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Madame,
Cette liminaire va être longue, à la hauteur de l’ordre du jour encore une fois pléthorique de cette formation spécialisée et de ses 10 points à l’ordre du jour affichés.
Oui, affichés, parce que la réalité c’est 13 points à l’ordre du jour, mais vous avez regroupé, sous un même point les projets d’évolution des implantations de 3 services différents et sous un même autre point les fiches de signalement et les fiches RSST, sans doute dans un souci de ne pas afficher un ordre du jour que vous savez pertinent bien trop chargé pour pouvoir être apuré lors de la séance d’aujourd’hui, surtout au vu de l’importance des sujets à évoquer.
Nous le ré-affirmons aujourd’hui, vous ne nous ferez pas traiter des sujets aussi importants au pas de course pour que votre case dialogue social soit cochée, nous voulons un véritable dialogue social de qualité.
Nous entendons pouvoir débattre et être entendus sans être pressés parce qu’il faut passer au point suivant. La santé, la sécurité et les conditions de travail des agents méritent autre chose qu’une réunion à la va-vite parce que surchargée.
Nous sommes aujourd’hui en seconde convocation après le boycott de la séance de la semaine dernière.
S’il ne fallait qu’une seule raison à ce boycott, cela serait l’état du dialogue social à la DDFIP 74, mais malheureusement, il n’y a pas que cela, il y a pléthore de raisons :
- un dialogue social de nouveau dégradé, avec une direction sourde au mal être des agents que nous faisons remonter, une direction qui ne daigne pas répondre aux lettres ouvertes adressées par ses agents (ben oui, les agents ont eu le mauvais goût d’exprimer leur mal être pendant les vacances, d’été ! La prochaine fois, chers collègues, si vous souhaitez une réponse plus rapide, soyez gentil d’exprimer votre mal être en dehors des vacances scolaires!), une directrice qui filtre l’appel d’urgence de la secrétaire de la FS pour un collègue en grande difficulté, de nombreuses relances par mail pour réussir à obtenir une réponse à nos interpellations etc …..
- une direction qui refuse de discuter : la nouvelle note sur les remboursements de frais soulève de nombreuses interrogations et difficultés pratiques qui n’ont pas été anticipées et prévues par la note. Les représentants du personnel solidaires avaient sollicité un groupe de travail avec la direction sur ce sujet qui a refusé à deux reprises nos demandes. Nous avons une nouvelle fois exposé mi septembre directement à la directrice ces difficultés pratiques et l’importance de les régler en amont plutôt que de laisser les agents démunis face à une note qui mérite des éclaircissements. Si la direction a bien noté qu’il y avait effectivement un vrai sujet, elle n’a toujours pas montré son intention d’aborder le sujet avec les représentants du personnel.
A l’heure où les déplacements sont un véritable enjeu pour le pouvoir d’achat des agents au vu des prix des carburants, particulièrement dans le département de la Haute Savoie, mal desservi par les transports en commun, nous notons encore une fois une absence de volonté de dialogue et d’écoute sur un sujet très impactant pour les collègues, notamment pour les nomades.
- de nouveau une dérive des procès verbaux de l’instance avec un procès verbal de la séance exceptionnelle du 29/06/2026 à laquelle participait l’inspection du travail, censuré et expurger de tout ce qui pourrait mettre la direction dans une position délicate. Heureusement que les représentants du personnel demandent l’enregistrement des séances pour que la vérité soit rétablie.
Sur des sujets aussi graves, la censure n’est pas acceptable. Les PV doivent être fidèles aux débats. Nous avions pourtant obtenu une réelle amélioration sur ce sujet sur les séances précédentes, mais le naturel semble toujours revenir au galop. Même sur les PV, la confiance est de nouveau rompue.
- les annonces du NRP2 avec la suppression de quatre services (cdif Bonneville, Trésorerie de la Roche, SGC Annemasse, SIP Annemasse), annonces brutales qui ont généré chez les collègues beaucoup de stress et d’inquiétudes quant à leur avenir.
Il y en avait donc, des raisons de montrer notre désaccord en ne siégeant pas en première instance.
Parmi les points à l’ordre du jour de la séance d’aujourd’hui, figure un sujet encore d’actualité : les fortes chaleurs de cet été et le retour d’expérience sur les mesures mises en place par la direction.
La canicule n’est pas un simple aléa climatique : elle expose les agents à des risques majeurs pour leur santé, accentue la fatigue, dégrade les conditions de travail et augmente les situations de danger, en particulier lorsque les organisations ne sont pas adaptées.
Des risques liés aux conditions météorologiques, c’est la chaleur qui représente le risque le plus élevé en matière de santé et de sécurité au travail. Les risques pour la santé sont l’hyperthermie (température corporelle élevée), la syncope (étourdissements/évanouissements), l'altération de la fonction rénale, la déshydratation et les troubles neurologiques. La santé mentale peut également être atteinte du fait du stress et de l’anxiété que peuvent générer ces situations.
En application des articles L4121-1 et L4121-3 du code du travail, tout employeur a l’obligation de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs et d’évaluer les risques pour leur santé et sécurité. Dans l’évaluation des risques l’employeur doit donc prendre en compte les conditions thermiques du lieu de travail, afin de mettre en place des mesures de prévention adaptées.
Par ailleurs au-delà des mesures générales il est nécessaire que l’employeur apporte une attention particulière aux personnes vulnérables comme les femmes enceintes, les personnes atteintes de maladies chroniques. Il doit donc avoir une approche genrée dans l’évaluation de ce risque comme pour tous les autres risques professionnels.
