«  Ainsi les premiers seront les derniers, et les derniers seront les premiers »

(Saint Matthieu)

 

Les nouveaux inspecteurs, actuellement en formation à l’ENFIP, viennent de connaître, fin octobre 2019, leur affectation en mai 2020.

Pour la seconde fois, après 2018, leur ont été offerts de très nombreux postes, en province comme en région parisienne, qui ont été refusés aux titulaires au mouvement de mutation de juin précédent.

Ces nouveaux inspecteurs n’y sont pour rien, mais en bouleversant ainsi les règles établis, en laminant le principe de l’ancienneté, la Direction Générale brise l’espoir de milliers d’agents.es qui souhaitaient rejoindre ces départements, après avoir souvent fait preuve d’une grande patience, désormais vaine.

Cela atteste de la réalité du sentiment qu’éprouve pour nous le pouvoir politique et administratif : du mépris.

Tout comme en témoigne la « géographie revisitée », qui impactera gravement la vie professionnelle et personnelle de dizaine de milliers d’agents-es de la DGFIP.

 

Après le score élevé de la grève du 16 septembre dernier dans notre administration, près de 40 %, la seule conclusion qu’en tirait notre ministre, dans une interview au « Parisien » du 17 septembre, était que «  2/3 des agents n’ont pas fait grève » et approuvaient de fait la politique menée.

 

Laisserons nous dire que nous acceptons ces mesures qui détruisent les règles de gestion, notre cadre de vie professionnel et personnel, que nous nous réjouissons de contraintes au travail toujours plus fortes, d’un stress grandissant ?

 

Le 14 novembre,

toutes et tous en grève,

tous et toutes à la manifestation nationale à Bercy !

DGFIP: Appel intersyndical à la grève le 14 novembre.
 
Le 14 novembre prochain, l'intersyndical Solidaires-CGT-FO-CFDT-CFTC appellent l'ensemble des agents.es de la DGFIP à se mettre en grève contre la réforme Darmanin sur le réseau de proximité. (voir le tract)
Si cette réforme n'a pas de conséquences immédiates et directes pour nous à la DIRCOFI IDF, les motifs d'insatisfactions ne manquent pas pour soutenir cette action: conditions de travail, règles de mutations et d'affectations,suppressions d'emplois, rémunérations, réforme de la Fonction Publique...
 
Aussi il est important de réussir cette journée de grève car comme l'a rappelé M Darmanin dans le parisien au lendemain de la journée du 16 septembre "Je constate aussi que les deux tiers des des agents n'ont pas fait grève". Autrement dit, les "non grévistes" sont satisfaits de ma politique. ( article )
Perdre une journée de salaire pour une grève n'est jamais un plaisir mais malheureusement les propos du ministre démontrent bien que cela reste pour eux les seuls Alpha et Omega pour nous considérer.
 

Aussi toutes et tous en grève ce jeudi 14 novembre !

Nous vous invitons également à venir en discuter en: 

    HMI ce mardi 12 novembre à 13h45 en salle des relais.

Visite ministérielle :

droit de suite contre contrôle inopiné.

 

Mercredi 23 octobre, certains agents de la DIRCOFI IDF ont pu apercevoir dans le hall des journalistes qui semblaient suivre des personnalités. Mais lesquelles ?

Tom (Cruise) et Nicole (Kidman) venant inaugurer le nouveau siège de la scientologie, le bâtiment près du notre, et qui se seraient trompés de porte ?

Mieux que cela. Gérald (Darmanin) et Nicole (Belloubet), venus ensemble, et par surprise, célébrer le premier anniversaire de la loi du 23 octobre 2018 relative à la lutte contre la fraude.

Visite inopinée ? C’est en effet quasiment ainsi que, le mardi 22 octobre à 16h, a été présentée aux représentants des organisations syndicales cette descente ministérielle. La direction nous a indiqué qu’elle avait été informée de cette possibilité le matin même, confirmée ensuite simplement l’après-midi, pour une effectivité le mercredi matin.

On imagine le scénario. Mardi 22 octobre 9h à Bercy. Consultant négligemment son calendrier, le ministre des comptes publics aperçoit un post-it rappelant que le 23 était la date anniversaire de la loi contre la fraude. Faisant preuve de sa réactivité habituelle, il téléphone aussitôt à la ministre de la justice pour lui proposer une petite balade en banlieue. Coup de chance, elle n’avait rien de prévu. Le temps que le chef de cabinet du ministre s’assure que le DG de la DGFIP serait là, que la direction de la DIRCOFI IDF serait bien présente (et non en villégiature dans un quelconque château, comme la semaine précédente), que le préfet n’était pas occupé par ailleurs, que pouvaient être présents des journalistes, qu’il y avait à proximité trois cars de CRS et un escadron de gendarmerie (sait-on jamais) et le tour était joué.

Ceci expliquant cela, l’administration ne pouvait donc nous prévenir que la veille à 16h. Mais dans un souci sincère de dialogue social, il nous fut indiqué qu’un conseiller du ministre était disposé à nous recevoir.

Tel était, de facto, la présentation politico-administrative.

Nous avons perçu les choses de façon différente.

En pleine campagne de « géographie revisitée », toute visite du ministre ou du directeur général suscite fréquemment des manifestations hostiles d’agents, exaspérés par les projets qui pourraient bouleverser leurs vies professionnelles et personnelles. Autant limiter le risque en informant les organisations syndicales le plus tard possible.

De même, en prenant les représentants des personnels à froid, on restreint leur possibilité de préparer efficacement une rencontre.

Dès lors, c’est à dessein que l’on nous prévint en dernière minute.

De ces deux versions, nous laissons chacun apprécier laquelle lui paraît la plus crédible.

A quand un séminaire des contrôleurs au château de Fontainebleau ?

 

Le jeudi 17 octobre, beaucoup d’agents de la DIRCOFI IDF ont constaté qu’il n’y avait pas un seul employé supérieur dans nos murs. Epidémie sélective due au surmenage statistique de fin d’année ? Non, par le biais de quelques informés, ils ont appris que se tenait à Saint-Germain en Laye un séminaire des cadres.

De tristes souvenirs sont alors remontés à la surface. En 2008, la directrice de la DIRCOFI IDF Ouest avait décidé de cultiver l’entre-soi et de flatter l’égo de ses subordonnés immédiats. La quarantaine de chefs de service avait été invitée en grande pompe au château de Chantilly (ville dont le maire, pur fruit du hasard, était le ministre du budget en fonction, Eric Woerth). Au programme de la journée de ces heureux élus, transportés en bus affrété à cette occasion : visite privée du château, petits fours, repas fin et champagne, le tout agrémenté d’un discours sur la façon de faire avaler des couleuvres aux simples agents.