Aujourd’hui s’est tenu un CSAL dont le point central à l’ordre du jour concernait les travaux liés à la fermeture du CFP de Tourcoing et le déménagement des collègues pour partie en locatif dans un autre site sur Tourcoing et, pour partie, vers le site de Roubaix.
Il s’agissait d’une reconvocation, la première convocation ayant donné lieu à un envahissement par une trentaine de collègues du site de Tourcoing.
Après un bref exposé du point par la Direction, les collègues de Tourcoing présents en tant qu’experts ont pu exprimer leur colère et leur souffrance face à un projet auquel ils n’ont pas été associés et réitérer leur demande :
Ils veulent tous rester à Tourcoing
Ils ont rappelé le manque de transparence et d’empathie de la Direction dans le cadre des annonces liées à ce projet : aucune information directe des collègues, 2 lignes à titre d’information cet été dans le Mag 59. Et tout cela alors même que rien n’est finalisé ni signé.
Ils ont insisté une nouvelle fois sur l’impact de ce transfert sur leur vie personnelle : problème de garde d’enfant, perte de pouvoir d’achat, allongement des temps de trajet, changements importants dans l’organisation de leur vie personnelle et professionnelle...
Les agents de Tourcoing ont choisi de venir travailler sur ce site, ils ont organisé leur vie autour de celui-ci.
Aucun agent de Tourcoing ne souhaite quitter Tourcoing
La direction leur a indiqué pour seule réponse que le budget de l’État ne permettait pas d’envisager d’autre solution. Elle a ajouté qu’une phase de concertation était ouverte sur ce projet.
La vérité :
- il n’y a aucune concertation. Une concertation précède un projet. Au cas présent, même si la Direction essaie de jouer sur les mots, c’est un projet quasiment abouti qui a été présenté aux agents sans aucune marge de manœuvre.
Informer les agents des conséquences d’une décision n’est pas une concertation !
- Il y avait d’autres solutions, certes plus coûteuses à court terme mais viables sur le long terme et surtout moins pénalisantes pour les agents. Autre point : il fallait densifier le site de Roubaix pour débloquer des crédits de rénovation.
Le choix de la DGFIP est donc de faire peser sur les agents le coût de cette opération.
Malgré les interventions des collègues, marquées par une grande colère face au manque d’écoute et d’empathie de la Direction, cette dernière n’a apporté aucune réponse aux demandes légitimes des collègues sur la possibilité de choisir une autre voie ou de prendre en compte leurs revendications.
Comme toujours, c’est aux agents de s’adapter et de subir les décisions d’une administration déshumanisée.
Face à ce déni de dialogue social, les représentants de Solidaires Finances Publiques ont quitté l’instance après lecture de l’avis sur ce projet.

