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Refus de siéger en Formation Spécialisée

Le silence de la Direction sur les situations de souffrance au travail

Les Organisations Syndicales Solidaires Finances Publiques 56, CGT Finances Publiques 56 et FO-DGFiP 56 ne siégeront pas à la prochaine Formation Spécialisée en matière de santé, sécurité et conditions de travail convoquée le mardi 31 mars 2026.

Nous sommes attachés à cette instance qui nous permet d’évoquer les conditions de travail de l’ensemble des personnels. Ce refus de siéger n'est donc pas un acte anodin. Il traduit notre exaspération devant une situation que nous ne pouvons plus supporter.

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ont porté à la connaissance de la Direction locale des signalements relatifs à des situations individuelles et collectives de souffrance au travail. Épuisement professionnel, isolement, dégradation des conditions d'exercice des missions, tensions dans certains services, mise en souffrance des collectifs de travail : les alertes ont été formulées, documentées, transmises à la Direction.

Le silence et l’absence de communication ne sauraient nous satisfaire de la part d’une Direction locale qui affiche dans sa feuille de route vouloir construire « une Direction où il fait bon vivre et travailler ». Les plans d'actions ne nous satisfont pas, et ne satisfont pas les collègues concerné·es. L’absence de transparence est insupportable et marque une absence totale de confiance envers les représentant·es des personnels.

La suspension de la médiation de projet à Lorient : un signal alarmant

Nous dénonçons également l’absence d’information concernant la suspension du processus de médiation de projet en cours au SIE de Lorient. Ce mécanisme engagé pour tenter d’apporter des réponses concrètes aux tensions existantes et à l’arrivée de la cellule expertise a été interrompu sans explication communiquée aux organisations syndicales.

Un message a été envoyé aux agent·es précisant simplement que les conditions n’étaient pas réunies pour que les médiatrices poursuivent leur intervention et qu’elles comptent revenir, si possible, avant l’été.

Suspendre une médiation sans communication, c'est envoyer un message dévastateur aux personnels qui avaient accepté de s'y engager. Les souffrances exprimées ne sont pas prises en compte, les paroles des agent·es sont ignorées.

De même, les représentant·es du personnel n’ont pas été officiellement informé·es des décisions prises pour le PCRP de Lorient malgré l’engagement pris par la Direction.

Un dialogue social vidé de sens par un déficit de confiance

La confiance est aujourd'hui gravement entamée. La direction locale démontre, par ses actes et ses silences répétés, qu'elle ne reconnaît pas les organisations syndicales comme des interlocuteurs légitimes.

Nous considérons que nous sommes des acteur·ices de prévention à part entière.

Nous sommes convoqués régulièrement à des parodies de dialogue social et à des mises en scène. En refusant de partager l'information en amont, en suspendant des processus sans explications, en rejetant les responsabilités sur les agent·es victimes, la direction témoigne d'un profond manque de confiance envers les organisations syndicales et d’un manque de respect envers les agent·es eux-mêmes qu'elle est censée protéger.

Participer dans ces conditions à une instance de prévention revient à valider une façade de concertation derrière laquelle les décisions restent prises unilatéralement, les signalements enterrés et les agent·es livré·es à eux-mêmes.

Nous exigeons d’obtenir des engagements de la direction :

 

La prévention de la souffrance au travail n'est pas une option, elle est un devoir !

Solidaires Finances Publiques 56,

CGT Finances Publiques 56,

FO-DGFiP 56