Au niveau national le 30 mars comme au plan local le 2 avril, votre syndicat Solidaires Finances Publiques 13 a interpellé les Directions face à l'augmentation des prix du carburant et des produits de première nécessité de ces dernières semaines. En effet, la situation internationale, marquée par les conflits, a un impact sur le pouvoir d’achat des agents de la DGFiP ; d'autant plus que nous subissons une perte conséquente de notre pouvoir d’achat depuis plusieurs années. Par ailleurs, le relâchement de notre maillage territorial ("Nouveau Réseau de Proximité") et la modification des règles de gestion nous conduisent, trop fréquemment, à devoir exercer nos missions loin de notre domicile familial.
La Directrice Générale se retranche derrière l'attente de décisions ministérielles, en appelant les agents au covoiturage et en considérant que cette question n'est pas "un sujet majeur pour un nombre important d'agents". La Directrice Régionale n'a, à l'heure où nous rédigeons ces lignes, pas répondu à notre courriel. Toutefois, le 8 avril, à l'occasion de la première convocation du Comité Social d'Administration Local (C.S.A.L.), Solidaires Finances Publiques 13 a interpellé de nouveau la Direction. Le Président de séance nous a infomé que consigne avait été donnée aux Responsables de service d'apprécier la situation individuelle de chaque agent résidant loin de son lieu de travail et ne disposant pas de moyen de transport alternatif au véhicule personnel pour envisager l'octroi d'un éventuel troisième jour hebdomadaire de télé-travail exceptionnel.
Pour Solidaires Finances Publiques 13, cet énième épisode illustre à nouveau l'impérieuse nécessité d'augmenter les rémunérations des agents de la DGFiP, des fonctionnaires comme de l'ensemble des travailleurs, particulièrement en cet instant où certains profiteurs de guerre s'engraissent sur le dos de nos besoins énergétiques et des conflits déclanchés partout dans le monde au mépris de la paix des peuples, de la justice fiscale et de l'urgence climatique.
L'ensemble de votre équipe militante Solidaires Finances Publiques 13 demeure mobilisée sur ce sujet.
Tu trouveras ci-jointe la déclaration liminaire lue par les élus Solidaires Finances Publiques 13 en ouverture du Comité Social d'Administration Local (C.S.A.L.) du 8 avril 2026.
liminaire_CSAL_08-04-2026.pdf
Lors des débats, essentiellement consacrés au point 3 de l'ordre du jour (point facturation électronique), nous n'avons obtenu aucune réponse satisfaisante. Nous avons eu droit à un magnifique " Je n'anticipe rien ! " de la part du Président de séance qui mise sur la capacité d'adaptation des services et en particulier des S.I.E., renvoyant systématiquement la responsabilité de la mise en place de la réforme à l'échelon national et aux Responsables de services. La Direction encore une fois minimise la charge supplémentaire de travail occasionnée par cette nouvelle mission. Aucun abondement d'effectif, aucune révision des objectifs et des conditions matérielles plus que floues. Si on ne compte que sur les voies institutionnelles, il faudra donc faire avec les moyens existants... Les représentants de Solidaires Finances Publiques 13 prennent acte de ces non-réponses et seront particulièrement vigilants à ce que les conditions de travail dans ces services ne se dégradent pas.
Au sujet du "bilan de la campagne des avis", soumis lui aussi "pour information", Solidaires Finances Publiques 13 a pointé le manque d'habilitations et de formation octroyées pour permettre une véritable prise en mains de l'outil MAJIC par les collègues des S.I.P., les nombreux couacs relevés à l'occasion du "recentrage de la T.H.R.S." et enfin, et peut-être surtout, l'inutilité du soutien téléphonique national, qui grève les services locaux en personnel pour in fine n'apporter que très peu de réponses aux usagers puisque redirigés vers leur S.I.P. de rattachement.
Dès les premiers jours de l'année, afin de faire vivre le syndicalisme de proximité que nous portons et que vous espérez, Solidaires Finances Publiques 13 est venu à votre rencontre dans le cadre de nos visites et Heures Mensuelles d'Information (H.M.I.) de rentrée, sur l'ensemble des sites de pleine compétence du département. Ces échanges nous ont permis d'entendre vos attentes, parmi lesquelles notamment un besoin de proximité auquel nous répondrons par des visites plus régulières de notre équipe militante. La nécessaire impulsion d'une nouvelle dynamique intersyndicale locale a aussi été évoquée et nous y veillerons, en poursuivant nos efforts pour réactiver les démarches unitaires concrètes autour de revendications partagées et claires et de moyens d'actions efficaces et courageux.
La campagne nationale d’évaluation professionnelle va arriver bientôt. Vous pourrez là encore à cette occasion, faire confiance à la technicité et à l'efficacité et votre équipe syndicale.
Utile et efficace, notre action syndicale visera encore cette année à impulser des dynamiques collectives de lutte pour nos missions, nos emplois, notre rémunération, nos conditions de travail, ainsi qu'en faveur d'une société plus juste et solidaire. Donnons du sens au travail par l'implication syndicale, donnons du poids à nos revendications par l'adhésion syndicale, volontaire et consciente.
