Mesdames, Messieurs, chers collègues, chers témoins d’un temps révolu, c’est le cœur lourd, mais la plume légère, que nous nous réunissons aujourd’hui pour rendre un dernier hommage au Dialogue Social, disparu trop tôt, emporté par une longue maladie faite d’indifférence, de monologues et de réunions sans lendemain.
Il fut un temps où il respirait encore : on échangeait, on écoutait, on débattait (parfois même avec passion !). Mais hélas, ses derniers mots furent noyés dans un silence administratif et des décisions déjà écrites avant la réunion.
La direction, dans sa grande sagesse, a choisi de l’achever dignement par une communication descendante parfaitement unilatérale.
Qu’on se rassure, tout a été fait dans les règles, sans excès de consultation.
Nous nous souviendrons de notre cher Dialogue Social comme d’un être naïf, croyant qu’un échange pouvait changer les choses.
Son souvenir vivra dans nos mémoires et dans nos archives....
Qu’il repose en paix, et que le monologue lui soit doux.

