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Ce lundi 2 novembre, nombre d'entre nous a eu un problème de sur-prélèvement sur le ticket de caisse pour les passages jusque 12h45.

Ce serait dû à un "bugg" en lien avec la baisse du droit d'admission et sa répercussion automatique sur la subvention DIRCOFI. Le droit d'admission est passé à 5,89€ au lieu de 7,01€ et la subvention DIRCOFI diminuée à 7,45€ au lieu de 8,57€.

Sur les anomalies relevées ce lundi, l'admission serait restée à 7,01€ alors que la subvention DIRCOFI aurait été portée à 4,75€.

Nous vous invitons à consulter sur le site du restaurateur que votre solde a bien été re-crédité correctement.

Partie de Mayotte début septembre, la mobilisation des lycéens et étudiants sur l’ensemble des territoires est sans aucun doute la meilleure nouvelle de cette rentrée. Leurs revendications réclamant entre autres plus de moyens pour étudier et vivre dignement sont les nôtres. Ce sont celles que nous portons depuis des années pour notre service public, ce sont elles que nous avons portées lors de la grève Fonction Publique du 29 septembre et que nous porterons avec l’ensemble des organisations syndicales de la DGFiP et de l’interpro le 5 novembre.

Face à ces mobilisations d’ampleur, la seule réponse du Gouvernement est celle du mépris, du tout sécuritaire, de la répression, des interdictions de manifestations, de l’utilisation des dispositions administratives antiterroristes (MICAS) pour empêcher des militantes et militants de manifester… En un mot : des atteintes sans précédent à nos libertés publiques et à l’État de droit !

Répondre à nos revendications légitimes : une urgence !

Depuis la mi-septembre, 12 000 personnes, dont de très nombreux mineurs, ont été placées en garde à vue et souvent dans des conditions inacceptables. C’est du jamais vu dans l’histoire sociale de notre pays et cela avant même la journée du 17 octobre. Si les dégradations, de bâtiments publics (dont le site DGFiP de Réaumur à Paris) et de 2 000 commerces sont injustifiables, nous devons condamner l’instrumentalisation qui en est faite par certaines forces politiques et le pouvoir exécutif, et ne pas oublier non plus les blessés graves dus, notamment, à l’utilisation de grenades explosives par les forces de l’ordre. Aujourd’hui, le Gouvernement restreint voire interdit notre droit de manifestation et de contestation. Malgré cela, comme le 24 octobre et le 31 octobre l’ont démontré, la colère sociale ne cesse de s’amplifier et les manifestants et manifestantes sont encore et toujours au rendez-vous, dans la joie et la détermination.

Les revendications contre la baisse drastique du pouvoir d’achat, pour plus de justice sociale, fiscale et environnementale, sont balayées d’un revers de la main. Les revendications des lycéennes et lycéens n’ont quant à elles donné lieu qu’à des réponses très largement insuffisantes. Ces revendications, estimées à 12 milliards d’euros, sont largement finançables en créant par exemple, comme le proposent certains économistes, un impôt sur les héritages supérieurs à 4,2 millions d’euros qui n’impacterait que 1 % des Français et qui rapporterait, dès 2027, 12,5 milliards d’euros. Rappelons également que la fraude et l’évasion fiscales coûtent toujours 80 à 100 milliards d’euros par an ! Mais une fois encore, le Gouvernement refuse de trouver des nouvelles recettes et de mettre à contribution les plus fortunés qui ne cessent depuis 10 ans de s’enrichir alors que la majorité de la population, des fonctionnaires, des salariés, des retraités voit son pouvoir d’achat dégringoler.

Montée du racisme et de la xénophobie

Dans ce contexte extrêmement tendu, l’extrême-droite n’est pas en reste. Lors des manifestations du 24 et du 31 octobre, des groupes ont agressé de nombreux manifestantes et manifestants avec une certaine impunité de la part des forces de l’ordre.