Notre force, c'est le nombre et vous le savez, le début d'année civile marque traditionnellement le coup d'envoi de notre campagne d'adhésion. Notre poids dans les rapports de force locaux et nationaux, notre légitimité face aux Directions Régionale et Générale se définit aussi par notre capacité à faire adhérer les collègues à nos principes, à nos actions, à établir collectivement un revendicatif commun. Adhérer, c'est être utile, c'est faire sens.
Vous trouverez ci-joints un bulletin d'adhésion ainsi que le tableau du barème des montants annuels de cotisation (celui-ci est fixé pour chaque agent selon son grade et son échelon au 01/01/2026). Vous pouvez régler votre cotisation syndicale 2026 auprès de votre correspondant de service (ou de site) ou du local syndical départemental de Marseille Prado - Borde - Liandier. En outre, régler sa cotisation en ligne par carte bancaire reste possible pour 2026 (possibilité de payer de manière échelonnée jusqu'à quatre échéances) via https://adherer.solidairesfinancespubliques.org/adherer Rappelons enfin également que l’encaissement des cotisations annuelles peut être décalé et/ou réglés en plusieurs fois selon la situation de chacun, et que l'adhésion syndicale ouvre droit à un avantage fiscal sous forme de crédit d’impôt égal à 66% du total de la cotisation versée.
Votre équipe militante demeure à votre entière disposition. D'avance merci pour votre confiance, encore meilleurs vœux et à très bientôt.
Les débats sur le budget 2026 se poursuivent mais le constat est déjà sans appel : la Fonction Publique et ses agents seront, une nouvelle fois, sacrifiés sur l’autel de l’austérité. 3.119 suppressions d’emplois, gel des rémunérations, suppression de nombreux opérateurs : voilà en quelques mots ce que nous prépare le nouveau Gouvernement.
Une fois encore, le Ministère des Finances, cible privilégiée, est mis à contribution et voit le nombre de ses emplois corrigé… à la baisse ! Et comme toujours, c’est la DGFiP qui paie le prix le plus lourd, avec 558 suppressions d’emplois prévues pour 2026 qui se rajoutent aux plus de 30.000 subies ces dernières années, et des restrictions sur le budget de fonctionnement qui s’annoncent pour 2026, par exemple en matière de rénovation bâtimentaire (pourtant indispensable pour lutter contre l’inconfort thermique des locaux et les gaz à effet de serre).
Derrière ces chiffres, ce sont des équipes fragilisées, des services publics affaiblis, des usagers délaissés. Solidaires Finances Publiques dénonce avec force cette politique d’asphyxie. La charge de travail explose, les conditions se dégradent, le sens du travail s’effrite. Combien de drames faudra-t-il encore ? Les suicides et tentatives de suicide qui ont endeuillé la DGFiP en 2025, les alertes du rapport de la Cour des Comptes, les témoignages de collègues épuisés : tout cela devrait suffire à stopper cette fuite en avant. Mais rien ne semble freiner cette mécanique infernale qui broie les personnels et détruit le service public.
Solidaires Finances Publiques exige pour les agents de la DGFiP respect, moyens (humains, matériels et législatifs) et justice salariale, notamment par :
- une revalorisation immédiate de la valeur du point d’indice ;
- de véritables mesures catégorielles pour tous ;
- un plan de recrutements avec un plan de qualification à la DGFiP ;
- le comblement a minima des postes vacants ;
- la reconnaissance du travail des agents et des missions de service public.
En parallèle, le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (P.L.F.S.S.) prévoit de faire la guerre aux malades avec le nouveau doublement, après celui de 2024, des participations forfaitaires qui s'appliquent à toutes les consultations ou actes réalisés par un médecin, et des franchises médicales qui concernent les médicaments, les actes paramédicaux et les transports. La durée des arrêts de travail initiaux serait limitée à 15 jours pour un médecin de ville et à 30 jours par un médecin de l’hôpital avec des renouvellements par tranche de 2 mois maximum ; une mesure qui obligerait les malades à multiplier les consultations et donc leurs dépenses, mais aussi à alourdir la charge des médecins. Les indemnités journalières des affections de longue durée (A.L.D.) comme les dépressions légères ou encore des troubles musculo-squelettiques ne seront plus versées que pendant un an. Jusque-là exonérées, les indemnités journalières pour A.L.D. seraient désormais fiscalisées. Pour Solidaires Finances Publiques, ce n’est pas à la majorité de la population de payer la facture, alors que les Gouvernements ont organisé et instrumentalisé le déficit de la Sécurité Sociale. Nous revendiquons que toutes et tous, indépendamment de leur situation financière, puissent se soigner. C’est pourquoi nous revendiquons une assurance maladie obligatoire et universelle remboursant à 100 % les dépenses de santé.
Pourtant, un autre budget est possible : https://solidaires.org/sinformer-et-agir/brochures/argumentaires/budget-2026-analyse-et-revendications-de-solidaires/
Face à ces choix budgétaires, la mobilisation du monde du travail est une impérieuse nécessité. Après les mobilisations de septembre et du 2 octobre, il convient d'amplifier le rapport de force et Solidaires Finances Publiques 13 appelle ainsi l'ensemble des agents de la DRFiP PACA 13 à se mettre en grève le mardi 2 décembre et à se rassembler à partir de 10h30 aux Réformés (Marseille). Pas d’économies sur nos vies !



