Visite de Madame Amélie VERDIER
le 18 mai 2026
Mme Verdier, Directrice générale des Finances Publiques était de passage dans le Puy-de-Dôme, et notamment à Clermont-Ferrand ce lundi 18 mai. L'occasion pour elle de "rencontrer" des agents du SIP, du SDIF et du CGF ainsi que différents responsables. Au milieu de cette journée qualifiée par Ulysse national de "riche", Mme Verdier a souhaité rencontré les organisations syndicales représentatives du département. Mais ceci n'est pas précisé dans l'article de la centrale... C'est donc tout naturellement que l'ensemble de vos représentants de Solidaires finances publiques 63, de la CGT 63 et de FO 63 se sont associés en intersyndicale afin de lui lire une motion à trois voies. Vous en trouverez le contenu dans le document ci-dessous.
C'était l'occasion de lui faire part de toutes nos plus grandes inquiétudes concernant la rémunération, les suppressions d'emploi, le NRP, les conditions de travail et la réforme de la RGP.
A t'elle écouté ? A part quelques griffes sur un bout de papier, Mme Verdier s'est montré exactement comme nous pouvions nous y attendre : détachée de toutes nos préoccupations. Pour elle, il fallait cocher la case dialogue social. Pour nous, cette rencontre n'a rien eu de dialogue, ni de social.
Madame Amélie Verdier a cependant repris plusieurs points abordés auxquels elles apportent des précisions à savoir :
- 1 - En ce qui concerne la baisse du pouvoir d’achat, elle précise qu’elle est liée à la fois au contexte économique actuel (guerre- inflation- approvisionnement- rigueur budgétaire) et qu’il n’y aura pas de revalorisation indiciaire en 2026. Il est cependant prévu à la fin du mois une indemnité carburant de 50 € pour les « grands rouleurs » dont vous pouvez retrouver les modalités sur la page Ulysse en date du 13 mai. Le formulaire de demande d’indemnité à compléter sera disponible à partir du 27 mai 2026. Une aumone ?
- 2 - En ce qui concerne les emplois et la baisse continue des effectifs, la DGFIP a participé à l’effort national en rendant des emplois mais pas plus qu’il n’en était demandé. Cette année il a été rendu 550 emplois . Par ailleurs, la DGFIP étant une administration qui évolue et qui se transforme, les méthodes de travail ont changé et ne réclament pas toujours autant de personnel. Le NRP a fait évoluer les sites, les implantations, les emplois mais est stabilisé globalement à ce jour et il n’est pas envisagé de NRP2. Il peut y avoir encore quelques évolutions y compris sur les antennes mais rien de comparable au NRP1. Il n’y a pas de plan pré-établi par Bercy . Circulez, il n'y a rien à voir.
- 3 – En ce qui concerne le domaine informatique sur lequel est très attaché Madame Amélie Verdier, il est constaté, tout comme bien d’autres ministères, des vols de données. La DGFIP n’a pas été épargnée mais a eu « une bonne gestion de la crise » et l’ensemble des agents concernés ont été prévenus dans un délai très court. Et pour les indisponibilités récurrentes des applications, elles ne sont dans les faits pas si importantes qu’on pourrait le croire et les indicateurs de disponibilités sont bons comparés à d’autres ministères. Encore une fois, tout va bien dans le meilleur des mondes.
- 4 – En ce qui concerne la RGP, elle est source d’inquiétude. C’est partagé par tous ici présents mais c'est à relativiser. La maîtrise des outils, les formations et la conscience professionnelle font que les agents se sentent d’ores et déjà responsables des décisions qu’ils prennent. Et puis, il n’y a pas encore assez de recul sur ce point à la DGFIP et la Directrice générale a reconnu que la notion de « faute grave » devait être précisée. Un flou artistique qui devrait tous vous rassurer !
- 5 – En ce qui concerne l’attractivité des fonctionnaires et à la DGFIP, elle pose problème mais impacte moins notre ministère que d’autres, tout comme la fidélisation qui demeure à un bon niveau à la DGFIP. Les agents des finances publiques aiment leur travail, c’est le ressenti de la visite faite précédemment à l’accueil et au SIP de Clermont-Ferrand. Solidaires a précisé que certains collègues se posent réellement la question de démissionner mais que la conjoncture les contraints à rester surtout passé un certain âge. Solidaires a ajouté que les jeunes générations n’hésitent pas à quitter la DGFIP s’ils ont l’opportunité de partir dans le privé pour une meilleure rémunération.
- 6 – En ce qui concerne les risques psychosociaux et notamment les suicides, il n’y a pas de corrélation clairement établie entre la surcharge de travail, les réformes incessantes, les pics d’activité, les délais de traitements à respecter et les passages à l’acte, les causes sont souvent multifactorielles. Mais le sujet reste grave et c’est un travail de longue haleine. La DGFIP travaille à alléger et à simplifier les tâches pour le confort des agents. A supprimer des postes, augmenter les charges de travail, ne pas vous reconnaitre ni vous valoriser. Mais tout va très bien.
Solidairement,

