C’est uniquement par la presse (dans l’édition du 21/1 mais la NR était visiblement informée depuis bien avant) que nous avons appris la signature en catimini à Bercy de la convention entérinant le NRP pour le département de Loir-et-Cher, dans une grande opération de communication.

C’est avec de grands sourires que les représentants du gouvernement (dont les ministres de Loir-et-Cher Jacqueline Gourault et Marc Fesneau, ce dernier qui fut d’ailleurs le seul maire, alors de Marchenoir, directement concerné par une fermeture de trésorerie qui l’approuvait ouvertement), la présidente de l’association des maires du 41, le préfet, le président du Conseil départemental et le DDFIP, ont présenté cette convention.

Avec un cynisme hors pair, « tous ont salué la réflexion collective qui a prévalu lors de l’élaboration du projet ». Sans doute parlaient-ils du projet conçu par Gérald Darmanin avec ses conseillers, présenté de très loin aux élus locaux et de très très loin aux organisations syndicales avant d’être imposé malgré les nombreuses oppositions à ce projet des élus locaux, des usagers et des agents. Ce procédé est exactement de même nature que celui de la contre-réforme des retraites, on fait croire à une pseudo concertation puis on impose de façon aveugle.

Cette convention officialise le démantèlement du réseau territorial pérenne de notre département, qui n’apporte aucune garantie de meilleur service aux usagers et met à mal un système dont chacun louait l’efficacité.

Face à ce déni de démocratie, nous ne lâcherons et continuerons à rechercher l’appui des élus de terrain qui mesurent, et continueront de mesurer, les effets négatifs pour leur territoire de la déconcentration de proximité.

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