Après le 29 septembre, le 6, le 13, le 17 et le 24 octobre, la colère sociale lancée par les lycéens et étudiants ne s’essouffle pas. Partout sur les territoires, les jeunes se mobilisent pour pouvoir étudier et vivre dignement. Ils sont depuis le début accompagnés dans leur combat par des salariés et aussi des retraités qui ont bien compris une chose : leurs revendications sont les leurs et illustrent concrètement les effets dévastateurs du capitalisme prédateur accompagnés par des politiques d’austérité imposées ces dernières années à la majorité de la population avec des services publics de plus en plus dégradés.
Cette colère sociale légitime s’inscrit dans un contexte de hausse des prix du carburant et de l’énergie, de conditions de travail et de vie de plus en plus difficiles, de bas salaires, de pensions de retraites en décrépitude, de précarité de l’emploi.
Dans le même temps, le gouvernement actuel propose un nouveau budget qui dégradera encore plus la vie des plus précaires, des retraités, des malades et des jeunes.
Il épargnera une fois de plus les plus grandes entreprises et les plus fortunés qui ne seront toujours pas mis à contribution en payant leur juste part d’impôt.
Si la journée du 17 octobre a été émaillée d’incidents et de dégradations inacceptables et que nous condamnons, elle fût encore un fois marquée par des comportements inappropriés et des actions violentes de la police, tout autant condamnables et inacceptables. Elle fut surtout marquée par la masse impressionnante des manifestants venus pacifiquement défiler et crier joyeusement leurs colères et qui se sont retrouvés le 24 octobre dans le même état d’esprit.
Face à l’absence de réponse de ce gouvernement et au discours méprisant du président Macron, le temps est toujours à la lutte et à la préparation des prochaines échéances, celle du 31 octobre, celle du 5 novembre, journée interprofessionnelle de grèves et de manifestations, celle du 19 novembre, journée nationale d’action des retraités.
FGR - Appel à rejoindre la mobilisation du 5 novembre 2026
Courrier de la FGRFP - Austérité annoncée, retraité·es mobilisé·es
Un homme est mort !
Et plusieurs personnes ont été gravement blessées, notamment une enfant de 12 ans, criblée de huit balles...Si l’arme du tueur, animé et mu par le racisme, ne s’était pas enraillée, le bilan aurait été encore plus lourd. L’individu mis en cause, comme tant d’autres dans d’autres circonstances, a cédé au injonctions des discours de haine véhiculés par une partie de la classe politico-médiatique d’extrême droite, de droite et même de « l’extrême-centre ».
Il aura fallu attendre plusieurs jours et des appels nombreux et variés pour qu’enfin la Présidente de l’Assemblée Nationale annonce la tenue d’une minute de silence en hommage aux victimes et principalement à Pengo Wangi, tombé sous les balles de son assaillant.
Une parole raciste libérée, des médias et le pouvoir complaisants depuis des années envers celles et ceux qui viennent déverser leur haine sur les plateaux télé et dans les colonnes des journaux en invoquant la liberté d’expression, les groupes néo-nazis protégés par la police qui défilent dans les rues en toute impunité et viennent agresser les manifestants, tout ceci conduit au drame que viennent de vivre les habitants de Trappes.
Nous n’étions pas très nombreux et nombreuses dans les rues ce lundi 26 octobre pour dénoncer cet acte terroriste à caractère raciste, pour dénoncer en fait toutes les formes de racisme et pour pointer les responsabilités. Le bruit sourd du pays qu’on enchaîne !
Mille excuses !
Rédigé dans une certaine précipitation, le message annonçant la disparition de notre camarade et amie Roselyne Pallais et envoyé aux adhérents du CLR contenait pas moins de deux erreurs, l’une concernant la date (il fallait lire le mercredi 21 octobre) des cérémonies d’obsèques, l’autre l’heure (13h00 et pas 13h30) à laquelle elles devaient se dérouler.
Nous présentons toutes nos excuses à celles et ceux qui auraient voulu accompagner Roselyne et qui en ont été empêchés du fait ce ces erreurs.