La parole raciste et xénophobe, inlassablement relayée dans l’espace médiatique et en particulier dans les médias du groupe Bolloré (CNews, Europe 1, JDD…), continue de faire progresser l’extrême-droite. Pire, elle contribue, avec la propagation de son fonds de commerce, le racisme, à nourrir les idéaux les plus abjects et à faire sortir certains loups du bois, dont l’un est allé jusqu’à tuer Pengo Bossio Wangi le 23 octobre dernier.

Le sujet n’est pas, comme on nous le reproche souvent, seulement « politique ». Il est à 5 mètres de nous lors de nos manifestations, parfois encore plus près, dans nos familles, nos services et dans notre quotidien. Notre syndicalisme doit, plus que jamais, continuer de s’inscrire dans la lutte contre les idées autoritaires, liberticides et racistes.

Pour cela, la journée de mobilisation du 5 novembre revêt une importance toute particulière, d’autant plus quand le Gouvernement commence à céder. La force des grèves du 5 novembre sera déterminante pour la suite du mouvement.

Nous devons, par la présence de toutes et tous, marquer notre détermination à faire aboutir nos revendications pour notre pouvoir d’achat, nos services publics et la justice fiscale, sociale et environnementale, mais nous devons aussi y porter notre rejet de toutes les formes de discriminations distillées par l’extrême-droite.

Nous devons faire entendre notre voix le plus fort possible.

Toutes et tous en grève le 5 novembre !

Tract intersyndical DGFIP - Défendre le service Public

Solidaires - 5 Raisons de faire grève le 5/11

Depuis plusieurs semaines, les lycéens et étudiants se mobilisent afin d’obtenir des moyens pour étudier dignement. Leurs revendications font écho aux nôtres et à celles que nous avons portées lors de la journée de grève du 29 septembre dernier.

La journée de mobilisation du 6 octobre, où plus de 450 000 personnes ont manifesté sur l’ensemble du territoire, a montré que la colère des lycéens et étudiants est profonde et partagée par de très nombreux salariés et une grande partie de la population.

Le gouvernement utilise tous les moyens pour étouffer cette mobilisation historique, à la fois par la répression mais aussi en fermant administrativement les lycées et en ouvrant des pseudos concertations démocratiques pour faire connaître les revendications des lycéens. Ces derniers ne sont pas dupes et les mobilisations continuent et se développent.

Face aux projets de budgets austéritaires proposés par le gouvernement qui accentuent les inégalités et la pauvreté et fragilisent toujours plus les services publics, en particulier le nôtre, nous devons, actifs et retraités nous mobiliser.

L’appel intersyndical interprofessionnel du 5 novembre est une perspective possible pour continuer à amplifier cette mobilisation mais pour Solidaires Finances Publiques, c’est dès maintenant qu’il s’agit de se mobiliser et d'être présents massivement dans la rue.

L’intersyndicale de l’éducation nationale et les organisations de jeunesse appellent à une nouvelle journée de grève et de manifestations le 13 octobre.

Solidaires Finances publiques appelle également les agentes et agents de la DGFiP à être en grève et en manifestation ce 13 octobre. Nos revendications rejoignent celles des lycéens, étudiants et celles du personnel de l’éducation nationale. Exigeons la fin des politiques austéritaires ainsi que la hausse des moyens humains et budgétaires pour nos missions de service public, nos conditions de travail, notre rémunération, nos retraites, et la mise en œuvre d’une fiscalité plus juste et plus progressive.

Vous trouverez ci-dessous la liminaire lue lors du CSA L Formation Spécialisée qui se tient ce matin.

pdfSolidaires_Fip_liminaire_CSAL_FS_28_septembre_2026.pdf

Monsieur le président de la Formation Spécialisée,


En préambule de cette liminaire, nous souhaitons rappeler les délais de communication des documents concernant les instances du dialogue social.
L’Article 4 du guide de la DGAFP : Guide relatif aux comités sociaux d’administration et aux formations spécialisées de la fonction publique de l’État, énonce :
Le président du comité convoque les représentants titulaires du personnel. Il en informe leur chef de service.
Les convocations leur sont adressées, accompagnées de l’ordre du jour et des documents qui s’y rapportent par voie électronique, quinze jours au moins avant la date de la réunion. En cas d’urgence, ce délai peut être ramené à huit jours.
L’article 3 du règlement intérieur du CSA de la Dircofi Ile de France réaffirme les mêmes délais.

