Solidaires Finances Publiques appelle les agentes et les agents de la DGFiP à la grève le mardi 13 octobre 2026
Depuis plusieurs semaines, les lycéennes, les lycéens et les étudiants se mobilisent pour obtenir des moyens d'étudier dignement : classes surchargées, locaux insalubres, manque d'enseignants, sélection à l'entrée des études. Le 6 octobre, plus de quatre cent cinquante mille personnes ont manifesté dans tout le pays à leurs côtés.
L'intersyndicale de l'éducation nationale et les organisations de jeunesse appellent à une nouvelle journée de grève et de manifestations le mardi 13 octobre. D'autres organisations de la fonction publique appellent également les agents publics à s'y joindre. Solidaires Finances Publiques appelle les agentes et les agents de la DGFiP à être en grève et en manifestation ce jour-là.
Pourquoi nous y allons
Leurs revendications sont les nôtres. Ce que l'on refuse aux lycées, on nous le refuse aussi : des moyens pour fonctionner, des effectifs à la hauteur des missions, des rémunérations qui permettent de vivre.
Les budgets d'austérité annoncés accentuent les inégalités et la pauvreté, et fragilisent un peu plus les services publics — le nôtre en particulier. Nous en mesurons les effets chaque année dans nos services informatiques : des emplois supprimés, une charge de travail qui se reporte sur celles et ceux qui restent, des agents qui tiennent les applications à bout de bras.
Et quand la mobilisation s'installe, le gouvernement trouve soudain des moyens qu'il disait introuvables. C'est la démonstration que la lutte paie.
Ce que nous portons
- L'augmentation générale des salaires et leur indexation sur les prix, après trois années de gel du point d'indice.
- Des moyens humains et budgétaires pour nos missions de service public et pour nos conditions de travail.
- Une fiscalité plus juste et plus progressive, et la fin des cadeaux sans contrepartie : soixante et un milliards d'euros de dividendes versés au deuxième trimestre 2026, cent milliards d'euros qui échappent chaque année aux caisses de l'État.
- La défense de nos retraites.
Faire grève : ce qu'il faut savoir
- Aucune déclaration préalable n'est exigée à la DGFiP. Un préavis couvre l'ensemble de la fonction publique de l'État jusqu'au 31 octobre : vous pouvez décider le matin même.
- La retenue est d'un trentième de la rémunération mensuelle par journée de grève, que l'arrêt dure une heure ou la journée entière. Autant faire la journée.
- Le télétravail ne change rien : ni le droit de grève, ni le calcul de la retenue.
- Un agent en congé n'est pas gréviste : pour faire grève, il faut demander l'annulation du congé sur la seule journée concernée.
- Aucune mention de votre participation à une grève ne doit figurer dans votre dossier. C'est un droit constitutionnel.
- En cas d'assignation, elle doit être individuelle, écrite et motivée : prévenez votre section avant de vous y conformer.
Où se rassembler
Les cortèges partent des lieux habituels dans nos quatre villes. Vérifiez l'heure et le point de départ auprès de votre union départementale ou de votre section la veille : un rendez-vous peut être déplacé au dernier moment.
Et à la DISI Sud-Ouest
La formation spécialisée du comité social d'administration local était convoquée ce même 13 octobre. Nous en avons demandé le report, et nous l'avons obtenu : la séance se tiendra le vendredi 13 novembre. Aucun agent ne devrait avoir à choisir entre son droit de grève et son mandat de représentant du personnel, et l'ordre du jour — dix points, dont plus de deux cents pages de document unique et de programme annuel de prévention — mérite une séance pleine.
Le 13 octobre, nous serons en grève et dans la rue.

