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La campagne d’évaluation a démarré ce 29 janvier et oui déjà.

Afin de t’informer et t’accompagner, tu vas recevoir, comme tous les ans, le supplément à l’Unité dédié à cet exercice difficile.

En plus de cela, nous organiserons prochainement (en mars) un webinaire dédié aux recours, surveille donc le site internet et ta messagerie !

Et surtout, il ne faut pas hésiter à demander conseils et assistance aux élus et aux militants de Solidaires Finances Publiques.

Pour mémoire la participation à l'entretien n'est pas obligatoire.

Nous te conseillons de demander le projet de CREP à ton évaluateur avant l'entretien pour préparer ce dernier.

L'évaluateur doit te porposer par écrit une date et une heure pour la tenue de l'entretien, au moins 8 jours avant celui-ci.

Le compte rendu d'entretien doit t'être transmis via esteve au maximum dans les 8 jours qui suivent.

Tu vas alors disposer de 15 jours maximum pour en prendre connaissance et le transmettre à l'autorité hiérarchique avec tes observations.

Tu vas ensuite recevoir le compte rendu visé par l'autorité hiérarchique et tu disposes d'un délai de 8 jours pour le signer. S'ouvre alors un délai de 15 jours pour faire ton recours auprès de l'autorité hiérarchique. Si tu n'es pas satisfait de la réponse tu vas disposer d'un délai d'un mois pour déposer ton recours en CAP.

 

L’Assemblée nationale va se pencher ce jour sur une proposition de loi visant à instaurer des dérogations au repos des salariés le 1er mai.

Nous pouvons craindre au travers de cette loi que le travail du 1er mai soit généralisé sans être mieux payé.

Pour mémoire à l’origine de cette proposition : la relaxe, le 25 avril 2025, de cinq boulangers vendéens verbalisés par l’inspection du travail en 2024 pour avoir fait travailler leurs salariés un 1er mai. Les artisans-boulangers peuvent ouvrir leur boutique le 1er mai, mais le Code du travail ne les autorise pas à faire travailler leurs employés ce jour-là.

Le sénateur et la sénatrice centristes Hervé Marseille et Annick Billon ont considéré comme urgent de lever cette contrainte. Cette proposition de loi a le soutien du gouvernement, via la minsitre du travail de l'époque Mme Catherine Vautrin

cette proposition de loi prévoit de modifier en profondeur le Code du travail sur le 1er mai.

Aujourd’hui, la journée internationale de lutte pour les droits des travailleuses et travailleurs est le seul des onze jours fériés à être obligatoirement chômé. Et ce, depuis 1948.

Les seules exceptions concernent les établissements et services qui, « en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail ». C'est à dire, une partie des transports, le secteur de la santé, les hôtels, certains lieux culturels et quelques industries ne pouvant s’interrompre.

Ce texte prévoit le volontariat et un accord écrit, mais ce n'est aucunement un progès social comme on peut l'entendre dire.

Le volontariat « n’existe pas réellement du fait du lien de subordination inhérent au contrat de travail ». « Il faut ne pas connaître le monde de l’entreprise pour dire que le volontariat peut exister ».

On peu prendre comme exemple le travail du dimanche qui était au début une exception sur certains secteurs limités  et à ce jour c'est devenu une contrainte pour de nombreux salariés.

Vous trouverez ci-joint le compte rendu de la section Solidaires Finances Publiques 76 de ce premier CSA FS de l'année 2026 qui était un point d'information sur le plan d'actions de la DGFIP 2025 -2027 pour prévenir les risques suicidaires.

Voici la définition de l'empathie, c'est la capacité à comprendre et ressentir les émotions d'autrui, permettant de se projeter dans ses pensées ou sentiments, que ce soit dans un cadre psychologique ou phénoménologique.

Le DRFIP lors de cette réunion a indiqué aux organisations syndicales mais également aux autres membres de la FS qu'il avait beaucoup d'empathie.

pdfCR_CFA_FS_du_15_janvier_2026.pdf

 

Pour compléter, 

Solidaires regrette que ce sujet ne soit que pour information et que les organisations syndicales ne puissent donner leur avis sur ce plan.

Le plan se décline en 3 axes, 7 objectifs, 22 mesures et 39 actions !

A autant subdiviser et morceler les mesures et les actions, celles-ci perdent de leur cohérence, certaines d’entre elles paraissent artificielles, car plaquées sans logique dans une rubrique comme par exemple la mesure 6 « Systématiser la réflexion annuelle sur l’organisation du travail », d’autres étant sans véritable consistance comme par exemple la mesure 9 « Réfléchir à la mise en œuvre d’un dispositif sentinelle ».

