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LIMINAIRE CDAS DE HAUTE SAVOIE DU 14 AVRIL 2026

 

L’action sociale interministérielle voit son budget 2026 diminué de 19 millions d’euros. Les SRIAS ont un budget amputé de 60 %, s’agissant de leurs actions locales.

Autant dire que l’Action sociale interministérielle voit ses possibilités réduites quasiment à néant, s’agissant des actions locales, pour l’année 2026.

Une fois de plus au CDAS 74, nous allons devoir faire seuls, avec nos maigres moyens locaux et ce alors que les Crédits d’Actions Locales sont déjà insuffisants, alors que l’inflation continue d’augmenter et alors que les besoins des personnels en matière de restauration, de logement, d’aide à la parentalité, de vacances-loisirs, de culture augmentent.

Le Secrétariat général parle de soutenabilité budgétaire, en totale rupture avec une volonté d’amélioration des conditions de vie des agentes et des agents.

Solidaires Finances parle lui du rôle essentiel de l’Action sociale pour les personnels, actifs et retraités.

Au final, les agentes et les agents seront les perdants de ces restrictions budgétaires. 

Nous rappelons qu’ au niveau national, les organisations syndicales ont voté contre le budget à l’unanimité.

 

Concernant les Titres-restaurant :

Dans un département ou une grosse majorité des agents n’ont pas accès à un restaurant administratif, la valeur faciale maintenue à 6 euros et datant de 2015 est plus qu’insuffisante.
Solidaires Finances continue de réclamer sa hausse, à la charge de l’État-employeur. 

 

Concernant les vacances familles :

Les réservations pour les séjours vacances loisirs été-automne 2026 se sont ouvertes le 13 janvier à 13h et les collègues ont à nouveau subi les dysfonctionnements et l’iniquité engendrés par le système d’inscription « 1er arrivé - 1er servi », déjà dénoncés maintes fois par Solidaires Finances.

Nous continuons à vous alerter sur cette situation qui ne saurait perdurer .

A croire que si l’ASF VACANCES voulait décourager voire dissuader les agents d’avoir recours à ses prestations qu’elle ne s’y prendrait pas autrement.

Toujours les mêmes problèmes : impossibilité de se connecter, messages d’erreur, indisponibilité des séjours, offres prises d’assaut impossible à réserver.

Sans compter les appels téléphoniques à ASF VACANCES qui restent sans réponse car personne ne décroche à l’autre bout du fil ou que la ligne est saturée.

 

Colonies de vacances :

Solidaires Finances a adressé un courrier au président d’ASF Vacances au sujet de la mise en ligne de l’offre de colonies de vacances de 18 jours pour l’été 2026, particulièrement inégale au niveau des points de départ proposés.

Les familles ont manifesté leur mécontentement en découvrant les points de départ proposés pour les quelques séjours de 18 jours, désormais réservés aux seuls enfants de 14 à 17 ans, SANS PRÉACHEMINEMENT.

Le constat est déconcertant : la moitié de la France, c’est Paris !

En juillet, 50 % des places proposées pour les colonies de 18 jours le sont au départ de Paris, tandis que seulement 14 % le sont au départ de Bordeaux et 12 % au départ de Lyon, Nantes et Montpellier. Idem en août

 

Localement, pour notre zone géographique (qui s’étend bien plus loin que la région puisque les autres villes de départ les plus proches sont Paris ou Montpellier), une seule proposition de colo de 18 jours au Maroc !Il faudrait faire un ratio nombre de places/nombre d’enfants éligibles, le résultat interrogerait à coup sûr ! Aurait-on plus de chance de décrocher une place pour l’unique colo de 18 jours que de gagner au loto ou inversement?

 

Est-ce ainsi qu’ASF Vacances entend « mieux répondre aux attentes des familles et assurer une répartition plus équitable des places disponibles » ?

 

Comment les familles vont-elles faire pour trouver une solution de garde pour le reste des vacances pour leurs enfants quand les colos ne font plus que 12 jours ? Et à quel coût ?

 

Quant aux réservations, scindées en deux jours pour, soit disant fluidifier l’inscription et donner plus d’équité et de souplesse (sic), même constat de dysfonctionnement du site que pour les séjours famille.

Comme chaque année depuis la mise en place du nouveau système de réservation, impossible de se connecter, placement en salon d’attente avec des durées prévisionnelles totalement aléatoires pouvant afficher plusieurs heures d’attente !

