Plus qu’un jour férié, le Premier Mai est la journée internationale de solidarité et de lutte des travailleuses et des travailleurs. Il symbolise les conquêtes sociales arrachées par les luttes, parfois au prix du sang des nôtres, et rappelle la nécessité de poursuivre le combat pour plus de justice sociale, contre toutes les formes d’exploitation. Le 1er mai 1891 à Fourmies, c'est par des balles que la troupe répondit aux manifestants qui réclamaient la journée de huit heures. Et ce 1er mai 2026, le Gouvernement voulait faire passer une loi pour contraindre plus d’un million de salariés à travailler ce jour sacré, conquête collective arrachée au prix du sang des nôtres, le seul jour chômé depuis 79 ans.
Face aux attaques contre le Premier Mai, répondons par des mobilisations massives et réapproprions-nous ce jour qui nous appartient. En effet, alors que les prix de l’énergie explosent, nos rémunérations stagnent toujours et les inégalités entre les femmes et les hommes sont toujours aussi importantes. L’inflation repart en forte hausse pendant que les salaires, traitements et pensions sont bloqués et les aides du Gouvernement ne sont orientées que vers les entreprises qui touchent déjà sans contrepartie plus de 211 milliards d’aides publiques chaque année. Nous revendiquons des augmentations immédiates de rémunération pour vivre dignement, l’indexation de celles-ci sur l’inflation et le blocage des prix du carburant et des biens essentiels.
Après des années de régressions sociales, les politiques menées fragilisent les droits des travailleurs et pèsent sur leurs conditions de vie et sur l’accès aux droits fondamentaux. Derrière les discours, les choix politiques actuels font peser sur le monde du travail le coût des crises et des orientations budgétaires. Les plans sociaux se multiplient, les services publics sont affaiblis et la hausse du coût de la vie aggrave les inégalités, alors même que les richesses produites continuent d’augmenter. Dans ce contexte, les discours de division progressent et détournent des réponses à apporter aux urgences sociales. Nous affirmons au contraire que seule l’unité du monde du travail permettra d’imposer d’autres choix. Il est indispensable de rompre l’isolement. Rejoindre nos syndicats, c’est s’organiser pour résister et gagner d’autres choix car des alternatives existent face à l’avenir mortifère qu’ils nous promettent.
A Marseille (10h30 - Vieux-Port) comme dans de très nombreuses villes du département (Salon, Martigues, Aix, Arles, Port-de-Bouc, Port-Saint-Louis, Aubagne... etc.), Solidaires Finances Publiques 13 appelle les agents de la DRFiP PACA 13 à rejoindre les cortèges unitaires du monde du travail à l'occasion de ce 1er mai.


