CSAL emplois du 23 mars 2026 - Boycott
Déclaration commune Solidaires Finances Publiques, CGT Finances Publiques et FO DGFiP
Monsieur le Directeur et Président du CSAL de la DISI Sud-Ouest,
une nouvelle fois, notre administration, la DGFIP, est la principale pourvoyeuse des suppressions d’emplois de la Fonction publique (550 au niveau national).
De plus cette année, cet exercice sinistre se complète par la mise en place d’une nouvelle méthode de calcul en équivalent temps plein (ETP), in fine, masquant les anciennes vacances.
D’après la compréhension des documents que vous nous avez transmis, la DISI Sud-Ouest devrait une nouvelle fois rogner son effectif de -17 emplois nets : -11 B administratifs, -12 C DGFIP, +2 IDIV CN, +4 A administratifs.
Comment devons-nous interpréter ce signal lancé aux agentes et agents informatiques de la DGFIP lorsque nos services font la une de l’actualité, au travers de l’incident industriel qui a touché l’application HELIOS, et le piratage massif de 1,2 million de comptes bancaires par un accès usurpé à l’application FICOBA ?
Bien que ces incidents aient été causés par de mauvais choix techniques, dixit le Directeur des Services Informatique lors du GT national informatique le 10 mars dernier, c’est encore notre image de professionnalisme et de sérieux qui est à nouveau écornée par les autres collègues de la DGFIP, et les usagers et contribuables. Jusqu’où va aller ce désastre ?
Non, Monsieur le Président Directeur, ce ne sont pas les agentes et agents des services informatiques et des DISI qui doivent en faire les frais !
Si nous regardons les graves sujets de souffrances psychologiques au travail qui ont conduit la Direction Générale à mettre en place à marche forcée un guide de prévention des suicides et tentatives de suicide, ce n’est pas en supprimant des emplois que les conditions de travail vont s’améliorer ! Monsieur le Président Directeur, vous devez le dénoncer en plus hauts lieux !
Pour conclure, Monsieur le Président Directeur, vous qui êtes si attaché à un dialogue social de qualité selon vos multiples déclarations, il semble que nous ayons des différences d’appréciation de cette qualité. Nous trouvons que programmer autant d'instances dans la même semaine complique les préparations et les restitutions. Dans l’hypothèse où nous aurions siégé aujourd’hui, nous n’aurions probablement pas été en mesure d’agir efficacement dans une instance CSAL suivie le lendemain par une instance FS.
Pour tous ces motifs, les élus de Solidaires Finances Publiques, de la CGT Finances Publiques et de
FO DGFiP en toute responsabilité de la situation ne siégeront donc pas lors de ce CSAL de la DISI Sud-Ouest.
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Cette réunion s’est déroulée de 9h30 à 15h30 en mixte « présentiel-visioconférence ». Elle a fait l’objet d’un enregistrement sonore comme pour les FS (Formation Spécialisées Ex CHS-CT) en « présentiel ». Ce compte-rendu vous donne notre analyse, et reflète le plus fidèlement possible les propos tenus, les informations et consignes données par la Direction. |
Ordre du jour
1. Validation PV du 07072025
2. Budget
3. Bilan formation professionnelle
4. Campagne DUERP-PAPRIPACT 2026
5. Examen RSST
6. Accidents et maladies professionnelles
7. Aménagements de poste
8. Fiches de signalement
9. Modalités d’organisation du point de veille sociale
10. Situation de la CID12
11. Questions diverses
Propos liminaires
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Solidaires Finances Publiques (SFP) a dénoncé une forte dégradation des conditions de travail au sein de la DGFIP, marquée par 550 nouvelles suppressions d’emplois pour 2026, y compris à la DISI Sud-Ouest : 17. Nous jugeons ces réductions incohérentes, notamment au regard des récents incidents informatiques graves (HELIOS, FICOBA ...) et d’une situation sociale alarmante : hausse des actes suicidaires en 2025. SFP a critiqué également un dialogue social jugé dégradé, notamment à cause d’un calendrier d’instances trop chargé, nuisant à leur efficacité. En signe de protestation contre ces faits, 3 syndicats sur 4 ont boycotté la première convocation du CSAL Emplois. Enfin, SFP s’est interrogé sur l’absence de budget pour 2026 dans les documents fournis. Les représentants de SFP ont abordé d'autres sujets au fur et à mesure de l'ordre du jour. Vous trouverez ci-dessous :
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Réponses du Président aux propos liminaires
Le Président Directeur s’est agacé d’entendre les quatre syndicats lui reprocher un calendrier trop serré pour les instances remettant en cause le dialogue social auquel il se dit tant attaché.
