Le CDAS s'est réuni le 16/04/2026, avec à l'ordre du jour, les points suivants :

Automne 2026
L'ambiance était aux ajustements de rentrée lors de ce Conseil Départemental de l'Action Sociale. Entre l'arrivée d'une nouvelle déléguée, la numérisation des demandes et des lignes budgétaires ayant atteint leur seuil, les débats ont été denses. En ouverture, le procès-verbal de la précédente instance n'a pas été approuvé, suite à des observations de Solidaires Finances Publiques concernant des mentions manquantes dans un courriel du 26 juin dernier non reprises dans le PV. Il fera l’objet d’une présentation au prochain CDAS.
Pérennisation du poste de déléguée et transition numérique
C’est un soulagement pour l'ensemble des représentants de l'action sociale : le poste de déléguée est officiellement renouvelé, alors que des craintes sur sa pérennité avaient plané ces derniers temps. C'est Élisabeth Groux qui prendra ses fonctions au 1er septembre prochain. Sa nomination sécurise l'organisation des prestations et l'accompagnement des agents. Elle aura immédiatement la charge de piloter la reprise des dossiers en cours (Cinéma, SWILE, EVP) ainsi que le suivi de la restauration. Elle aura également en charge la partie restauration de la règion Bourgogne Franche-Comté, le délégué en charge actuellement partant à la retraite au 1er trimestre 2027. Une formation sera nécessaire et le tuilage est important.
Sur le plan pratique, la transition numérique régionale est lancée. Avec la fermeture programmée de la plateforme MICADOS, toutes les demandes se feront désormais obligatoirement via le site "démarches numériques", qui sera accompagné d'un guide "pas à pas" pour aider les agentes et agents.
Concernant l'Arbre de Noël (ADN), le syndicat Solidaires a demandé à travailler sur une diversification de l’offre, jusqu'ici centrée sur le classique cinéma, en proposant par exemple des spectacles de théâtre ou d'autres types de sorties. Cette idée permettrait aussi, peut-être, de proposer des activités en dehors de Mâcon et Chalon-sur-Saône. La réflexion est lancée pour les prochains groupes de travail. Ce projet nécessiterait toutefois la mobilisation d'une équipe de bénévoles. Les organisations syndicales demandent unanimement l'octroi d'une journée d'autorisation d'absence (AA) complète au lieu d'une demi-journée pour l’ADN. Le président a répondu favorablement pour les agents et agents extérieurs de Macon. Solidaires aux Finances à indiqué que les agentes et agents maconnais n’habitaient pas tous Macon et que ça pouvait poser un problème. Pour la moment le Président reste sur sa position, mais reviendra sur ce sujet au prochain CSAL .
Le PAL victime de son succès, le budget "psy" à sec
Le succès de la sortie au parc d’attractions Le PAL a dépassé toutes les attentes, créant un véritable casse-tête logistique. Face à l'afflux de demandes (y compris des dossiers hors critères avec des enfants majeurs, cousins ou amis), les organisateurs ont dû faire des choix budgétaires, pour essayer de satisfaire le plus grand nombre.
Par ailleurs, la sortie des retraités se profile avec un repas gastronomique au RIA de Macon, le RESCAM, un samedi ou un dimanche midi (participation de 20 € pour les retraités, le CAL prenant en charge 6 €). Le budget alloué sur cette ligne permettrait à 150 retraitées ou retraités de se retrouver. Les membres du CDAS tenaient à mettre en place une action en faveur des retraités, alors que le recentrage sur les actifs est très clairement un objectif du DG de l’Action sociale. Solidaires aux Finances ne cessera jamais de défendre le droit à l’action sociale des retraités.
Le revers de la médaille de cette forte activité touche le dispositif de soutien psychologique. Le budget annuel, qui proposait jusqu'ici de financer 4 séances par an et par agent, est d'ores et déjà entièrement épuisé. Plus aucun bon ne sera engagé cette année. Pour l'avenir, le CDAS table sur une révision drastique : dénonciation des conventions actuelles, réduction à 2 séances maximum, et ciblage exclusif des agents n'ayant jamais bénéficié du dispositif. Une communication globale va être lancée pour réorienter les personnels vers les autres structures d'écoute existantes. Solidaires aux finances ne nie pas la nécessité de proposer un soutien psychologique aux agentes ou agents qui en expriment le besoin. La consommation de cette ligne en est une démonstration. Cependant, pour Solidaires ce n’est pas du ressort de l’action sociale, mais de la responsabilité de l’État employeur, donc du budget FS éventuellement ou fonctionnel. Nous avons rappelé également que les offres se sont développées entre les plate-formes et ALAN. Par ailleurs, le constat a été fait que les financements de ces consultations allaient parfois à des agentes ou agents pour un suivi médical. Cela sort vraiment du champ action social.
Restauration collective et logement : les défis de la rentrée
Le volet restauration bouge également, avec une enveloppe globale de plus de 286 000 € engagée en Saône-et-Loire (dont la majeure partie, 265 166 €, est dédiée au Restaurant Inter-Administratif), hors budget du CAL. À Chalon, le départ en retraite du président de l'association REFI crée une période de flottement, l'assemblée générale n'ayant pas atteint le quorum pour élire son successeur. Une nouvelle date devra être fixée pour remobiliser les troupes, parallèlement à l'installation de nouvelles caisses en vue de la mise en place de la facturation électronique.
Enfin, Solidaires aux Finances reste vigilant sur la question cruciale du logement des agents de l'État. Le CDAS attend de la préfecture des données claires pour le prochain comité concernant le 5 % préfectoral de réservation de logements au sein du parc social : combien de logements, leur répartition géographique et le taux d’occupation par des agents de l’état.
Au terme de ce CDAS, un constat s'impose : si le maintien, enfin acté, du poste de déléguée constitue un véritable soulagement pour les représentants de l'action sociale, les contraintes budgétaires, illustrées notamment par l'épuisement du budget consacré au soutien psychologique, imposent désormais des arbitrages de plus en plus difficiles.
Solidaires Finances Publiques 71 continuera de défendre une action sociale ambitieuse, et restera particulièrement vigilant sur les choix qui seront opérés dans les prochains mois.