Le fait que le droit ne fixe pas de température maximale, au-delà de laquelle on ne peut travailler, est bien pratique pour laisser les salariés travailler dans des conditions comportant des risques élevés pour la santé. Pourtant, les chercheurs ont déterminé des seuils. Ainsi, l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) considère qu’il faut exercer une vigilance particulière lorsque les températures dépassent 28°C pour un travail physique et 30°C pour une activité de bureau, et que la température associée au confort thermique se situe entre 23° et 26°C en période estivale pour le travail de bureau.
Dans notre département, nous avons relevé jusqu’a 36 degrés dans les bureaux l’après-midi. Ce n’est pas acceptable surtout sur de longues durées. Plusieurs agents nous ont fait part de maux de tête, de sensation de malaise.
Il a encore une fois fallu interpeller la direction pour que certains chefs de services se décident à mettre en place les adaptations d’horaires. Ce n’est pas acceptable !
Il n’est pas normal qu’encore 35 % des services déclarent ne pas avoir assez ou ne pas avoir du tout de ventilateurs, il n’est pas normal que plus de 33 % des services n’aient pas proposé l’adaptation des horaires de travail, que seulement 2,70 % des agents aient pu bénéficier des ASA garde d’enfant et que seulement 5,41 % des agents aient pu bénéficier des ASA agents vulnérables.
Sans doute par défaut d’information comme pour les possibilités d’augmentation des jours de télétravail pour lesquels nous avions dénoncé la communication du bout des lèvres de la part de la direction !
Il est impératif de mettre en place une communication qui fonctionne avec une juste et complète information pour les agents.
Et que dire du mail du 29/06 proposant la possibilité de travailler dans la salle de réunion du rez de chaussée rue de la gare, sans aucune indication des modalités (de réservation de la salle, de disponibilité de la salle, du nombre de personnes pouvant être accueillies, des modalités d’accès aux agents extérieurs du site qui n’ont pas de badge, des modalités de remboursement entre la résidence administrative et la rue de la gare, etc….), sachant de plus, qu’il s’agit d’un site sans parking. Fallait-il que les agents payent de leur poche les transports en commun pour pouvoir aller travailler quelques heures au frais ?
Il s’agissait bien évidemment pour la direction de cocher la case demandée par la direction générale de mettre à disposition des agents un lieu rafraîchi, mais encore une fois, sans aucune organisation mise en place.
Et le résultat est sans appel : une seule agente est venue 2 fois. Un franc succès !
Et pour les agents qui ne travaillent pas à Annecy, et bien rien de prévu, supportez chers collègues ces canicules à répétition …..
Ces épisodes de chaleurs intenses sont voués à se multiplier et il va falloir trouver des solutions.
Nous exigeons le respect de la notion de « confort thermique » qui, selon l’INRS permet à une personne de maintenir, dans ces conditions, son équilibre thermique en utilisant un minimum d’énergie pour lutter contre le froid ou le chaud. À savoir pour le travail de bureau, une température entre 23° et 26°C en période estivale.
Ce sont encore une fois les représentants solidaires qui ont sollicité la direction cet été pour qu’elle fasse faire des devis afin de climatiser une ou deux salles par site grâce au budget de la formation spécialisée (salle de réunion, salle de cantine) en privilégiant, pour commencer les sites de Thonon et Sallanches qui n’ont aucun espace rafraîchi et se trouvent bien loin de la fameuse salle climatisée de la rue de la gare. Mais encore une fois, les devis tardent, les représentants du personnel sont obligés de chercher eux-mêmes des professionnels qui pourraient faire des devis (et si nous en trouvons, c’est que la direction peut elle aussi trouver ; alors nous nous demandons pourquoi quand il s’agit d’une proposition des représentants du personnel, c’est si compliqué d’obtenir des devis….).
Mais ce n’est qu’un début. Maintenant, il faut
- recenser les ventilateurs pour que chaque agent puisse en avoir un,
- que soient diffusées à chaque agent par mail les facilités prévues en cas de fortes chaleurs et en cas de canicules
- que ces facilités soient réellement appliquées dès la vigilance jaune comme le prévoit les textes et pas seulement en cas de vigilance orange comme l’applique la direction
- des mesures d’allègement de la charge de travail, mesure facile et rapide à mettre en place, prévue dans la fiche repère du Ministère mais absente de la note DGFiP
- qu’en cas d’absence d'accès à un endroit climatisé permettant de soulager temporairement les agents, la direction prévoit l’attribution d’autorisations spéciales d’absence et la fermeture des établissements non climatisés lorsque la température intérieure dépasse les 30 °C
- la mise en place d’un plan de long terme de rénovation thermique (isolation, ventilation, protections solaires extérieures, …) et de végétalisation des bâtiments de la DGFiP,
- la prise en compte des conditions climatiques dans les projets de densification des bâtiments (parce qu’en supprimant un site domanial où les agents bénéficiaient d’un système de rafraîchissement d’air pour les entasser sur un autre site non climatisé, vous allez à l’encontre de votre obligation prévue aux articles L4121-1et L4121-3 du code du travail, de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs.)
- la mise en place de mesures adaptées aux personnes vulnérables comme les femmes enceintes, ou les personnes atteintes de maladies chroniques.
Parmi les points à l’ordre du jour, figure la présentation des résultats de l’observatoire interne à la DDFIP Haute Savoie.
