La Direction locale a convié les organisations syndicales de la DRFiP PACA 13 à une "réunion informelle [...] consacrée à la cyberattaque dont a été victime la DGFIP" ce jeudi 27 août.
En effet, fin juin, un pirate informatique s'est introduit dans le système d'information de la DGFiP et a volé un volume important de données. Cette triple cyberattaque (fuite annoncée le 12 août de données fiscales de 678.000 usagers dont 350.000 particuliers, celle du cadastre annoncée le lendemain, et enfin celle du portail des services des successions vacantes) fait suite à notre alerte du 18 juin relative aux fuites de données de la messagerie “sécurisée” de l’État et celle de France Service, à la fuite des données issues du Fichier national des Comptes Bancaires (FiCoBa) en février... Elle a été rendue possible par le manque de moyens techniques, humains et financiers, et surtout par le fait que la cybersécurité n'ait jamais été une priorité à la DGFiP.
Localement, la plupart des éléments énoncés aujourd'hui par la Direction Régionale reprennent les annonces de la Direction Générale sur les mesures prises et à venir (coupure d'accès au portail PIGP, renforcement de la formation en matière de cybersécurité... etc.). Solidaires Finances Publiques 13 a attiré l'attention sur les conséquences probables, et à anticiper donc par les Directions, de ces décisions (usagers mécontents et suspicieux en cette période d'avis d'impositions diverses pouvant générer un afflux conflictogène de sollicitations physiques, transmissions d'actes entre offices notariaux et services de la sphère patrimoniale, gestion des collègues en détachement ou en congé maladie sans VPN... etc.). Les éléments de langage à communiquer se veulent rassurant. Mais chacun aura bien compris que cet incident créé une véritable crise.
A la communication politique et directionnelle, tardive et parcellaire, Solidaires Finances Publiques oppose son exigence de transparence sur cette cyberattaque et l'information de tous les usagers et services concernés. Plutôt que des cris anti-fonctionnaires et des promesses démagogiques, il faut de façon urgente tirer les conséquences de ces incidents : la protection des données, des usagers et des personnels ne doit pas être une simple variable d'ajustement budgétaire. La résorption de la dette technique de la DGFiP doit être érigée au rang de priorité avant d'envisager une poursuite de la fuite en avant du toujours plus de numérique, de données, d'interconnexions et d'accès distants sans sécurité suffisante ou un investissement dans l'intelligence artificielle.
Les agents qui se retrouvent sous pression et parfois mis en cause, alors qu’ils utilisent des outils qu’ils n’ont ni conçus ni choisis, dans un contexte de manque de moyens, de réorganisations successives et de charge de travail accrue, ne peuvent être tenus responsables d'une façon ou d'une autre de cette cyberattaque. Solidaires Finances Publiques appelle à la protection et au soutien de ces collègues en première ligne face à l'inquiétude et au mécontentement légitimes des usagers.
En l'absence de quorum lors de la première convocation suite à l'absence des représentants de la C.G.T. Finances Publiques 13, la séance de la Formation Spécialisée (F.S.) de la DRFiP PACA 13 initialement prévue le 7 juillet s'est finalement tenue en seconde convocation le 21 juillet, toujours en l'absence des représentants de la C.G.T. Finances Publiques 13.
Les représentants Solidaires Finances Publiques 13 ont à cette occasion lu la déclaration liminaire ci-dessous.
Par ailleurs, au moment d'évoquer le point consacré à la campagne D.U.E.R.P. (Document Unique d'Evaluation des Risques Professionnels) / PAPRiPACT (Programme Annuel de Prévention des Risques Professionnels et d'Amélioration des Conditions de Travail), les représentants Solidaires Finances Publiques 13 ont proposé les deux avis ci-joints.
avis_motivé_DUERP_21-07-2026.pdf
avis_motivé_PAPRiPACT_21-07-2026.pdf
Ces deux avis ont été votés à la quasi unanimité (seul le représentant de F.O. s'étant abstenu). Solidaires Finances Publiques 13 a voté contre le projet de D.U.E.R.P. / PAPRiPACT présenté par la Direction.
Puisqu'"on [l]'a obligé à le faire", la Direction a finalement réuni les organisations syndicales ce 10 juillet afin de présenter de manière informelle les "perspectives d'adaptation du réseau territorial", son nouveau projet de détricotage de notre maillage départemental.
