TOUS ET TOUTES EN GRÈVE

ET A LA MANIFESTATION

DE MONTPARNASSE A PLACE D’ITALIE

LE JEUDI 16 JANVIER

Le 11 décembre, le Premier Ministre a annoncé les contours de la réforme systémique des retraites, dont l’essentiel était déjà connu, ainsi que de la réforme paramétrique qui l’accompagnait, afin d’atteindre la « règle d’or » d’équilibre financier en 2025. Malgré les inquiétudes sinon le rejet de sa réforme exprimées par les mobilisations successives, le gouvernement reste « droit dans ses bottes » et prêt à passer en force.

Les quelques concessions – qu’il a faites aux uns et aux autres pour diviser – ne changent pas la philosophie du projet. La réforme paramétrique qui s’appliquera à tous s’appuie sur la mise en place d’un âge « pivot ». D’autre part, la réforme systémique s’appuie sur la mise en place du système à points, avec la remise en cause du système de calcul de l’assiette servant à la liquidation de la pension. Celle-ci s’appliquera à partir de la génération 1975. Même pour ceux nés avant, il y a tant à perdre !

La réforme paramétrique : la mise en place de « l’âge pivot » ou d’équilibre :

Alors que le gouvernement prétend ne pas reculer l’âge légal de départ en retraite, il n’abandonne pas pour autant le principe de la mise en place d’un âge pivot à 64 ans qui sera progressivement mis en place à compter de 2022 et ce jusqu’à 2027.

Une décote de 5 % s’appliquera à ceux qui partiraient entre 62 ans et 64 ans. Ainsi, le

gouvernement veut nous inciter à travailler plus longtemps. Le discours consistant à dire qu’on ne veut pas supprimer l’âge légal de départ en retraite, tout en le reculant de fait est spécieux.

L’âge pivot s’applique à toutes les générations nées à compter de 1959 ! C’est cette réforme paramétrique qui lui a valu de perdre les syndicats dits « réformistes »

La réforme systémique : la mise en place du système à points :

Celui qui résume le mieux cette réforme c’est François FILLON, qui a prononcé cette phrase devant les organisations patronales le 9 mars 2016 : « Le système par point en réalité permet une seule chose, qu’aucun homme politique n’avoue, c’est de baisser chaque année, le montant, la valeur du point et donc de baisser le niveau des pensions. »

Le Premier Ministre a annoncé que la valeur de rachat du point ne pourra pas baisser. En revanche, elle pourra donc être gelée (ne pas augmenter, comme notre point d’indice). Actuellement, 10 € cotisés donneront droit à 0,55 € de pension. Cependant, le rendement définitif du point sera acté en 2024 selon les hypothèses économiques qui prévaudront.

Mais il existe d’autres variables d’ajustement : l’âge pivot, le taux de cotisation, la valeur d’achat du point. On peut donc imaginer que demain l’âge pivot sera à 67 ans, qu’il faudra cotiser 20 € pour un point… et comme notre mode de calcul de la pension va changer, nous sommes les grands perdants !

Le gouvernement promet qu’une pension minimale de 1 000 euros serait garantie… pour une carrière complète au SMIC. À noter qu’une telle carrière aujourd’hui génère une pension de 970 euros. 30 € ! Bravo à l’effort consenti ! Tout le monde aura compris que ceci ne règle pas le problème des carrières heurtées, ni celles des agriculteurs ou des commerçants qui n’ont aucune garantie d’avoir une carrière complète au SMIC.

La réforme du mode de calcul : la carrière complète :

Après la réforme dans le public, comme dans le privé , la pension sera calculée sur l’ensemble de la carrière y compris les moins favorables en termes de salaire, y compris les années blanches de chômage.

Mais alors me direz-vous : que prévoit le gouvernement en matière de prise en compte des primes ?!