Comme chaque année, l’administration tente de retenir quelques indicateurs en hausse pour présenter l’Observatoire Interne sous un jour favorable. Pourtant, derrière les éléments de langage et les communications rassurantes, les résultats 2026 dressent un constat sans appel : les agentes et les agents continuent de payer le prix des restructurations permanentes, des suppressions d’emplois et de l’obsession budgétaire.
D’ailleurs en 2025 et 2026, les multiples suicides et tentatives de suicide - partie émergée de l’iceberg de la souffrance au travail - montrent que tout ne va pas bien à la DGFiP !
Cette année, le taux de participation en Haute Savoie s’élève à 51 %, (en augmentation de 5 points par rapport à 2025), mais il reste encore inférieur de 4 point au taux de participation national.
Le faible taux de participation de la sphère contrôle fiscal et SPL montre à quel point ces agents sont désabusés et ne voient même plus l’intérêt de répondre à des enquêtes où la direction arrive ensuite à se féliciter d’avoir 28 % de motivés, alors que cela montre surtout 72 % qui ne le sont pas ou encore d’avoir 5 % d’heureux, soit 95 % qui ne le sont pas !
Voilà pourquoi , même avec des messages de relance et une augmentation du délai pour répondre à l’enquête, la moitié des agents ne veulent même pas entendre parler de cet observatoire interne.
La parole des agents est pourtant claire. Reste à savoir si la Direction est prête à l’entendre. Rien n'est moins sûr !
Fatigués, désabusés… mais toujours debout
L’administration se félicitera sans doute de la progression du nombre d’agents se déclarant motivés (28%) ou confiants (14%), mais soyons réalistes, seulement 14 % de confiants, 10 % d’enthousiastes et 5 % d’heureux, les chiffres sont tellement mauvais, il ne faut pas s’en venter loin de là .
Et comment passer sous silence les chiffres les plus marquants ?
- 34 % des agents se déclarent fatigués (chiffre équivalant à 2025);
- 29 % se déclarent désabusés (en hausse de deux points)
Autrement dit, les deux sentiments dominants à la DGFiP restent la fatigue et le désenchantement.
Pour Solidaires Finances Publiques, ces chiffres ne tombent pas du ciel. Ils sont le résultat direct des milliers d’emplois supprimés , des restructurations incessantes, des fermetures de services, des déménagements imposés et de l’augmentation continue des charges de travail.
Pendant que l’administration parle de modernisation, les agents parlent d’épuisement.
Et plus de la moitié des agents rejettent la direction prise par la DGFiP
Voilà sans doute le chiffre le plus politique de cette enquête.
À la question : « Ma direction évolue dans le bon sens », seuls 29 % des agents répondent positivement. À l’inverse, 56 % déclarent que leur direction n’évolue pas dans le bon sens.
L’administration ne peut plus prétendre que ces réformes sont acceptées. Les chiffres démontrent exactement le contraire.
La charge de travail : le sujet que la direction refuse toujours de traiter
Depuis des années, Solidaires Finances Publiques alerte sur l’explosion des charges de travail.
L’Observatoire confirme une nouvelle fois cette réalité :
- seulement 42 % des agents considèrent que la charge de travail est correctement répartie dans leur service ;
• seuls 53 % se déclarent satisfaits de leur charge de travail.
Autrement dit, près d’un agent sur deux estime que le travail est mal réparti ou excessif.
Et comment pourrait-il en être autrement lorsque les suppressions d’emplois se poursuivent année après année alors que les missions, elles, augmentent et se complexifient et que de nouvelles sont confiées à la DGFiP.
La véritable question n’est plus de mesurer le malaise. Il est désormais documenté, connu et reconnu. La question est : quand la Direction agira-t-elle enfin ?
Stress au travail : une légère amélioration qui ne doit pas masquer la réalité
L’Observatoire 2026 indique une petite diminution du niveau de stress déclaré par les agents cette année. La note moyenne attribuée au stress lié au travail passe ainsi de 6,5 sur 10 en 2025 à 6 sur 10 en 2026.
L’administration y verra sans doute un motif de satisfaction. Pourtant, un niveau de stress évalué à 6 sur 10 demeure particulièrement élevé. Surtout, cette évolution doit être rapprochée d’autres résultats de l’enquête : 34 % des agents se déclarent fatigués, 29 % désabusés, et seuls 42 % estiment que la charge de travail est correctement répartie dans leur service.
Autrement dit, si le stress recule légèrement, les causes profondes de la dégradation des conditions de travail restent bien présentes. La surcharge de travail, les réorganisations permanentes et le manque de reconnaissance continuent d’alimenter une usure professionnelle que les chiffres de l’Observatoire mettent une nouvelle fois en évidence.
En outre, seuls 39 % des agentes et des agents du département connaissent l’existence du plan de prévention pour l’amélioration des conditions de travail et la prévention du risque suicidaire, 7 point en retrait de la totalité des répondants à la DGFIP . Là encore la DGFiP a souhaité ce plan au rabais mais elle n’en fait qu’une promotion confidentielle.
Pour Solidaires Finances Publiques, la baisse minime du stress ne saurait donc masquer l’essentiel : les personnels demeurent confrontés à des conditions de travail dégradées et attendent des réponses concrètes sur les effectifs, la charge de travail et la reconnaissance professionnelle.
Reconnaissance : les beaux discours ne suffisent plus
L’enquête montre une légère amélioration des indicateurs liés au management.
