Pour nos rémunérations, nos conditions de travail, nos moyens et nos valeurs
Nous, agentes et agents des Finances Publiques, subissons depuis de trop nombreuses années : des rémunérations qui décrochent, des conditions de travail qui se dégradent, des emplois supprimés alors que déjà insuffisants, des réformes permanentes qui nous épuisent, nous démotivent, réduisent nos droits et garanties et des missions de service public fragilisées, abandonnées ou privatisées.
Alors que notre service public a besoin de moyens et que les agentes et agents doivent bénéficier de rémunérations justes et en adéquation avec l’augmentation du coût de la vie, la Direction Générale poursuit sa fuite en avant.
Le 29 septembre, par la grève et les manifestations, mobilisons-nous !
Rémunérations : stoppons la perte de pouvoir d'achat
Depuis plusieurs années, l’inflation ronge le pouvoir d’achat des personnels de la DGFiP. Le point d’indice reste gelé pour la troisième année consécutive, les rares revalorisations ponctuelles n’ont pas compensé les pertes accumulées et les débats autour du PLF 2027 n’augurent rien de bon.
À la DGFiP, comme ailleurs dans la fonction publique, les débuts de carrière sont à présent marqués par un traitement indiciaire en dessous du SMIC.
Pendant ce temps, l’Inspection générale des finances vient de publier un rapport consacré aux régimes indemnitaires des fonctionnaires d’État, dans une logique de recherche d’économies. Une seule et même volonté, faire passer les fonctionnaires pour des privilégiés et baisser notre rémunération.
On oublie pourtant l’essentiel : les primes ne remplacent pas le traitement indiciaire ! Elles ne sont notamment pas prises en compte dans le calcul de la pension civile de retraite des fonctionnaires de l’État.
Exigeons une véritable revalorisation des rémunérations, du point d’indice et des carrières !
Réseau territorial : NRP2 ou la réorganisation permanente
La Direction parle « d’adaptation du réseau territorial ». Le vocabulaire n’y change rien : une nouvelle vague de restructurations et de suppressions d’implantations de la DGFiP, se prépare.
Regroupements, fermetures : une nouvelle fois, les personnels risquent de payer le prix fort.
Tout comme les usagères et les usagers qui ont besoin de services publics accessibles, avec des personnels suffisamment nombreux pour répondre aux situations qui ne peuvent pas être traitées par des algorithmes.
Exigeons une réelle proximité de notre service public et la fin des restructurations permanentes.
Moyens : des choix politiques et budgétaires aux conséquences graves
Les conditions de travail se dégradent au rythme des réformes. Les choix politiques et budgétaires réduisent constamment les moyens humains et de fonctionnement à la DGFiP.
La plus grave des conséquences a été l’impact sur les agentes et les agents, mais dernièrement la DGFiP a fait la une, du fait d’une cybersécurité défaillante face à des menaces exponentielles.
La DGFiP aime communiquer sur la modernisation, la dématérialisation et le numérique. Elle vient aussi, à sa manière, de démontrer, malgré elle, les limites de cette politique. A force de vouloir ouvrir grand les portes du numérique, certains ont fini par entrer sans y être invités.
La question aujourd’hui n’est donc pas seulement de savoir comment des cybercriminels ont pu pénétrer nos systèmes, elle est aussi de savoir si l’administration dispose des moyens nécessaires pour sécuriser les outils qu’elle impose à ses agents et aux usagers.
La dette technique et les besoins de cybersécurité ne peuvent plus être considérés comme secondaires.
Au-delà des données, c’est bien la confiance en notre administration qui est compromise. Les conséquences retombent avant tout sur les personnels devant répondre aux inquiétudes légitimes d’usagers parfois véhéments.
LE 29 SEPTEMBRE, METTONS-NOUS EN GREVE !
Salaires, conditions de travail, missions, proximité, sécurité sont les conséquences d’une même politique stigmatisant dogmatiquement la dépense publique et les fonctionnaires.
Refusons de continuer à subir les injonctions contradictoires qui demandent toujours davantage aux agentes et aux agents tout en réduisant les moyens dont ils disposent au risque de leur santé et pour certains, trop nombreux, de leur vie.
Tous ensemble, avec toute la fonction publique, protégeons le service public
Solidaires Finances Publiques, la CGT Finances Publiques, F.O.-DGFiP appellent l’ensemble des personnels de la DGFiP à se mettre en grève et à rejoindre massivement la mobilisation Fonction Publique.
Le 29 septembre, faisons entendre notre colère et nos revendications !
Toutes et tous en grève !
Chers collègues,
Nous avons eu le plaisir de rencontrer brièvement certains d’entre vous lors de l’accueil des nouveaux agents le jeudi 3 septembre 2026.
Solidaires Finances Publiques Guyane profite de ce mail pour vous souhaiter la bienvenue dans votre nouvelle direction et une bonne installation dans vos services.
Les premières semaines sont souvent riches en informations, en démarches et en questions. N’hésitez donc pas à nous contacter : que ce soit pour une question concernant votre installation, votre rémunération, vos droits, votre carrière, vos conditions de travail… ou tout simplement pour faire connaissance.
Être adhérent, c’est aussi bénéficier d’outils et de services concrets
- Les “jurys orange”
Vous préparez un concours ou une sélection ? Solidaires peut vous accompagner avec des fiches conseils, les questions posées lors des oraux précédents et des entretiens conseils / préparations aux oraux.