Quand on arrive à se connecter après un nombre incalculable de tentatives (il faut avoir pris sa demi journée de congés ou avoir un chef de service compréhensif), toutes les colos choisies par nos enfants sont déjà complètes.

Et, c’était sans compter sur la nouveauté 2026 : le bug pour les fratries !

Une fois le premier enfant inscrit, un message d’erreur indique qu’ « un dossier a déjà été créé pour cette période. Merci de prendre contact avec le service relation clientèle pour plus d'informations. »

Et il devient impossible d’accéder aux colos pour les autres enfants de la fratrie.

Impossible également d’avoir quelqu’un d’ASF au téléphone le jour des réservations.

Il a fallu passer une journée entière le lendemain pour obtenir enfin un contact téléphonique et une inscription là où il restait de la place (bien sûr pas dans « la » colo 18 jours proposée au départ de Lyon) ! Là encore, il a fallu poser une journée de congés ou avoir un chef de service particulièrement compréhensif pour passer sa journée au téléphone…..

Cerise sur le gâteau, avec une inscription par téléphone, pas de possibilité de payer en plusieurs fois comme offert aux chanceux qui ont pu accéder à une réservation 1er servis ! La triple peine !

 

Pour rappel, 170 000 € ont été dépensés en 2025 par l’ASF VACANCES pour des audits lancés suite aux dysfonctionnements des inscriptions et à la cyberattaque dont elle a été victime.
Pour autant, nous constatons que le site internet d’ASF VACANCES n’est toujours pas en mesure de supporter des connexions simultanées ni à grande échelle, ni à moyenne échelle.

Ce système du « 1er arrivé 1er servi », n’a rien de social et montre encore une fois qu’il crée des inégalités et un déséquilibre dans l’accès aux prestations, notamment de par les disparités d’accès au réseau internet à travers le pays.

 

Solidaires Finances défend des séjours réellement choisis et non contraints par les coûts, les connexions, la domiciliation ou encore la composition familiale.

Nous relayons également l’inquiétude des parents qui ont leur enfant inscrit sur une colonie à Chypre cet été et qui n’ont reçu aucune information de la part d’ASF sur la sécurité sur place et sur les éventuelles solutions de repli pour ces enfants. Nous sommes à moins de trois mois du départ !

Il serait quand même légitime qu’ASF donne de l’information aux parents concernés.

 

Nous redemandons également avec forte insistance qu’un numéro d’appel d’urgence fonctionnant 24h/24 apparaisse sur le site d’ASF vacances, permettant aux parents de joindre une personne référente en cas de problème ou d’urgence lors des colonies de vacances.

C’est consternant qu’après les problèmes intervenus l’année dernière, rien n’a évolué sur ce sujet !

 

Autre sujet, une note d’orientation pour l’action sociale locale 2026 a été adressée aux présidents de CDAS.

A la demande de Solidaires Finances, il a été rajouté le rôle des CDAS et leur autonomie.

Nous rappelons que ce ne sont pas les responsables régionaux qui décident des actions locales. Ce sont bien les membres des CDAS.  Nous en reparlerons lors de cette réunion, notamment concernant le Noël 2027.

 

Solidaires Finances a également demandé à ce que la liste des référentes et référents thématiques régionaux soit jointe à la note d’orientations ou soit fournie à chaque CDAS. Ces collègues doivent également pouvoir intervenir lors des CDAS. 

Nous la réclamons donc nous aussi au niveau local.

 

Enfin, nous alertons une énième fois sur l’urgence impérieuse de recruter un médecin du travail, une infirmière du travail et une seconde assistante sociale sur notre département. Deux ans que nous n’avons plus de médecin et que la charge de travail se reporte très lourdement sur les autres acteurs sociaux, eux-mêmes déjà surchargés dans un département ou le coût de la vie et les difficultés de logement génèrent déjà une sur-sollicitation de nos acteurs sociaux. Veiller à la santé de nos acteurs sociaux est une priorité pour qu’eux-mêmes puissent ensuite exercer leurs missions dans de bonnes conditions auprès des agents du département.

Nous tirons la sonnette d’alarme, la Haute Savoie a besoin de manière urgente d’un médecin, d’une infirmière et d’une seconde assistante sociale.