Tant mieux pour les encadrants de proximité qui, souvent, tentent eux aussi de faire tenir les services malgré le manque de moyens. Leur charge de travail s’accroît aussi de façon inquiétante et beaucoup reposent sur leurs épaules.
Mais les chiffres révèlent surtout une autre réalité :
- seulement 45 % des agents se sentent reconnus et valorisés dans leur travail ;
- seulement 29 % sont satisfaits de leur rémunération ;
- seulement 35 % sont satisfaits de leurs possibilités d’avancement ;
- seulement 31 % considèrent que les promotions reposent sur des critères objectifs.
Le décrochage par rapport aux résultats nationaux en matière de reconnaissance et de rémunération (-4 points et -6 points) interpelle.
Comment parler de reconnaissance quand deux agents sur trois jugent leur rémunération insatisfaisante ? Comment parler d’attractivité quand les perspectives de carrière sont aussi mal évaluées ? Comment demander toujours plus aux personnels sans leur donner les moyens, les effectifs et la reconnaissance qu’ils méritent ?
Et que dire des contractuels du département dont les indicateurs d’engagement sont tous en retrait, et même en fort retrait avec moins 18 points sur l’item de la motivation au travail, moins 13 points sur leur optimisme sur leur avenir au sein de la direction et moins 7 point sur leur fierté de travailler pour cette direction.
Là encore, cela démontre que dès que les contractuels commencent à avoir quelques années d’ancienneté, la désillusion apparaît !
Il n’y a pas de quoi pavoiser !
Alors, comment ne pas vous alerter pour la énième fois sur les suppressions d’emplois, les restructurations permanentes, l’explosion des charges de travail, la perte de sens des missions, les méthodes de management délétères, la destruction progressive des collectifs de travail et les risques psychosociaux. Depuis des années, vous écoutez, au mieux poliment… mais sans jamais changer de cap.
L’observatoire interne 2026 illustre parfaitement ce déni.
Les sentiments dominants à la DGFiP demeurent la fatigue et le désenchantement.
Voilà votre véritable bilan.
Pendant que vous parlez de modernisation, les agents parlent d’épuisement.
Pendant que vous célébrez la transformation, les personnels subissent les suppressions d’emplois.
Pendant que vous vantez l’accompagnement du changement, les collectifs de travail explosent.
Pendant que vous diffusez des éléments de langage, les agents encaissent les conséquences délétères de vos décisions.
Ce n’est pas une fatalité. Ce sont des choix politiques et administratifs.
Le travail, est devenu pour trop d’agents une source de souffrance, d’épuisement et parfois de désespoir.
Vous œuvrez méthodiquement à la déstructuration et à la fragilisation de notre administration. Service après service. Mission après mission. Implantation après implantation.
Et les conséquences dépassent largement la seule DGFiP.
Lorsque l’État abandonne les territoires, lorsqu’il ferme les services publics, lorsqu’il éloigne les administrations des citoyens, il nourrit la défiance démocratique. Ce constat est désormais largement documenté. Pourtant, vous poursuivez inlassablement la même politique, comme si les faits n’avaient plus aucune importance.
Les représentants des personnels sont aujourd’hui profondément en colère.
Nous sommes en colère parce que nous répétons les mêmes alertes depuis des années sans être entendus.
Nous sommes en colère parce que les drames continuent pendant que l’administration poursuit exactement la même politique.
Nous sommes en colère parce que les collègues méritent mieux qu’une succession de plans de communication et de réformes imposées.
Chaque suppression d’emploi, chaque restructuration imposée, chaque fermeture de service, chaque situation de management toxique engage désormais votre responsabilité.
Bonjour,
Cette newsletter pour vous inciter à participer massivement au mouvement de grève unitaire du 29 septembre.
Parlez en autour de vous...
La liste des raisons ne cesse de s'allonger pas plus tard que ce matin lorsque l'on apprend que le projet budgétaire nous priverai pour la 4ieme année consécutive d'une augmentation du point d'indice. Nous approchons des 30% de perte de pouvoir d'achat cumulée depuis 20 ans c’est de facto 22.5 % de perte sur les retraites pour ceux qui partent maintenant. Et en plus on leur annonce un potentiel gel de l'indexation de ces dernières sur l'inflation, double peine...
L’État est une employeur méprisant et schizophrène qui maltraite ses employés tout en louant leur engagement au quotidien (Personnels soignants, hôpitaux, police, justice...)
L’État employeur c'est à lui seul 20% des effectifs des travailleurs au plan national soit 5.8 millions de travailleurs.
L’État employeur c'est celui qui positionne aujourd'hui plus d'un million des ses employés en dessous du SMIC soit en dessous de 1477,93 € net par mois....c'est celui qui maintient la catégorie C dans la précarité il faut 19 ans d'ancienneté pour acquérir un indice permettant de dépasser le SMIC (Hors prime)
L’État employeur c'est celui qui positionne ses cadres A en début de carrière à 105 € au dessus du SMIC.
L’État employeurs c'est celui qui entretient et aggrave les risques psychosociaux par une pression constante sur les objectifs, celui qui décline un management toxique.
Vous rajoutez à cela les décisions politiques prises marquées d'une injustice sociale flagrante, il est tant que nous nous levions unitairement ce 29 septembre.
