L’Assemblée nationale va se pencher ce jour sur une proposition de loi visant à instaurer des dérogations au repos des salariés le 1er mai.
Nous pouvons craindre au travers de cette loi que le travail du 1er mai soit généralisé sans être mieux payé.
Pour mémoire à l’origine de cette proposition : la relaxe, le 25 avril 2025, de cinq boulangers vendéens verbalisés par l’inspection du travail en 2024 pour avoir fait travailler leurs salariés un 1er mai. Les artisans-boulangers peuvent ouvrir leur boutique le 1er mai, mais le Code du travail ne les autorise pas à faire travailler leurs employés ce jour-là.
Le sénateur et la sénatrice centristes Hervé Marseille et Annick Billon ont considéré comme urgent de lever cette contrainte. Cette proposition de loi a le soutien du gouvernement, via la minsitre du travail de l'époque Mme Catherine Vautrin
cette proposition de loi prévoit de modifier en profondeur le Code du travail sur le 1er mai.
Aujourd’hui, la journée internationale de lutte pour les droits des travailleuses et travailleurs est le seul des onze jours fériés à être obligatoirement chômé. Et ce, depuis 1948.
Les seules exceptions concernent les établissements et services qui, « en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail ». C'est à dire, une partie des transports, le secteur de la santé, les hôtels, certains lieux culturels et quelques industries ne pouvant s’interrompre.
Ce texte prévoit le volontariat et un accord écrit, mais ce n'est aucunement un progès social comme on peut l'entendre dire.
Le volontariat « n’existe pas réellement du fait du lien de subordination inhérent au contrat de travail ». « Il faut ne pas connaître le monde de l’entreprise pour dire que le volontariat peut exister ».
On peu prendre comme exemple le travail du dimanche qui était au début une exception sur certains secteurs limités et à ce jour c'est devenu une contrainte pour de nombreux salariés.