- La Bonne Paye
Le simulateur de paye de Solidaires Finances Publiques permet d’évaluer l’impact financier d’un changement de situation. Il est accessible aux adhérents depuis leur espace personnel.
- Les publications et guides Solidaires
Les adhérents disposent gratuitement, depuis leur espace personnel, des publications de Solidaires Finances Publiques, notamment du Guide pratique du contribuable.
Et bien sûr, adhérer, c’est aussi pouvoir compter sur une équipe locale pour vous informer, vous conseiller et vous accompagner, individuellement ou collectivement, lorsque vous en avez besoin.
Une section qui vit aussi grâce à vous.
Notre équipe se renouvelle régulièrement et nous serions ravis d’accueillir celles et ceux qui auraient envie de participer à la vie de la section.
Il y a mille façons de s’investir, selon ses envies, ses disponibilités et le temps que l’on souhaite y consacrer : donner un coup de main ponctuellement, participer à une permanence ou à une action, apporter ses idées, contribuer à un sujet qui vous intéresse… sans engagement contraignant.
Une section syndicale, c’est aussi cela : une équipe qui évolue, des expériences différentes et de nouvelles idées. Alors, si l’envie vous en dit, venez simplement en discuter avec nous !
Nous espérons avoir l’occasion de vous revoir très prochainement, lors de nos heures mensuelles d'information (HMI), permanence ou de notre Assemblée générale.
D’ici là, bonne prise de fonctions et bons stages à toutes et à tous !
Encore bienvenue à la DRFIP Guyane et bonne prise de fonctions à toutes et à tous !
L’équipe de Solidaires Finances Publiques Guyane
La date limite de dépôt des candidatures pour les listes d'aptitudes approchant, nous faisons cet article dans le but de rappeler une grande évolution sur les règles d'affectation obtenue par Solidaires Finances Publiques.
Cette évolution découle d'abord du dernier accord ministériel égalité professionnelle femme/homme. Cet accord ministériel n' a pas été signé par les fédérations CGT et FO Finances, notre fédération Solidaires Finances a signé cet accord ministériel au regard des avancées obtenues sur des thématiques portées par notre syndicat (prise en compte des violences intra familiales, mesures correctives pour les promotions et concertation DGFiP sur la mobilité forcée pour les promotions de C en B).
Le dispositif final mis en oeuvre par la DGFiP pour mettre fin à la mobilité forcée pour les promus de C en B (liste d'aptitude ou concours interne spécial) reprend les propositions de Solidaires Finances Publiques dans le cadre de cette concertation.
Il s'appliquera dès 2027 ce qui implique que les collègues qui postuleront jusqu'au 11 septembre 2026 à la liste d'aptitude de contrôleur pourront en bénéficier (idem pour les futurs lauréats du concours interne spécial).
Concrètement, ils pourront participer à 3 mouvements nationaux successifs, les collègues devront indiquer uniquement chaque année les affectations qu'ils sont prêts à rejoindre (fin de la demande de mutation élargie pour éviter une affectation d'office).
Si le collègue obtient l'un de ses voeux, il doit rejoindre le département obtenu; s'il n'obtient rien il est inscrit dans un vivier (jusqu'en N+2). Dans ce cas-là, il continue à exercer en tant que C sur son poste.
Si l'agent n'obtient pas d'affectation en tant que B pendant les 3 mouvements successifs, il perd le bénéfice de sa promotion mais conserve son affectation locale en tant que cadre C sur son emploi et sa direction.
Chaque année, l’administration tente de retenir quelques indicateurs en hausse pour présenter l’Observatoire interne sous un jour favorable. Pourtant, derrière les éléments de langage et les communications rassurantes, les résultats 2026 dressent un constat sans appel : les agentes et les agents continuent de payer le prix des restructurations permanentes, des suppressions d’emplois et de l’obsession budgétaire.
D’ailleurs en 2025 et 2026, les multiples suicides et tentatives de suicide - partie émergée de l’iceberg de la souffrance au travail - montrent que tout ne va pas bien à la DGFiP !
Et cette année encore, ils l’ont dit en nombre : 57 785 collègues ont répondu à l’enquête, soit 55 % de participation, mais bémol habituel sans distinction des grades ou à minima des cadres C, B et A.
Néanmoins, la parole des agents est claire. Reste à savoir si la Direction générale est prête à l’entendre. Rien n'est moins sûr !
Fatigués, désabusés… mais toujours debout
L’administration se félicitera sans doute de la progression du nombre d’agents se déclarant motivés (27%) ou confiants (21%). Mais comment passer sous silence les chiffres les plus marquants ?
• 33 % des agents se déclarent fatigués (chiffre en hausse, 30 % en 2024);
• 32 % se déclarent désabusés (en légère baisse de 1%).
Autrement dit, les deux sentiments dominants à la DGFiP restent la fatigue et le désenchantement.
Pour Solidaires Finances Publiques, ces chiffres ne tombent pas du ciel. Ils sont le résultat direct des milliers d’emplois supprimés (encore 550 en 2026), des restructurations incessantes, des fermetures de services, des déménagements imposés et de l’augmentation continue des charges de travail. Pendant que l’administration parle de modernisation, les agents parlent d’épuisement.