Je profite de cette newsletter pour vous informer que Solidaires Finances Publiques 74 a été reçu par la DDFIP mardi dernier en bilatéral (Christine Goumelon et Philippe BERTOSSI / Mme Guyader, M Delage et Mme Bonato)
Cet échange avait pour objet de faire un point sur des sujets divers et s'exprimer sur la qualité du dialogue social dans le département. Nous avons bien entendu fait part de notre vif mécontentement sur la qualité de ce dernier.
Nous aurons l'occasion d'expliciter dans un prochain bulletin mensuel et lors de notre tournée d'heures mensuelles que nous préparons et animerons à partir du 9 novembre.
D'ici là le 29 soyez dans la contestation, partagez cette newsletter avec vos collègues et si l'envie vous en prend, n'hésitez pas à participer aux rassemblements qui se tiendront à proximité de chez vous.
TOUS EN GRÉVE LE 29 SEPTEMBRE 2026
Dans son rapport d’activité 2025, la DGFiP affirme vouloir « entretenir la force du collectif » et met en avant la vigilance accrue portée aux situations de détresse au travail. À première vue, le constat semble lucide : l’administration reconnaît l’existence d’« événements graves », évoque les risques psychosociaux et insiste sur la nécessité d’un climat de confiance.
Mais derrière cette communication institutionnelle soigneusement calibrée, une question demeure : pourquoi les agentes et les agents vont-ils si mal ?
Une souffrance reconnue… mais en évitant de nommer les maux !
Le texte accumule les références - risques psychosociaux, santé mentale, détresse, veille sociale, prévention, écoute. Pourtant, il évite soigneusement de nommer les causes structurelles de cette dégradation des conditions de travail.
Sans grande surprise, les suppressions massives d’emplois, les restructurations permanentes, les fermetures de services, l’augmentation des charges de travail, les difficultés de toutes et tous de faire plus avec moins , la pression des indicateurs, et la perte de sens du travail que cela entraîne ne sont pas évoquées.
La souffrance est reconnue, mais elle est présentée comme un phénomène abstrait, presque naturel, une difficulté individuelle des agents et des agentes à gérer leur quotidien professionnel, déconnectés des politiques menées depuis des années à la DGFiP.
Comme souvent dans ce type de communication directionnelle, on traite les conséquences sans jamais interroger les décisions qui les produisent.
Le règne du langage techno !
Le texte multiplie les formulations institutionnelles : « chacun trouve sa place », « disponibilité mutuelle», «climat de confiance», «valorisation des vecteurs d’expression».
Un vocabulaire technocratique, lisse mais qui nous lasse, et surtout qui est bien éloigné de la réalité des services. Les collectifs de travail sont toujours plus fragilisés avec des équipes réduites, une mobilité forcée, des outils managériaux qui mettent les collègues en concurrence (évaluation individuelle, mutations au choix et au fil de l’eau), des restructurations incessantes, un éclatement des missions et un isolement professionnel accru.
La contradiction est flagrante : on célèbre la « force du collectif » alors même que les politiques mises en œuvre ne cessent de l’affaiblir.
Une responsabilité renvoyée aux individus
Le rapport d'activité insiste enfin sur la formation des cadres à la détection des signes de détresse et sur la « disponibilité mutuelle». Bien sûr, l’écoute et l’attention humaine sont indispensables. Mais présenter la prévention principalement sous l’angle du repérage individuel pose problème.
La souffrance au travail ne relève pas seulement d’un déficit d’attention ou d’une difficulté de communication entre collègues. Elle est le produit d’une organisation du travail dégradée par des années de restrictions budgétaires et de réformes permanentes.
Former les encadrants à détecter les signaux faibles ne remplacera jamais :
- des emplois,
- des services de proximité,
- des collectifs stables,
- et des missions exercées dans des conditions dignes.
Derrière les mots, une réalité persistante
Le rapport d’activité cherche manifestement à montrer une administration attentive et responsable. Mais à force de parler de « climat », de « vigilance » et « d’accompagnement », il finit surtout par contourner l’essentiel : les choix politiques et organisationnels qui détériorent les conditions de travail des agentes et agents.
À force d’accumuler les observatoires et les indicateurs, l’administration donne parfois le sentiment de documenter la souffrance davantage qu’elle ne cherche à la faire disparaître. D’ailleurs, le plan d’amélioration des conditions de travail et de prévention des risques suicidaires en est un exemple criant.
Les personnels n’attendent pas uniquement des discours sur la bienveillance ou des dispositifs de veille sociale. Ils attendent des actes concrets car la force du collectif ne s’entretient pas avec des éléments de langage. Elle se construit avec des moyens humains, du sens au travail, des conditions de travail améliorées, et le respect des agentes et agents qui font vivre le service public au quotidien.
Depuis le 1er janvier 2026, ce sont encore quatre suicides et seize tentatives qui viennent alourdir un bilan déjà dramatique. Les données consolidées pour 2025 ont par ailleurs été réactualisées : 19 suicides et 26 tentatives sont désormais comptabilisés.
Face à cette situation alarmante, la Présidente de la FSR a rappelé que la priorité demeurait la prévention.
Or, dans le 74, quand nous alertons la direction sur la souffrance au travail, même quand ce sont les acteurs du service santé social qui alertent, la réponse de la direction est qu’il est urgent d’attendre, urgent de procrastiner, mais certainement pas urgent de tout mettre en œuvre pour que les agents viennent au travail sans avoir la boule au ventre !
Les représentants Solidaires finances publiques ne baisseront pas les bras et continueront d’utiliser tous les outils et moyens à leur disposition pour veiller à ce que l’article L421-1 du code du travail, reprise à l’article 2-1 du décret 82-453 soit respectée, à savoir que les chefs de services sont chargés de veiller à la sécurité et à la protection de la santé des agents placés sous leur autorité.
