Depuis près d’une semaine des lycéennes et lycéens se mobilisent pour des conditions d’enseignement dignes. Ils et elles ont été rejoints aujourd’hui par des étudiant·es.
Les élèves subissent de plein fouet les coups portés aux services publics : transports, services sociaux, santé, sureffectifs en classe, pression à la sélection… Dans les établissements scolaires, l’état du bâti des sanitaires aux salles de classe est honteux. Le froid hivernal comme les chaleurs caniculaires sont désormais le lot de l’ensemble des lycéen·nes.
Les lycéen·nes constatent chaque année la dégradation de leurs conditions d’étude, à l’image d’une société rendue toujours plus inégalitaire par les décisions successives des gouvernements.
Pour Solidaires Fonction publique, la mobilisation lycéen·ne est légitime et porte des revendications qui sont aussi celles des agent·es du service public.
La réponse du Gouvernement est d’une violence révoltante. Il a choisi la fuite en avant répressive. Les jeunes blessé·es sont déjà nombreuses et nombreux, tandis que des centaines d’entre elles et eux ont été interpellé·es. Administrativement, la machine répressive est également lancée contre les lycéen·nes mobilisé·es: mesures conservatoires, menaces de conseil de disciplines de la part des directions d’établissement.
Solidaires fonction publique condamne cette répression et cette dérive autoritaire qui n’a d’autre but que d’empêcher la jeunesse d’exercer ses libertés fondamentales : liberté de réunion, d’association et de manifestation.
Solidaires Fonction publique appelle les agentes et les agents à se tenir aux côtés des élèves et des étudiant·es qui manifestent pour de meilleures conditions d’étude et le service public de qualité qui leur est dû dans le respect de leur autonomie.
C’est pourquoi Solidaires Fonction publique met à la disposition des agentes et des agents le préavis de grève qu’elle a déposé et qui couvre toutes et tous les agents publics pour participer à la journée de mobilisation du 06 octobre avec la jeunesse mobilisée.

