SIP de demain Chartres Dunois et Perche

Pour la direction, les différentes évolutions (PAS, suppression CAP et TH) ont conduit la centrale à remodeler l’organisation des SIP avant 2027. Les grandes lignes : participation de tous les agents à l’accueil, décloisonnement assiette – recouvrement, contrôle sur pièces d’initiative de 1er niveau (incitation à la régularisation).

Des changements interviennent dans la répartition actuelle des tâches des 3 équipes existantes et, nous dit-on, les collègues ont pu s’exprimer librement sur le sujet et choisir leur équipe.
Toutefois, il nous est indiqué que la répartition des tâches entre les équipes n’est pas figée.
De même, selon le directeur, rien n’est inscrit dans le marbre, si une équipe est sous dimensionnée, cela pourra être modifié.

Les 2 équipes dont la mission principale n’est pas l’accueil seront intégrées au planning accueil tous les jours (surtout en cas de forte activité) et interviendront uniquement en cas de besoin et selon la nature des besoins (assiette ou recouvrement).

L’accueil sur RDV sera prioritairement assuré par un cadre B mais, tous les collègues, tous grades confondus pourront être sollicités en tant que de besoin.

La formation sera adaptée au calendrier des travaux !

Le directeur confirme qu’il n’y aura pas de suppression d’antennes et que les agents qui avaient la certitude qu’elles le seraient, sont rassurés. Cependant, il n’a pas la prétention de dire qu’il a de la visibilité à long terme !

Pour Solidaires, cela ne rassure en rien les collègues qui ont déjà vécu de nombreuses désillusions par exemple sur la perte, localement, de certaines missions.

Nous rappelons tout d’abord que dans son constat la direction ignore allègrement les 14 suppressions d’emploi intervenues globalement sur ce SIP depuis 2021.

Nous dénonçons aussi la réduction drastique des plages d’accueil physique qui seront uniquement concentrées sur les matinées. Pour objectiver le débat, nous interrogeons le directeur sur le volume que représentaient les réceptions sur les après midi...

Pour le directeur, de toute façon l’accueil téléphonique et les e-contact sont l’essentiel, et nous sommes une des dernières administrations à assurer de l’accueil physique ! Il ajoute qu’avec la nouvelle doctrine, l’accueil physique se limite à 20h par semaine, circulez y a rien à discuter, et on s’adapte sur les flux constatés. Pas de possibilité de mix entre accueil matin et après midi.

Pour les représentants des personnels, bien évidemment que la réduction des accueils physiques entraîne logiquement une augmentation des autres canaux ! Nous ne partageons pas, non plus, la vénération de l’accueil sur rendez-vous.

Concernant le contrôle sur pièces d’initiative, expérimenté en Eure-et-Loir, nous déplorons que le service ne bénéficie pas d’effectifs supplémentaires pour assurer le retour de cette mission.

Comme lors de la mise en place à Dreux, nous demandons un bilan des primes d’accueil et de caisse et exprimons fortement notre crainte de voir celles-ci disparaître. Pas de réponse !
Pour l’heure, la direction précise que le bilan/ressenti sur la mise en place du SIP de demain à Dreux est prématuré, et qu’il n’y a pas de remontée négative, les indicateurs sont bons !

Pourtant, un témoignage exprimé en séance décrit le mal-être pour certains collègues, en évoquant la multiplication des informations et des compétences à acquérir, « cela fonctionnait mieux avant ».

Le directeur reste persuadé que :« si nous ne faisons rien, nous nous mettrons dans la difficulté ».
Notre réflexion, partant du principe que nous sommes déjà dans la difficulté, nous pousse à conclure que cette énième réforme n’y changera ….

Enfin, sollicité, le directeur ne se prononce pas sur d’éventuelles suppressions d’emplois à venir dans ce service.

Les représentants des personnels présents expriment leur opposition à l’unanimité. Le comité se réunira en 2ème convocation le 4/11.

Bilan du recrutement au choix :

La direction évoque les difficultés à pourvoir un certain nombre de postes de cadre. Peu de candidatures correspondent ! Et manque d’attractivité !

Sur les 12 candidats A+ recrutés dans le département, 7 y étaient déjà.

Pour les A, il nous semble que la sélectivité s’avère disparate suivant l’implantation des postes.

Sur les 11 élus, 7 occupaient déjà leur poste en tant qu’ALD, pour les 4 autres 50 % obtiennent leur 1er vœu.

Disons-le, ce système d’affectation nous laisse sur un sentiment d’opacité !

Quant à sa lourdeur, pour les recruteurs et les services RH, qui est relaté par la direction, chacun l’appréciera comme il l’entend !

Profitant du sujet, nous évoquons les difficultés liées aux affectations des 14 B stagiaires qui arriveront en avril dont 12 se feront sur Châteaudun.

Bilan des entretiens professionnels :

La direction nous précise qu’une réunion avec les notateurs avait été organisée pour leur rappeler la bienveillance à avoir et l’importance des appréciations dans le cadre des listes d’aptitude et de la mobilité.

Cependant, nous demandons que les appréciations littérales soient plus étoffées tant au niveau du N+1 que du N+2.

Outre le fait qu’aucun recours n’a été formulé dans la direction, en local ou en national, ce qui pourrait apparaître comme un signe de satisfaction, nous émettons l’hypothèse qu’un grand nombre de collègues n’attachent plus d’importance à leur compte rendu d’évaluation.

Comme de coutume, nous regrettons que ce système participe d’une individualisation à outrance qui n’apporte rien aux collectifs.

Nous déplorons, une fois de plus, qu’aucun bilan qualitatif ne nous soit présenté. Il serait très intéressant de connaître globalement la proportion de collègues qui bénéficie d’un même niveau d’évaluation pour formuler une analyse critique et une revendication motivée.