Et les représentants solidaires finances publiques rappellent que
Pour se faire, il faudrait déjà que la direction honore enfin ses engagements de respect de transmission au fil de l’eau,
Nous revenons également encore une fois sur l’augmentation individualisée du recours au télétravail dans le contexte de hausse des prix des carburants.
Nous vous avions interpellé lors du CSAL du 02/06/2026 en indiquant que le message diffusé sur Ulysse 74 ne fait que rappeler les dispositifs tels que la prime carburant, l'aide au financement des abonnements domicile-travail, et le forfait mobilité durable, en passant allègrement sous silence les modalités d’augmentation possible du télétravail pour les agents qui doivent utiliser leur véhicule pour venir travailler.
Vous nous avez répondu que les possibilités d’augmentation individualisée du recours au télétravail ont été portées à la connaissance des agents du département dès le 11 mai par publication sur l'intranet départemental de la circulaire du ministre de l'action et des comptes publics, datée du 5 mai 2026, relative à l’adaptation des modalités de travail et de déplacements professionnels des agents de l’État dans le contexte de hausse du coût des carburants.
Et bien il fallait oser !
NON NON NON, la circulaire n’a pas été publiée. Dans le message du 11 mai que vous évoquez, il y a juste un lien vers la circulaire (cliquera, cliquera pas, sûr que les agents débordés n’iront pas cliquer sur une énième circulaire) et surtout aucune information explicite indiquant que cette circulaire permet de bénéficier d’une augmentation du télétravail !
La circulaire prévoit que : « Pour les agents dont les fonctions le permettent, les chefs de service veilleront à réexaminer dans les meilleurs délais les organisations de travail afin d’identifier les
possibilités d’augmentation individualisée du recours au télétravail. Vous veillerez à la bonne diffusion de ces orientations dans l’ensemble de vos services et à leur mise en œuvre rapide, dans un souci de proportionnalité et d’adaptation aux contraintes de chaque mission ».
Alors, vous êtes vous conformé à la circulaire ? Avez-vous réexaminé dans les meilleurs délais les organisations de travail afin d’identifier les possibilités d’augmentation individualisée du recours au télétravail ?
Combien d’agents du 74 ont pu bénéficier d’une augmentation de leurs nombres de jours de télétravail dans notre département où nous sommes déjà en dessous de la moyenne nationale en la matière ?
Vous connaissez les difficultés financières des agents du 74 lié au coût de la vie dans notre département, nous sommes effarés et déçus de voir qu’une mesure simple à mettre en place et qui pourrait soulager un peu les agents ne soient même pas portée par la direction. Encore des mots, toujours des mots, rien que des mots ….
Pour terminer, nous avons été interpelés par des collègues qui se sont émus de ne plus avoir de correspondant handicap depuis le départ de Mme Ruscica.
Effectivement, l’annuaire sur Ulysse 74 n’est pas à jour et ils sont inquiets et déstabilisés quand à l’accompagnement des agents malades chroniques et des travailleurs en situation de handicap du département, n’ayant eu à ce jour aucune réponse à leur demande visant à être informé de l’identité du nouveau correspondant et ce alors que nous déplorons déjà l’absence d’un médecin de prévention.
Nous vous demandons donc de bien vouloir publier le plus rapidement possible en première page Ulysse le nom du ou de la nouveau/elle correspondant(e) Handicap du département.
En liminaire de ce CSAL, plusieurs sujets doivent être abordés :
En premier lieu nos salaires :
La revalorisation du SMIC au premier juin entraîne un nouveau tassement des grilles par le bas, portant au total à plus d'1 million le nombre de fonctionnaires percevant une indemnité différentielle dans la Fonction Publique !
En dépit de nos nombreuses alertes, le gouvernement n’a pas annoncé de mesure générale de revalorisation du point d’indice de rémunération des fonctionnaires.
D’ores et déjà 356 000 agent·es perçoivent une indemnité différentielle pour ne pas être rémunéré∙es en dessous du SMIC. En confirmant la hausse du SMIC au 1er juin, les 10 premiers échelons de la grille C1, les 7 premiers échelons de la grille C2, les 3 premiers échelons de la grille C3, les 5 premiers échelons de B1, les 2 premiers échelons de B2, ainsi que les élèves fonctionnaires des corps de catégorie A, passeront sous le niveau du Smic. Des centaines de milliers d’agent·es, a minima plus de 700 000, seront une nouvelle fois rattrapé∙es par le minimum légal et se verront privé∙es de perspective d’évolution de carrière.
Ce nouveau tassement des grilles n’est pas acceptable. L’indemnité différentielle ne peut pas tenir lieu de politique salariale, elle masque temporairement le problème sans le régler tout en accélérant l’écrasement des carrières, niant les qualifications, l’expérience professionnelle et le principe même de carrière. Elle ne pourra pas être prise en compte pour le calcul des pensions.
Dans le même temps, la perte de pouvoir d’achat liée au décrochage du point d’indice se poursuit malgré les revalorisations de 2022 et 2023 et l’attribution de 5 points d’indice au 1ᵉʳ janvier 2024. Ces mesures n’ont jamais permis de compenser l’inflation.
De plus, la non-reconduction pour la deuxième année consécutive de la garantie individuelle de pouvoir d’achat a supprimé les éléments de compensation pour des dizaines de milliers d’agent∙es, souvent en fin de carrière, dont le traitement reste bloqué.
