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Après le 29 septembre, le 6 et le 13 octobre, la colère sociale menée par les lycéens et étudiants ne s’essouffle pas. Partout sur les territoires, les jeunes se mobilisent pour pouvoir étudier et vivre dignement.
Leurs revendications sont les nôtres et montrent concrètement les conséquences désastreuses des politiques d’austérité imposées ces dernières années pour la majorité de la population avec des services publics de plus en plus dégradés.
Cette colère sociale légitime s’inscrit dans un contexte de hausse des prix du carburant et de l’énergie, de conditions de travail de plus en plus difficiles, de bas salaires, de précarité de l’emploi.
Dans le même temps, le gouvernement actuel propose un nouveau budget qui dégradera encore plus la vie des plus précaires, des retraités, des malades et des jeunes.
Il épargnera une fois de plus les plus grandes entreprises et les plus fortunés qui ne seront toujours pas mis à contribution en payant leur juste part d’impôt.
Depuis plusieurs semaines, des appels à manifester le 17 octobre se sont multipliés et sont repris par les lycéens, étudiants mais aussi un certain nombre d’organisations syndicales de différents secteurs d’activité.
Pour Solidaires Finances Publiques, cette journée s’inscrit totalement dans le mouvement social actuel et permettra de le renforcer partout sur le territoire.
Toutes et tous en manifestation le 17 octobre.

Classes surchargées, locaux insalubres, manque d’enseignant·e·s, l’enfer de la sélection avec Parcoursup, conditions d’études indignes ont provoqué une explosion de colère dans les lycées maintenant rejoints par les étudiant·e·s qui se mobilisent partout dans le pays.
Casse des services publics, inégalités croissantes, difficultés à boucler les fins de mois, précarité, chômage à nouveau en hausse qui insécurise l’avenir, dégradation des conditions de vie et d’études : la colère des lycéen·ne·s et des étudiant·e·s est partagée aussi dans le monde du travail.
La journée de mobilisation du 6 octobre, où plus de 450 000 personnes ont manifesté sur l’ensemble du territoire mais aussi énormément de monde dans les rues de Limoges et de Saint Junien, où la plupart des lycées de la Haute-Vienne ont été bloqués, a montré que la colère des lycéen·ne·s et étudiant·e·s est profonde et partagée par de très nombreux salariés et une grande partie de la population.
Soutien à la mobilisation légitime des lycées et universités
Solidaires Finances Publiques apporte son soutien à l'ensemble des étudiants, lycéens et personnels de l'éducation nationale qui se mobilisent pour disposer dignement des moyens d'étudier et de travailler, et condamne la répression policière disproportionnée mise en place pour étouffer leurs revendications.
Les personnels de la DGFiP, qui étaient en grève et actions le 29 septembre avec l'ensemble de la fonction publique, dénoncent eux aussi les budgets austéritaires de ces dernières décennies, qui ne cessent de fragiliser nos services publics et augmentent les inégalités.
Le projet de Loi de Finances ultra-austéritaire qui vient d'être présenté, avec notamment le gel des APL, des frais d'inscription supplémentaires (BTS et prépas) mais aussi le gel des salaires pour l'ensemble des personnels de la fonction publique, poursuit l'entreprise de destruction méthodique des politiques sociales et des services publics. Ce nouveau budget exige, une fois encore sous le prétexte de la dette, que la majorité de la population se serre la ceinture et offre de nouveaux cadeaux fiscaux aux plus fortunés et grandes entreprises.
Solidaires Finances Publiques, par ses expressions et ses mobilisations, s'inscrit dans cette lutte pour plus de justice fiscale, sociale et environnementale.
Du monde en grève, du monde en manif.
Il en reste !
Ceux qui malgré l’augmentation des prix ne sont pas résignés.
Ceux qui, malgré le ciblage incessant des politiques et médias envers les fonctionnaires, continuent de porter la volonté d’un service public de qualité.
Ceux qui, malgré le mépris d’une direction qui réduit les moyens et tire sur la corde, jusqu’à ce que nos collègues craquent et ne tiennent plus, décident de lutter.
Ceux qui, malgré la culpabilisation et les remarques de leur responsable sur le boulot qui « ne sera pas fait par leur faute », ne baissent pas les armes.
Ceux qui, malgré la perte de salaire et les fins de mois difficiles (fin de mois qui arrive de plus en plus tôt), savent qu’il y a bien plus à gagner au bout du combat que le sacro-saint « pouvoir d’achat » qu’on veut bien encore leur donner.
Il en reste et nous sommes déterminés !
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