de nos analyses critiques sur les restrictions des modalités d’accueil des
usagers, nous relayerons les analyses et attentes des collègues du service que nous avons
sollicités : besoin de prise en compte des attendus des agent-e-s dans les GT tant sur les horaires
d’accueil physique que sur le calibrage des équipes sollicitées au téléphone et l’inquiétude sur les
sollicitations à venir d’usagers qui chercheront à nous contacter ! De plus l’absence de
propositions ergonomiques questionne sur les conditions de travail des personnels…
Accueil des usager-e-s et indicateurs : au-delà de la course aux stats et la compétition mise entre
services, nous soulignerons les difficultés des équipes pour un travail de qualité.
Bilan de la campagne IR : au-delà des éléments fournis, nous soulignerons les difficultés des
services, en particulier en effectif, et l’importance d’un lien physique avec les usagers.