En continuant à refuser toute mesure générale et immédiate de revalorisation indiciaire, en laissant les grilles se faire rattraper par le SMIC, en réduisant les droits et garanties, le gouvernement alimente une exaspération profonde et une paupérisation inquiétante des fonctionnaires.
Dans notre département ou le coût de la vie est extrêmement élevé, les agents subissent de plein fouet la diminution chaque année de leurs revenus entamés par l’absence de revalorisation et l’inflation continue.
En second lieu, le coût exhorbitant du carburant :
Dans le contexte de la hausse des coûts des carburants, le ministre de l'action et des comptes publics a diffusé le 5 mai 2026 une circulaire relative à l'adaptation des modalités de travail et de déplacements professionnels des agents de l'État.
Il y est précisé que pour les agents dont les fonctions le permettent, les chefs de service veilleront à
réexaminer dans les meilleurs délais les organisations de travail afin d’identifier les possibilités d’augmentation individualisée du recours au télétravail.
Or, le message diffusé sur Ulysse 74 ne fait que rappeler les dispositifs tels que la prime carburant, l'aide au financement des abonnements domicile-travail, et le forfait mobilité durable, en passant allègrement sous silence les modalités d’augmentation possible du télétravail pour les agents qui doivent utiliser leur véhicule pour venir travailler.
Un message parlant du dispositif a bien été envoyé aux chefs de service le 11 mai mais d’après nos remontées des services, n’a pas été rerouté aux agents dans un grand nombre de services.
Il n’est pas normal que cette information ne soit pas mise à la disposition de tous, que ce soit par un mail à tous les agents ainsi que par une information complète sur Ulysse 74, surtout dans notre département mal desservi par les transports en commun, où les trajets domicile travail sont souvent longs, où le NRP a obligé les agents à prendre leur véhicule pour se rendre sur les sites éloignés de leur domicile et où les agents souffrent fortement du coût de la vie.
Nous réclamons que cette information soit diffusée aux agents en urgence. Cela fait déjà un mois qu’ils ne bénéficient pas du dispositif !
En troisième lieu, les emplois dans le département :
Lors du CSAL du 21 avril, nous avions déjà démontré que notre département avait perdu 71 emplois avec la nouvelle méthode de calcul, ce qui est énorme, mais nous étions encore loin du compte !
Les mouvements de mutations sont sortis fin avril et nous avons tous constaté que le 74 perdait encore 19 agents avec moins 3 A (9 départs pour 6 arrivées), moins 8 B (16 départs pour 8 arrivées), moins 8 C (11 départs pour 3 arrivées).
Mais ce n’est toujours pas fini, parce que sur les A stagiaires, c’est - 7 A avec l’arrivée de seulement 6 inspecteurs sur les 13 prévus initialement, et -7 B stagiaires, avec l’arrivée de seulement 34 contrôleurs stagiaires sur les 41 prévus initialement.
Et sur les 12 arrivées de C stagiaires, 5 étaient contractuels dans le département, soit moins 5 postes pourvus dans le département.
Au total, -22A, -27B, -7 C identifiés par la direction à minima jusqu’en mars 2027 , soit une perte sèche de 127 emplois par rapport à l’an dernier !
Jamais le département n’avait été dans un tel déficit d’agents et ce alors que la population ne cesse d’augmenter dans le 74 et corrélativement les charges de travail aussi.
La direction qui nous exprimait sa confiance dans la nouvelle méthode de calcul et d’affectation des emplois voit bien maintenant que Solidaires Finances Publiques avait raison en dénonçant ces nouvelles règles qui non seulement n’étaient qu’une suppression déguisée de tous les emplois non pourvus, mais qui, contrairement à ce qui avait été promis, ne prend pas en compte les spécificités des départements, leurs réelles charges et contraintes et ne garantit pas du tout, contrairement aux promesses faites, le nombre d’agents sensé être affectés.
Nous recommençons la valse des vacances d’emplois mais cette fois, à des taux jamais égalés !
La direction nous a annoncé sa méthode de gestion de la pénurie : obtenir de la DG des autorisations de recrutement de contractuels, saturer en stagiaire au mouvement 2027.
Mais pour Solidaires finances publiques, ce n’est pas la solution. Déjà, il va falloir attendre avril 2027 pour espérer voir arriver des renforts de stagiaires, mais cela ne va qu’alourdir encore les tâches des agents en postes qui vont devoir former de nouvelles salves d’agents dans des quantités impossibles à absorber et cela en sachant très bien, qu’au vu du coût de la vie dans notre département, les stagiaires repartiront dès que possible. C’est le tonneau des Danaïdes.
Et ce sont surtout les agents du 74 qui une fois de plus trinquent !
Tous les services sont en surcharges de travail, mais ça ne suffit pas à la direction générale, on nous enlève encore 22 A, 27B et 7C !
Nous tirons la sonnette d’alarme. A force de tirer sur la corde, il va finir par y avoir des drames !
La situation des emplois dans notre département est catastrophique !
Ce n’est pas en nous disant que les objectifs ne sont qu’une « balise » et que cela va retirer la pression aux agents.
Les divisions métiers continuent de donner leurs statistiques culpabilisantes, mettant en exergues les indicateurs en baisse par rapport à 2025, engendrant de la pression sur les agents pour toujours faire plus vite alors qu’il n’y a plus de personnel dans les services et qu’il faut en plus trouver le temps de former nos stagiaires !