Jamais dans ce plan la DG ne reconnaît que les conditions de travail, l’organisation du travail, les modes de management à la DGFiP peuvent porter atteinte à la santé physique et mentale des agent.es.

Or, les politiques de réduction des coûts des dépenses publiques (suppressions d’emplois, diminution des crédits de fonctionnement) sont à l’origine de multiples réorganisations et restructurations des services avec des effets parfois dévastateurs tant sur la qualité du service rendu au public que sur les conditions de travail des personnels.

Devenues plus difficiles pour une très large majorité des personnels de la DGFiP, les conditions de travail sont souvent synonymes d’intensification, de charge de travail plus importante, de perte d’autonomie dans son travail du fait d’une standardisation des process de travail, de perte du sens du travail… avec des conséquences possibles sur la santé physique et mentale des personnels. 

En outre le plan ne contient pas de véritables mesures concrètes qui seraient de nature à transformer l’organisation du travail, les modes de management. En revanche il est beaucoup question d’accompagner les agent.es et les encadrant.es.

Concernant l’objectif 2 « Agir sur le travail et son organisation » c’est pour nous, le sujet central en matière de santé et sécurité au travail et de prévention des risques professionnels. Or dans cee plan d’actions, c’est le sujet le moins développé et le moins en prise avec les réalités du terrain.

Les mesures proposées ne permettront en aucune façon d’analyser le travail et son organisation dans un but de transformation et d’amélioration :

- L’application ARCHE est un outil de gestion des conflits qui ne permettra pas de les résoudre ni de s’interroger sur le fonctionnement du service.

- Prévoir une réunion annuelle dans chaque service autour de l’organisation, des conditions et du sens du travail est une proposition intéressante car il est essentiel que les agent.es puissent s’exprimer et être entendu.es sur leur travail, son contenu et son organisation. Toutefois, nous avons des réserves sur leur mise en place telle qu’elle est envisagée et principalement si leur animation est confiée à l’encadrement, ce qui risque d’être un sérieux frein à l’expression des agent·es.

En outre, retenir comme indicateur de cette mesure, le nombre de chartes d’organisation du travail est révélateur d’une approche purement gestionnaire des conditions de travail. En effet, la plupart du temps, ces chartes sont un condensé de bonnes intentions très générales, pétries d’empathie, mais qui ne tiennent jamais compte la réalité du travail dans chaque service.

L’objectif 3 « Sensibiliser et former à la santé mentale » est une ineptie. Plusieurs des mesures proposées renvoient à des actions individualisantes qui font l’impasse sur le travail, vont renvoyer à la fragilité supposée des agent·es sans jamais interroger les organisations de travail et leurs effets sur la santé des personnels.

 

Nous souhaitons rappeler à la Direction les situations de travail dégradées de la Trésorerie Seine-Maritime amendes, déjà évoquées en instance avec de nombreuses fiches de signalement mais sans réaction forte de la Direction. Nous souhaitons rappeler que les actes suicidaires qui doivent retenir toute notre attention, ne doivent pas pour autant invisibiliser les situations de mal-être dans les services sur lesquelles la direction doit agir au quotidien en réparation et en prévention.

 

Concernant les mesures locales pour les retour suite à un arrêt maladie cette proposition nous semble très intéressante car souvent les collègues reviennent sur leur chaise comme si rien ne c’était passé. Cette proposition doit être mise en place le jour du retour de l’agent mais qu’également une réunion avec un encadrant soit réalisé

La DGFiP, ses agentes et agents jouent un rôle central au niveau local en accompagnant les communes dans la préparation et l’exécution de leur budget, en sécurisant les finances locales, en garantissant la régularité des dépenses publiques, en accueillant et accompagnant les usagers dans leurs démarches fiscales, en luttant contre la fraude fiscale. Sans la DGFiP et ses agentes et agents, ce sont des budgets fragilisés, des projets retardés et des inégalités territoriales encore plus fortes.

Et pourtant, depuis des années, nous subissons des suppressions massives d’emplois (plus de 34 000 depuis 2008), des restructurations et réorganisations incessantes, une dématérialisation imposée, une restriction des accueils, un éloignement de nos services des usagers et des élus, dégradant ainsi toujours plus l’exercice de nos missions.

Défendre plus de moyens pour la DGFiP, ses agentes et agents et l’ensemble de ses missions, c’est défendre l’égalité territoriale et la justice fiscale, sociale et environnementale.