Pendant qu'une grande partie d'entre nous tentait de profiter de cette période estivale , la révélation d'une cyberattaque ayant permis le vol de données fiscales et cadastrales a plongé la DGFiP dans une une nouvelle crise d'ampleur
L'importance de cette attaque (678 000 particuliers et professionnels concernés) et sa gravité (violation du secret, risque d'exploitation frauduleuse des données) ont fait la une des journaux et ébranlé notre administration. Le risque zéro n'existe pas en matière de cybersécurité, mais l'incapacité de la DGFiP à détecter la fuite, révélée par le hacker lui-même, soulève de nombreuses interrogations. Nous demandons une transparence totale sur ce dossier. Dans le même temps, les collégues de l'Éducation nationale ont aussi été victime d'attaques aux lourdes conséquences, et c'est plus généralement l'État qui montre toute sa vulnérabilité.
Suite à la tenue, le 17 août, d'une cellule interministérielle de crise, plusieurs réunions ont eu lieu à la DGFiP et s'en sont suivies des annonces de mesures de sécurité, et diverses directives, parfois communiquées dans la précipitation. Dans toutes les directions, des consignes de sécurité ont été rappelées, des appels à la vigilance se sont multipliés, pouvant laisser penser que la responsabilité incombe aux agent·es. Le 18 juin Solidaires Finances Publiques avait interpellé la Directrice générale sur la possibilité "à très court terme" de nouvelles attaques...Sans résultat. La cybersécurité exige des moyens à la hauteur du danger et, manifestement, les moyens techniques, financiers et humains pour protéger les données personnelles des citoyens et citoyennes manquent cruellement.
Les agent·es ne peuvent en aucun cas être tenu·es comme responsables !
Le plus grave dans cette affaire est sans doute la crise de confiance des usagers envers notre administration, et plus largement envers l'État. Elle a un impact sur le consentement à l'impôt, principe démocratique fondamental. Elle est aussi l’occasion pour certains et certaines de nous insulter ou de nous menacer à travers les réseaux sociaux, les commentaires d’articles, voire physiquement dans nos accueils.
Solidaires Finances Publiques a exigé auprès de la Directrice générale de faire preuve de la plus grande fermeté sur cette question.
La sécurité de nos données et celles des usagers doit être le corollaire du développement du numérique. Elle doit devenir une priorité et mérite mieux que de la récupération politique de bas étage.
Nous vous souhaitons une très bonne rentrée !
La section Solidaires Finances Publiques 65