Il pensait à tort avoir prévenu les Organisations Syndicales (OS) bien en amont des dates de seconde convocation en cas de boycott de la première.
Le Président Directeur n’a pas souhaité commenter les éléments de politique nationale.
Il a annoncé aux OS que le changement de pilotage de la CID 24 entre ESI de Bordeaux et ESI de Limoges serait traité lors d’un prochain CSAL.
Élections municipales :
l’urgence est de battre l’extrême droite
Le résultat du premier tour des élections municipales conduit l’extrême droite, dans ses diverses
déclinaisons, à se trouver en position de s’emparer de plusieurs communes.
Pour Solidaires, les résultats de ce premier tour sont la conséquence de l’offensive que mène une
partie du patronat français depuis des années, en finançant généreusement l’extrême droite et ses
relais médiatiques. Ceux-ci diffusent une parole xénophobe et raciste et de détestation de toute
forme de progrès social. Le Gouvernement et le président de la République ne sont pas en reste. Ils
assument de mener des politiques d’austérité au service du capital, en s’attaquant directement aux
droits des travailleurs et travailleuses, aux services publics et en multipliant les lois de stigmatisation
des personnes étrangères et racisées.
Le bilan des municipalités tombées aux mains du RN est connu. Les maires d’extrême droite
détruisent les services publics, mettent sous tutelle l’accès à la culture, s’attaquent à tous les dispo-
sitifs de solidarité, sèment la division et la haine, gèrent les personnels des collectivités par la peur
et pratiquent une féroce répression anti-syndicale à l’encontre des représentant·es des personnels.
Pour Solidaires, l’urgent est de battre l’extrême droite qui n’apporte aucune solution aux revendi-
cations des travailleurs et des travailleuses. Pas une voix du monde du travail ne doit aller aux
listes de l’extrême droite lors du second tour.
À plus long terme, le mouvement social a aussi son rôle à jouer pour faire reculer l’extrême droite,
dans la rue comme dans les entreprises et les administrations. Les victoires du mouvement social
font reculer l’extrême droite. Lors de ces municipales, dans de nombreuses communes les débats
électoraux ont pu se concentrer sur des propositions initialement portées par les organisations
syndicales et du mouvement social, comme la question de la rénovation des écoles, que Solidaires
investit avec l’Alliance écologique et sociale.
Le bureau de section Solidaires Finances Publiques DISI Sud-Ouest
8 mars - journée internationale de lutte pour les droits des femmes
En 2026, toujours pas d'égalité professionnelle à la DGFiP !
Malgré de timides avancées, à travers, notamment, la mise en place du futur « Plan 2025-2027 Égalité professionnelle à la DGFiP », notre administration affiche encore de nombreuses inégalités entre les agents et les agentes.
Solidaires Finances Publiques se bat pour l'égalité entre les femmes et les hommes toute l'année, dans les groupes de travail et dans la rue.
Le 8 mars, nous nous retrouverons partout en France dans les mobilisations pour la journée internationale de lutte pour les droits des femmes.
DIMANCHE 8 MARS 2026 - Les rendez-vous sur le secteur géographique des ESI de la DISI Sud-Ouest
- Bordeaux : 13 h Place de la Victoire
- Limoges : 14h – Manifestation (départ square Jourdan)
- Poitiers : 10h30 Place de la Bretagne https://www.solidaires86.org/index.php/2026/03/02/8-mars-2026/
- Toulouse : 11h - Manifestation au départ de Jeanne d’Arc