Sont annoncées, à horizon du 1er septembre 2027, la disparition des antennes tarasconnaises du Centre Des Impôts Fonciers (C.D.I.F.) et du Service de la Publicité Foncière (S.P.F.) d'Aix-en-Provence, celle de l'antenne de Gardanne du Service de Gestion Comptable (S.G.C.) d'Aix-en-Provence ainsi que, au 1er janvier 2028, la fusion des Paieries Régionale et Départementale (installées une fois fusionnées sur le site de Saint-Barnabé).
Ces restructurations obéissent à une volonté de résoudre les difficultés de pilotage d'antennes distantes et sous dotée en effectif aussi bien qu'à une logique immobilière (libérer de la superficie à Tarascon pour faire de la place à une autre Administration alors que le projet d'y installer un Centre de Contacts Amendes a été refusé, solutionner la fin de bail au 31 décembre 2026 à Gardanne, économiser le loyer de la Paierie Départementale en densifiant le site de Saint-Barnabé).
Si, au plan national, la Direction Générale prévoit d'ici 2030 la fermeture de 300 structures, la Direction locale considère cette opération comme "cosmétique". Pour Solidaires Finances Publiques 13, si ce projet ne concernera pas directement l'ensemble du territoire, il va dans les faits, couplé avec le nouveau référentiel emplois, réduire encore plus les possibilités de mobilités choisies et être un nouveau facteur de dégradation des conditions de travail et d'augmentation du mal-être et de souffrance de très nombreux collègues. Pour nous, rien n'est "cosmétique" dès qu'au moins un collègue risque de devoir bouger contre son gré.
Un Comité Social d'Administration local (C.S.A.L.) se tiendra à la rentrée de septembre pour avaliser ces restructurations, dont les arrêtés officiels sont prévus pour être publiés en novembre. Sans même prendre en compte la pause estivale, cela ne nous laisse donc que très peu de temps pour organiser la riposte et mettre en place un plan de bataille pour empêcher ce nouveau projet et ses conséquences mortifères. Solidaires Finances Publiques 13 y prendra toute sa part et sera, dès aujourd'hui et comme toujours, aux côtés de ceux qui luttent.
Ce jour était convoqué un Comité Social d'Administration Local (C.S.A.L.), pour lequel Solidaires Finances Publiques avait demandé et obtenu l'inscription à l'ordre du jour d'un point relatif à la nouvelle prise en charge par l'Administration des frais de déplacement engagés par les agents dans le cadre de leur service. Nous souhaitions inscrire ce point à l'ordre du jour de l'instance dédiée afin de porter les revendications des personnels dans leur ensemble ; car c'est bien l'ensemble des agents de la DRFiP PACA 13 qui est ou sera concerné par la déclinaison locale particulièrement restrictive de la note nationale en la matière (permanences dans des tiers-lieux, missions nomades, formation... etc.). Pour Solidaires Finances Publiques 13, il est intolérable que des agents payent de leur poche pour exercer leurs missions.
A cette fin, nous avions demandé, en parfaite application du réglement intérieur de l'instance, la convocation de plusieurs "experts" pour illustrer la multitude d'exemples ubuesques que génère cette décision locale. Pour Solidaires Finances Publiques 13, il n'était pas envisageable de porter la parole des agents sur un tel sujet ailleurs qu'au sein de l'instance dédiée, face à la Direction et devant l'ensemble des représentants des personnels, en toute transparence.
Las, la Direction a préféré refuser ce dialogue en rejettant d'abord notre demande de convocation d'experts, mais surtout ensuite, ce matin en séance, en refusant de répondre à notre double déclaration (ci-jointe) et de prendre en considération ainsi la voix des agents.
decla_nomades_CSAL_16062026.pdf
En solidarité avec les collègues présents à qui on a refusé le droit de participer au débat institutionnel, les représentants Solidaires Finances Publiques 13 ont bien évidemment quitté avec eux la séance sans pouvoir apporter nos analyses et revendications sur le reste de l'ordre du jour, pourtant important. Nous ne manquerons pas d'interpeller la Direction sur ces thématiques, particulièrement celle de l'accueil de la Trésorerie Amendes, par d'autres biais.
Si la mobilisation des agents et l'élévation du rapport de force a d'ores et déjà permis quelques avancées sur le sujet des frais de déplacement, Solidaires Finances Publiques 13 entend bien poursuivre son action en la matière et appelle l'ensemble des agents de la DRFiP PACA 13 à se rassembler pour discuter, unité de travail par unité de travail, des suites à donner à cette contestation. Nous viendrons durant l'été à la rencontre de ces collectifs pour coordonner les propositions d'actions que nous mettrons en oeuvre dès la rentrée. N'hésitez pas à nous faire remonter toutes vos remarques quant à ce sujet.

