DECLARATION LIMINAIRE FS DU 30 SEPTEMBRE 2026

Monsieur le Président,

Le contexte international inédit et anxiogène conduit à des renversements d’alliances qui modifient totalement les rapports de force et obligent à des repositionnements inattendus.

Si nous ne pouvons accepter que la loi du plus fort et de l’accaparement des ressources l’emportent sur le droit international et sur la démocratie, nous ne pouvons pas non plus accepter que l’augmentation des dépenses militaires soit prétexte à de nouveaux sacrifices budgétaires, détricotant un peu plus notre modèle social, via en particulier des réformes structurelles sur le temps de travail ou l’âge de départ à la retraite .

Le budget d’austérité, qui consiste plus à réduire les dépenses publiques qu’à trouver de nouvelles recettes, va avoir un impact catastrophique sur le fonctionnement de la DGFIP et sur le quotidien des agents qui la composent.

Voilà les propos d’une liminaire d’avril 2025 qui restent complètement d’actualité, comme quoi rien ne bouge, en tout cas jamais dans le sens favorable aux agents et aux services publics.

C’est peu dire que les agents des finances publiques sont malmenés, maltraités.

Ils ne trouvent même plus à sourire jaune quand on leur annonce un gel du point d’indice en pleine canicule.

Et que dire des néfastes annonces relatives aux situations de problèmes de santé : ASA enfants malades réduites au minimum et soumises à l intérêt du service, le réarmement démographique c’est pas pour demain.

Soumission du mi-temps thérapeutique aux nécessités de service, qui osera refuser à un ou une collègue en rémission son mi temps thérapeutique au bénéfice du cadencement ou des objectifs ? Personne dans cette salle espérons le. Et qui ira vérifier que l’agent en arrêt maladie est bien chez lui, histoire de lui sucrer sa rémunération pour le reste de l’arrêt maladie. Tout ça est à la hauteur de la politique mesquine menée ces dernières années vis à vis de nous.

En matière d’attractivité on doit pouvoir faire mieux. A priori, mieux vaut être riche et en bonne santé que malade et fonctionnaire.

Pour information, la situation actuelle à la DGFIP fait état de 26 tentatives de suicide et 5 suicides.

Etant donné que le directeur a une obligation de résultat en matière de protection de la santé physique et mentale de ses agents, nous tenions, dorénavant, à vous informez régulièrement de ces données.

Franchement, nos responsables politiques en font peu pour vous aider à y parvenir.

Certes on se consolera que toutes ces mesures anti fonctionnaires permettront de résorber en quelques mois le déficit et la dette abyssale laissé par l’ère Macron au profit de quelques-uns gavés aux fonds publics.

Solidaires Finances Publiques réaffirme que la santé au travail ne se décrète pas. Elle se construit dans la durée, à partir d’une politique nationale forte, cohérente et assumée.

Au sein de notre direction, les propos de notre ministre des finances, nous ont fait sourire. En effet, il explique très sérieusement que la baisse de rendement du contrôle fiscal vient des superbes moyens mis en place par le gouvernement pour la lutte contre la fraude. Il s’agit donc selon lui de fraude évitée.

Du coup, ne pourrait-on pas mettre en œuvre le principe du dossier évité en parallèle ?

Un autre épisode du feuilleton de l’été, c’est ce gamin de 16 ans qui perce les murailles de la DGFIP… si il en a un qu’on devrait embaucher c’est lui, même en contractuel !

A l’ UGAP ils ont pas des rustines pour les fuites ?

Nous aborderons en questions diverses deux 3 sujets qui nous inquiètent. Pour les autres points à l’ordre du jour nous en parlerons au fur et à mesure.