Ces délais permettent aux représentants des personnels l’examen serein des points à l’ordre du jour.
Pour la FS de ce jour, nous avons reçu les documents le 21 septembre au soir, soit 7 jours avant l’instance.
Ce délai n’a pas permis un travail de préparation adéquat.
Solidaires Finances Publiques a décidé de siéger malgré tout, mais nous demandons à ce que le délai de 15 jours soit désormais respecté.
En cas de non-respect de ces délais, nous demanderons systématiquement le report de l’instance convoquée à une date conforme aux délais.

L’instance de ce jour se tient à la veille d’une date de mobilisation nationale de toute la fonction publique.

Autorisations Spéciales d’Absence, baisse de l’indemnisation des arrêts maladie, temps partiel thérapeutique… Pendant que les agentes et agents faisaient vivre les services publics, le gouvernement publiait plusieurs textes défavorables. Une même logique les traverse : réduire nos droits, renforcer les contrôles et faire de notre santé une variable d’ajustement, sans agir sur les organisations du travail ni le manque d’effectifs.


Le décret du 6 juillet 2026 fixe, à compter du 1er janvier 2027, un nouveau régime des autorisations spéciales d’absence liées à la parentalité et aux événements familiaux, malgré l’opposition unanime des organisations syndicales.
Pour soigner ou garder un enfant de moins de 16 ans, les personnels à temps complet ne disposeront que de six jours par an, quel que soit le nombre d’enfants. Ces jours resteront soumis aux nécessités de service et seront proratisés pour les temps partiels. Le doublement à douze jours sera réservé aux familles monoparentales. Aucune ASA n’est prévue pour certains événements, comme le décès d’un grand-parent ou un déménagement.

Depuis le 1er septembre, une première prescription est limitée à 31 jours et chaque prolongation à 62 jours. Au contrôle médical existant s’ajoute désormais un contrôle administratif de la présence au domicile. Une absence jugée injustifiée pourra entraîner la suspension de la rémunération jusqu’à la fin de l’arrêt.
Après la rémunération réduite à 90 % et le jour de carence, la maladie est encore traitée comme un coût et les personnels comme des suspects. Plutôt que d’agir sur les conditions de travail qui portent atteinte à la santé, le gouvernement contrôle davantage les agent·es et les médecins.
Le temps partiel thérapeutique pourra désormais être refusé ou interrompu au nom de « la continuité et du fonctionnement du service ». Subordonner cette reprise aux nécessités de service revient à faire supporter aux agent·es les conséquences du manque d’effectifs.

Et pour nos salaires ? Toujours rien !

Le 8 juillet, le gouvernement a confirmé le gel du point d’indice. Dans le même temps, 862 000 agentes et agents ont un traitement indiciaire inférieur au SMIC et ne le dépassent que grâce à une indemnité différentielle.
Nos droits diminuent, nos conditions de travail se dégradent et nos rémunérations décrochent. Plutôt que d’agir sur le travail, ses moyens et son organisation, le gouvernement privilégie la restriction des droits, le contrôle des absences et la réduction des dépenses.
En parallèle, les entreprises françaises ont versé 61 milliards de dividendes à leurs actionnaires au deuxième trimestre 2026, soit le montant le plus élevé en Europe !
Et c’est sans vergogne que Total menace de lever le plafonnement sur le prix des carburants, en cas de taxe exceptionnelle sur ses supers-profits.

Pour toutes ces raisons, Solidaires Finances Publiques appelle à la grève du 29 septembre.


Solidaires Fonction Publique revendique une revalorisation immédiate du point d’indice, l’attribution de 85 points pour toutes et tous et son indexation sur l’inflation.

 

Comment aborder l’instance de ce jour sans évoquer le feuilleton de l’été à la DGFIP : Amélie et la métaphysique des fuites de données.