- une trentaine de services administratifs.
En parallèle, une trentaine de créations seulement sont prévues.
La majorité des structures concernées sont de petite taille :
- 35 % ont 5 emplois ou moins ;
- 60 % ont 10 emplois ou moins ;
- plus de 75 % ont 15 emplois ou moins.
À l'horizon 2030, ce sont près de 330 fermetures ou changements d'implantation qui pourraient être soumis à concertation, pour seulement une cinquantaine de créations.
Toujours le même mécanisme ?
La Direction assure que ces restructurations ne visent pas à réaliser des économies d'emplois.
Pourtant, les agents connaissent bien le scénario :
on réduit les effectifs pendant plusieurs années, puis on explique que le service est devenu trop petit pour fonctionner correctement et qu'il faut le fermer ou le regrouper.
Cette logique a déjà été observée à de nombreuses reprises lors des précédentes réorganisations.
Et les conditions de travail ?
La DGFiP promet un accompagnement RH spécifique pour les agents concernés.
Elle rappelle que les emplois seront conservés, que les agents seront repositionnés et qu'ils bénéficieront des dispositifs d'accompagnement et des primes prévues en cas de restructuration.
Mais plusieurs indicateurs de l'Observatoire interne méritent d'être rappelés :
- 33 % des agents se déclarent fatigués ;
- 32 % se disent désabusés ;
- en 2022 et 2023, 56 % estimaient que le rythme des changements était trop rapide.
Même si ce dernier chiffre est descendu à 36 % en 2026, il reste légitime de s'interroger sur les conséquences de nouvelles restructurations sur les conditions de travail et les risques psychosociaux.
Un dialogue social déjà bien engagé
Pour les opérations prévues en 2027, les préfets ont déjà rendu les avis nécessaires et les directions concernées ont été informées.
Les organisations syndicales et les agents seront informés localement selon les modalités propres à chaque direction.
Les CSAL et les Formations spécialisées seront consultés, mais les projets sont déjà largement identifiés.
Pour les restructurations envisagées entre 2028 et 2030, la DGFiP annonce de futures discussions afin de donner de la visibilité sur les opérations actuellement à l'étude.
La fin de la parenthèse de stabilité
Avec ce document, la DGFiP confirme que la période de stabilité promise jusqu'à fin 2026 touche à sa fin.
Derrière les termes d'« adaptation », d'« ajustement limité » ou encore de « confortement du réseau », ce sont plusieurs centaines de fermetures, regroupements ou changements d'implantation qui pourraient intervenir d'ici 2030.
Pour les agents, une question demeure : si le réseau est aussi performant que l'affirme la Direction, pourquoi engager une nouvelle vague de restructurations ?