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Vous trouverez ci-joint le compte rendu de la section Solidaires Finances Publiques 76 de ce premier CSA FS de l'année 2026 qui était un point d'information sur le plan d'actions de la DGFIP 2025 -2027 pour prévenir les risques suicidaires.

Voici la définition de l'empathie, c'est la capacité à comprendre et ressentir les émotions d'autrui, permettant de se projeter dans ses pensées ou sentiments, que ce soit dans un cadre psychologique ou phénoménologique.

Le DRFIP lors de cette réunion a indiqué aux organisations syndicales mais également aux autres membres de la FS qu'il avait beaucoup d'empathie.

pdfCR_CFA_FS_du_15_janvier_2026.pdf

 

Pour compléter, 

Solidaires regrette que ce sujet ne soit que pour information et que les organisations syndicales ne puissent donner leur avis sur ce plan.

Le plan se décline en 3 axes, 7 objectifs, 22 mesures et 39 actions !

A autant subdiviser et morceler les mesures et les actions, celles-ci perdent de leur cohérence, certaines d’entre elles paraissent artificielles, car plaquées sans logique dans une rubrique comme par exemple la mesure 6 « Systématiser la réflexion annuelle sur l’organisation du travail », d’autres étant sans véritable consistance comme par exemple la mesure 9 « Réfléchir à la mise en œuvre d’un dispositif sentinelle ».

Jamais dans ce plan la DG ne reconnaît que les conditions de travail, l’organisation du travail, les modes de management à la DGFiP peuvent porter atteinte à la santé physique et mentale des agent.es.

Or, les politiques de réduction des coûts des dépenses publiques (suppressions d’emplois, diminution des crédits de fonctionnement) sont à l’origine de multiples réorganisations et restructurations des services avec des effets parfois dévastateurs tant sur la qualité du service rendu au public que sur les conditions de travail des personnels.

Devenues plus difficiles pour une très large majorité des personnels de la DGFiP, les conditions de travail sont souvent synonymes d’intensification, de charge de travail plus importante, de perte d’autonomie dans son travail du fait d’une standardisation des process de travail, de perte du sens du travail… avec des conséquences possibles sur la santé physique et mentale des personnels. 

En outre le plan ne contient pas de véritables mesures concrètes qui seraient de nature à transformer l’organisation du travail, les modes de management. En revanche il est beaucoup question d’accompagner les agent.es et les encadrant.es.

Concernant l’objectif 2 « Agir sur le travail et son organisation » c’est pour nous, le sujet central en matière de santé et sécurité au travail et de prévention des risques professionnels. Or dans cee plan d’actions, c’est le sujet le moins développé et le moins en prise avec les réalités du terrain.

Les mesures proposées ne permettront en aucune façon d’analyser le travail et son organisation dans un but de transformation et d’amélioration :

- L’application ARCHE est un outil de gestion des conflits qui ne permettra pas de les résoudre ni de s’interroger sur le fonctionnement du service.

- Prévoir une réunion annuelle dans chaque service autour de l’organisation, des conditions et du sens du travail est une proposition intéressante car il est essentiel que les agent.es puissent s’exprimer et être entendu.es sur leur travail, son contenu et son organisation. Toutefois, nous avons des réserves sur leur mise en place telle qu’elle est envisagée et principalement si leur animation est confiée à l’encadrement, ce qui risque d’être un sérieux frein à l’expression des agent·es.

En outre, retenir comme indicateur de cette mesure, le nombre de chartes d’organisation du travail est révélateur d’une approche purement gestionnaire des conditions de travail. En effet, la plupart du temps, ces chartes sont un condensé de bonnes intentions très générales, pétries d’empathie, mais qui ne tiennent jamais compte la réalité du travail dans chaque service.

L’objectif 3 « Sensibiliser et former à la santé mentale » est une ineptie. Plusieurs des mesures proposées renvoient à des actions individualisantes qui font l’impasse sur le travail, vont renvoyer à la fragilité supposée des agent·es sans jamais interroger les organisations de travail et leurs effets sur la santé des personnels.

 

Nous souhaitons rappeler à la Direction les situations de travail dégradées de la Trésorerie Seine-Maritime amendes, déjà évoquées en instance avec de nombreuses fiches de signalement mais sans réaction forte de la Direction. Nous souhaitons rappeler que les actes suicidaires qui doivent retenir toute notre attention, ne doivent pas pour autant invisibiliser les situations de mal-être dans les services sur lesquelles la direction doit agir au quotidien en réparation et en prévention.

 

Concernant les mesures locales pour les retour suite à un arrêt maladie cette proposition nous semble très intéressante car souvent les collègues reviennent sur leur chaise comme si rien ne c’était passé. Cette proposition doit être mise en place le jour du retour de l’agent mais qu’également une réunion avec un encadrant soit réalisé