Par un message du 9 septembre dernier, nous apprenions la mise en place de réunions obligatoires, nommés « Espaces de Discussion sur le Travail » (EDT) comme cela se fait déjà dans d’autres administrations. Ce dispositif était prévu dans le plan national pluriannuel 2025-2027 de prévention des risques suicidaires, activé récemment par la DGFIP.
Historiquement, notre organisation syndicale, comme d’autres, a toujours revendiqué la réappropriation du travail par les travailleur.euse.s et des espaces permettant de discuter librement du travail, en dehors donc de la présence des responsables de service et de leurs adjoint·es. À l’inverse, ici, la direction impose d’en haut aux responsables de service d’organiser, dans des délais contraints, des ateliers qui doivent être animés par la hiérarchie. L’exercice est cadré (en termes de durée, modalités, mais aussi de contenu) et laisse peu de place à la libre parole des agent.es.
Et d’entrée, on entrevoit déjà la mascarade, car le mail de la DRFIP 75 envoyé à l’encadrement est mensonger et trompeur :
« L’amélioration des conditions de travail et la prévention du risque suicidaire est un engagement fort [sic] de la DGFIP vis-à-vis de tous ses agents.
Un plan pluriannuel d’actions DGFiP 2025-2027 a été construit en concertation avec les organisations syndicales [re-sic] autour des 3 axes de prévention :
- mieux connaître les conditions de travail et les risques ;
- réduire les risques RPS et prévenir les risques suicidaires ;
- accompagner les équipes après un événement grave. »
Première entourloupe : ce que la Direction ne précise pas c’est que ce plan pluriannuel a été rejeté, tant au niveau national que local, par l’ensemble des organisations syndicales qui ont voté à l’unanimité « contre ».
Deuxième entourloupe : il est interdit de parler de ce qui fâche.
Troisième entourloupe : le but réel des EDT n’est pas d’améliorer les conditions de travail ni d’endiguer véritablement la vague de suicides et de tentatives de suicides mais de faire travailler plus les agent.es et de leur faire endosser la responsabilité des défaillances.
Diaporama adressé par la Direction aux responsables de service.
NRP : nos luttes n’ont pas pris de pauses cet été
Suite à l'action menée le 12 juin dernier devant Tolbiac contre la fermeture du site et la sauvegarde des services publics en présence des élu.es du 13e et du 14e, nous avons été invités (Solidaires Finances Publiques Paris et la CGT Finances Publiques Paris) le 14e septembre à l’Assemblée Nationale par le Député Rodrigo Arenas de la 10e circonscription de Paris (sud des 13e et 14e arrondissements).
En parallèle, nous, Solidaires Finances Publiques Paris, avons écrit cet été à la Préfecture de Police de Paris pour l’alerter au sujet des risques liés à la sécurité des files d’attente sur la voie publique qui pourraient advenir en cas de transfert du SIP 13e à Moulin Vert (14e) et du SIP 19e à Paganini (20e).
lire notre alerte adressée à la Préfecture de Police de Paris
Après avoir envisagé de déménager les SIP 13e et 19e avant la prochaine campagne déclarative à l’impôt sur le revenu, la Direction fait machine arrière.
Pour Solidaires Finances Publiques Paris, nos luttes portent et ne sont sans doute pas étrangères à ces reculs de l’Administration.
Cliquer sur le tract pour le lire et découvrir les évolutions annoncées concernant le NRP parisien :








