Le 17 octobre est un déferlement populaire. On ne va pas en rester là. Construisons les grèves sur les lieux de travail. On peut gagner !
Ce 17 octobre 2026, partout en France, au moins 800.000 travailleurs et travailleuses de tous les secteurs, la jeunesse, les étudiant·e·s, les précaires, des Gilets Jaunes se sont mobilisé·e·s. Cette journée confirme l’ampleur d’une colère sociale profonde, légitime et partagée. En Isère, ce sont 30.000 manifestantes et manifestants sur Grenoble, 800 à Bourgoin-Jallieu, 500 à Vienne, 100 à Saint-Jean-de-Soudain, dans une ambiance joyeuse, festive et déterminée.
Face à l’inflation, la dégradation des conditions de vie, la casse des services publics et l’explosion de la précarité, l’Union syndicale Solidaires exige un changement de cap :
- L’augmentation générale des salaires, des pensions et minima sociaux, et leur indexation sur les prix pour vivre dignement.
- Plus de justice fiscale et de partage des richesses en commençant par le rétablissement de l’ISF, la taxation des superprofits et la fin des cadeaux sans contrepartie aux grandes entreprises.
- Le blocage des prix des produits de première nécessité et de l’énergie.
- Des moyens matériels et humains à la hauteur des besoins pour nos services publics.
Dans les entreprises, les services, sur les ronds-points, dans les lycées, les universités et dans la rue, les aspirations à une véritable justice sociale et à la réappropriation de la démocratie par le peuple s’expriment plus fortement que jamais. L’Union syndicale Solidaires réaffirme son engagement dans la construction de cette convergence des luttes et dans le blocage de l’économie.
Face à cette contestation sociale d’ampleur, la seule réponse du pouvoir est encore et toujours l’autoritarisme et la répression policière. La journée du 17 octobre a une nouvelle fois été émaillée de violences et d’exactions policières avec notamment une main arrachée par grenade à Saint-Étienne, alors que le ministre Nuñez en a réautorisé l’usage cette semaine. De nombreux cortèges et rassemblements ont été délibérément bloqués et nassés, une pratique pourtant illégale et contraire aux libertés fondamentales, visant uniquement à étouffer la mobilisation par la peur. Des tirs massifs de gaz lacrymogènes, des charges brutales et l’utilisation d’armes de force intermédiaire ont causé de nombreuses blessures parmi les manifestant·e·s. Des centaines d’interpellations injustifiées ont eu lieu tout au long de la journée, ciblant particulièrement les militant·e·s et les jeunes.
L’Union syndicale Solidaires condamne avec la plus grande fermeté cette politique de répression systématique. Ce déni de démocratie et ces méthodes policières cherchent à masquer l’incapacité du pouvoir à répondre aux urgences sociales et écologiques. La police et la violence d’État ne feront jamais taire les revendications pour des salaires décents, la retraite à un âge digne et des conditions de vie acceptables pour toutes et tous. Solidaires apporte son soutien total et sa solidarité à l’ensemble des personnes blessées, interpellées ou victimes d’exactions policières au cours de cette journée. Nous invitons les victimes et témoins à documenter toutes ces violations des libertés publiques. Nous le réaffirmons : ce n’est pas par la force et la matraque que l’on éteindra la colère sociale, mais par la justice sociale et le partage des richesses.
L’Union syndicale Solidaires appelle à poursuivre la dynamique. Mais si nous voulons gagner, il nous faut nous organiser sur les lieux ce travail, multiplier les assemblées générales et les convergences sur le terrain.
L’Union syndicale Solidaires appelle l’ensemble des travailleurs et travailleuses, en activité, en recherche d’emploi, en formation ou en retraite, à préparer le 5 novembre pour en faire une grande journée de grève interprofessionnelle et de manifestations, et faire plier le gouvernement, le patronat, pour le partage des richesses.

