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Classes surchargées, locaux insalubres, manque d’enseignant·e·s, l’enfer de la sélection avec Parcoursup, conditions d’études indignes ont provoqué une explosion de colère dans les lycées maintenant rejoints par les étudiant·e·s qui se mobilisent partout dans le pays.

Casse des services publics, inégalités croissantes, difficultés à boucler les fins de mois, précarité, chômage à nouveau en hausse qui insécurise l’avenir, dégradation des conditions de vie et d’études : la colère des lycéen·ne·s et des étudiant·e·s est partagée aussi dans le monde du travail.

La journée de mobilisation du 6 octobre, où plus de 450 000 personnes ont manifesté sur l’ensemble du territoire mais aussi énormément de monde dans les rues de Limoges et de Saint Junien, où la plupart des lycées de la Haute-Vienne ont été bloqués, a montré que la colère des lycéen·ne·s et étudiant·e·s est profonde et partagée par de très nombreux salariés et une grande partie de la population.

Le gouvernement utilise tous les moyens pour étouffer cette mobilisation historique, à la fois par la répression mais aussi en fermant administrativement les lycées et en ouvrant des pseudos concertations démocratiques pour faire connaître les revendications des lycéen·ne·s ; ou en cherchant à décrédibiliser le mouvement en faisant passer les lycéen·ne·s pour des fainéants dont les seules revendications seraient de ne pas bosser. Ces derniers ne sont pas dupes et les mobilisations continuent et se développent.

Et puis devant la mobilisation le gouvernement recule et trouve miraculeusement 3 000 postes. C’est largement insuffisant pour répondre aux revendications mais cela confirme que la lutte paie !

Le mouvement de la jeunesse a fait mettre un genou à terre au gouvernement. C’est le moment de se mobiliser pour gagner avec elles et eux leurs revendications et :

  • l’augmentation générale des salaires et leur indexation sur les prix, pour pouvoir vivre dignement face à la hausse permanente des coûts de la vie .
  • la taxation des superprofits
  • Le partage des richesses, plutôt que toujours plus de dividendes et de cadeaux aux entreprises.
  • un budget juste qui réponde aux besoins de la population

Solidaires Finances publiques appelle également les agentes et agents de la DGFiP à être en grève et en manifestation ce 13 octobre. Nos revendications rejoignent celles des lycéen·ne·s, étudiant·e·s et celles du personnel de l’éducation nationale. Exigeons la fin des politiques austéritaires ainsi que la hausse des moyens humains et budgétaires pour nos missions de service public, nos conditions de travail, notre rémunération, nos retraites, et la mise en œuvre d’une fiscalité plus juste et plus progressive.

On soutient les lycéen·ne·s à partir de 7h30 devant les lycées ; et manifestation à 10h30 au Carrefour Tourny !