« Pour les fonctionnaires concernés par la réforme, l’assiette et les taux de cotisation seront harmonisés entre fonctionnaires et salariés : les fonctionnaires cotiseront désormais sur leurs primes qui représentent en moyenne 22 % de leur rémunération. En outre, pendant la période transitoire de 15 ans pendant laquelle le taux de cotisation salarial sur les primes augmentera progressivement (afin de limiter l’impact sur le pouvoir d’achat des fonctionnaires), l’employeur prendra à sa charge le différentiel entre le taux salarial cible et le taux transitoire plus faible, afin que l’agent puisse se constituer des droits sur l’intégralité de ses primes dès l’entrée en vigueur du système universel. »

Le fait que ces cotisations augmenteront est inscrit dans le marbre mais pour la prise en compte des primes dans le calcul de notre retraite, c’est trop flou

En d’autres termes, le traitement net va baisser tout au long de la carrière  et nos retraites aussi

« Afin de favoriser la transition entre l’activité et la retraite et d’accompagner l’allongement de la vie active, la possibilité de stocker sur un compte épargne-temps des jours à prendre en fin de carrière à temps partiel, sera ouverte et encouragée. »

On nous explique simplement que l’on va assouplir le CET afin que vous travailliez plus

longtemps pendant que vous êtes « encore » en bonne santé.

Heure mensuelle d’information sur les retraites

Les bureaux des sections Solidaires Finances Publiques

DNEF et DVNI organisent une HMI pour répondre à toutes vos interrogations sur la réforme des retraites

 

Jeudi 4 décembre 2019 à 11 heures

En présence de Verveine Angeli, spécialiste du sujet des retraites à Solidaires

SALLE
RDC de la DVNI

HMI déposée auprès de la DNEF. Tu peux donc t'absenter de ton service pendant cette heure, tous les chefs de services sont informés.

Merci de diffuser ce message auprès des collègues

Comme chaque année, Solidaires Finances Publiques publie un rapport sur les résultats du controle fiscal.

Il sort cette année dans un contexte particulier: le gouvernement communique sur une nette amélioration des résultats du contrôle fiscal et la Cour des comptes devrait livrer bientôt ses conclusions suite à sa mission sur l'évaluation de la fraude fiscale.

 

Rapport : La fraude fiscale nuit gravement...

 

 

La section Solidaires Finances Publiques DNEF n’ a pas relayé fermement l’appel appel à la grève Fonction Publique du 27juin.

Au niveau national , seules quelques sections, du fait d’un contexte local, ont appelé à cette grève.

En deux mots, notre analyse de la période est la suivante.
Le projet des pouvoirs publics (Géo revisitée) impacte de très nombreux agents et services. Il s'inscrit dans une refonte plus globale de la DGFiP (externalisation de missions comme le plan cadastral vers l'IGN ou les expérimentations de 4 agences comptables ou encore le certificat de conformité fiscale par les commissaires aux comptes).
Nous avons alerté les agents et appelé à plusieurs journées de grève (5 en quelques mois), suivies "moyennement". Et celles-ci représentent un manque à gagner pour les agents qui les ont suivies.

Le 27 est une grève "fonction publique". Outre qu'elle vient un peu vite dans le calendrier et qu'elle s'ajoute à plusieurs journées de grève de "24heures" depuis moins de 6 mois, pour le coup, on a vraiment besoin d'une grève DGFiP efficace.

Pour autant, le syndicat est dans l'action, mais celle-ci prend plusieurs formes, l'objectif étant de créer un rapport de force global qui passera nécessairement par un mouvement de grève et autres actions, plutôt à la rentrée.

 

Avant cette période de rentrée, Solidaires Finances Publiques agit :
- une très large information des agents.
- intense communication à la presse (plusieurs communiqués, nationaux et locaux, souvent repris),
- des distributions de tracts au public comme nous l’avons fait lors de la manifestation du 28 mars.
- une information précise des élus locaux: nous avons rencontré l'association des maires ruraux de France et localement, des démarches sont engagées,

Ces actions doivent nous permettre de convaincre la presse et les élus que le projet est mauvais et les agents qu'il faut enfin faire une belle action de grève à la rentrée. En faisant ainsi, on espère être efficace.

 

Un CTL était prévu à la DNEF ce 27 juin. Nous n’avons pas pu suivre la demande de report de nos collègues de la CGT, n’ayant plus d’élus susceptibles de pouvoir siéger la semaine prochaine. Nous avons donc siegé au CTL avec la CFDT.

La déclaration liminaire, qui reprend le contexte global, une partie de notre analyse des résultats du contrôle fiscal et le contexte local est sur le site.

 

L’ Assemblée Générale Solidaires Finances Publiques de la DNEF aura lieu à la rentrée.