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Après une semaine passée à agiter les peurs, la répression policière a encore fonctionné à plein régime avec l’usage d’armes mutilantes et des interpellations arbitraires. Mais le résultat est sans appel : on ne peut pas répondre à la colère populaire par la répression.

Le chiffre national de 800.000 manifestant·e·s ce samedi 24 octobre 2026 est impressionnant au regard des interdictions de manifester dans des dizaines de villes. Là où elles ont pu se tenir, y compris en les bravant, elles sont extrêmement importantes.

Pas moins de 25.000 personnes à Grenoble, 700 à Bourgoin-Jallieu, 200 à Vienne, étaient dans les rues pour défendre les libertés publiques et le pouvoir d’achat dans un contexte de parcours imposé par la préfecture, évitant le centre-ville, lui-même placé sous couvre-feu. Il s’agit là de mesures de restrictions de liberté sans précédent qui n’éteindront pas les aspirations à un changement en profondeur !

Manifestation Grenoble 24.10.2026

L’Union syndicale Solidaires 38 dénonce l’attitude de la police. Dès l’arrivée du cortège grenoblois à la hauteur de l’intersection Gambetta/Rivet des tirs sont partis, sans sommation en direction du véhicule de la CGT. Les CRS ont attaqué la manifestation déclarée en utilisant massivement des gaz lacrymogènes, des grenades, ils ont coupé le cortège et mis en danger la vie des manifestant·e·s.

La préfecture a empêché que la manifestation se déroule sereinement et a sciemment provoqué des violences urbaines. Malgré cela, les manifestants et manifestantes ont conservé leur calme et leur détermination à poursuivre le parcours jusqu’à l’Anneau de vitesse du Parc Paul Mistral.

Mais le contexte politique est plus grave encore. À Nice, Montpellier, Rouen et au moins une quinzaine de villes, des milices d’extrême droite, avec parfois le soutien de la police, ont attaqué des personnes qui manifestaient. À Trappes, un terroriste d’extrême droite a tué un homme et blessé 12 personnes. Cet acte est clairement raciste. Ces actions prouvent la dangerosité de l’extrême droite. Mais la riposte antifasciste est forte ! À Orléans, 26 000 personnes ont défilé contre le Rassemblement national et pour un projet de société porteur de progrès social.

Il faut maintenant répondre aux revendications pour le droit à une éducation meilleure, contre la vie chère et la défense des libertés démocratiques. Ce sont les seules réponses pouvant contrer le fascisme et le racisme rampant.

L'Union syndicale Solidaires appelle à poursuivre et amplifier la mobilisation la semaine prochaine, notamment le samedi 31 octobre.
Elle appelle à se réunir sur les lieux de travail pour construire la grève du 5 novembre et franchir un cap dans le rapport de force.