Il nous faut des emplois, il faut arrêter la pression des objectifs et des statistiques alors que nous n’avons même plus les moyens de former nos jeunes.
Nous ne pouvons plus continuer à travailler dans ces conditions, c’est la santé des agents qui est en jeu !
- Terminons par le tableau de bord de veille sociale (TBVS) présenté aujourd’hui, enfin si nous avons le temps de terminer l’ordre du jour de cette demi-journée de réunion bien trop chargée qui donne toujours l’impression (mais ce n’est pas qu’une impression au bout du compte et ce n’est pas nouveau), que la direction cherche à expédier le dialogue social :
"Quand le travail est mal organisé, que les collectifs s'épuisent, que les managers sont laissés seuls face aux difficultés, c'est le service public lui-même qui se fragilise": la phrase n'est pas de nous, mais du nouveau Ministre de l'Action et des comptes publics David Amiel lui-même, en ouverture du colloque sur le thème "mieux travailler dans la fonction publique" organisé par la DGAFP le 31 mars dernier.
Solidaires Finances Publiques n'a de cesse de dénoncer l'organisation et les conditions de travail qui mettent à mal les collectifs et la santé des personnels.
Le TBVS présenté ce jour illustre parfaitement la détérioration des conditions de travail et de la santé des personnels.
Cela transparaît notamment au travers du nombre de fiches de signalement dans le 74 : nous sommes champions toute catégorie mais pas dans le bon sens !
Rapporté au nombre d’agent, nous sommes le 1er département (et de loin : au double du 2éme département qui comptabilise après nous le plus de fiches) pour le nombre de fiches totales sur 2025, premier département en nombre/agent de fiches externes (1,7 fois au-dessus du département juste après nous) et premier département en nombre/agent de fiche internes (trois fois plus que le département juste après nous), c’est énorme !
Ce qui démontre non seulement ce que vivent tous nos agents en contact avec le public au quotidien, la pression, les agressions, le stress mais aussi l’échec des organisations de travail et de certains types de management qui conduisent à l’explosion des fiches internes.
Le document que vous nous présentez aujourd’hui intitulé TBVS fiche d’analyse qualitative dresse un constat chiffré, certes, mais où sont l’analyse et les solutions proposées ?
Les SIP du département et la trésorerie amende sont en première ligne concernant les fiches de signalement externes. Il va peut-être falloir enfin aller plus loin que les simples constats et mettre en place des mesures permettant de limiter les risques d’agressions des agents d’accueil !
On ne s’étonne pas du manque d’attractivité du département quand on constate que c’est dans notre département que les agents se retrouvent le plus souvent dans une situation présentant un danger pour leur santé mentale ou physique à cause du travail !
Ce constat est corroboré :
- par l’augmentation de plus de 13 % du nombre de périodes de congés maladie de courte durée, les SIP étant encore une fois les plus impactés ; SIP qui subissent également les plus forts taux de rotation,
- et par l’augmentation du nombre d’arrêts maladie avec 400 agents ayant déposé au moins un congé pour maladie sur 903 emplois temps-plein, dénombrés dans le département fin 2025.
Ces chiffres devraient vous inquiéter! Et conduire à la prise de mesures urgentes pour garantir la santé et la sécurité des agents du 74.
Et c’est sans compter notre taux de couverture d’emploi inférieur de plus de 7 points au taux de couverture national en 2025 (et qui va dégringoler en 2026), synonyme de charge de travail bien plus forte pour les agents du 74 que dans d’autres départements.
Mais nous ré-évoquerons tout cela en détail lors de ce point à l’ordre du jour.
En cette période de demandes de mutations, Solidaires 74 insiste sur le respect des règles pour le mouvement local à venir, notamment en veillant à ce que les RH ne suppriment pas d'autorité des lignes sur une demande de vœux.
Nous terminerons par une alerte solennelle sur la tentative de la direction d’entraver l’action de la section Solidaires finances publique 74 dans l’exercice de son droit syndical.
Alors que la direction nous rabâche être débordée, n’avoir pas le temps (et nous le verrons lors de la prochaine formation spécialisée) de transmettre aux organisations syndicales les documents qu’elle a le devoir de transmettre au fil de l’eau, la direction trouve soudainement et très opportunément, du temps pour chercher des textes, les lire et mal les interpréter ou détourner leur interprétation, pour tenter d’empêcher la venue d’un représentant national Solidaires finances publique à une visite de service.
Et ce alors qu’elle a toujours accepté la venue de représentants extérieurs au département d’autres organisations syndicales lors de leurs visites de site.
Il a une nouvelle fois fallu faire intervenir notre bureau national auprès de la DG pour que la direction du 74 entende raison, mais juste après, comme si cela ne suffisait pas, le chef d’un des services concerné par la HMI a envoyé un message à ses agents leur rappelant les nécessités de services impératives, allant jusqu’à indiquer que le traitement des e-contact est une nécessité de service face à une HMI syndicale et demandant d’obtenir la liste des agents comptant se rendre à la réunion au minimum 3 jours avant, instaurant par là et avec l’aval de la direction une pression claire à l’encontre de tous les agents souhaitant se rendre à la HMI Solidaires.
La ficelle est grosse, le procédé scandaleux !
Nous vous indiquons avec fermeté que nous ne tolérerons aucune nouvelle attaque de la direction du 74 contre notre syndicat, et ce encore moins en année électorale.
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