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Budget 2026 :

Bayrou ou pas, imposons un budget de justice fiscale, sociale et environnementale !

 

Toutes et tous en grève dès le 10 septembre !

 

Après consultation de ses sections, Solidaires Finances Publiques appelle l’ensemble des agentes et agents des Finances publiques à être en grève dès le 10 septembre.

Cette date est plus que jamais une nécessité, y compris après l’annonce d’hier d’engager la responsabilité du gouvernement le 8 septembre prochain. En effet, le 1er ministre n’est aucunement revenu sur le fond de sa politique consistant à réduire massivement les dépenses publiques, mettre à mal notre modèle social, nos services publics et notre sécurité sociale.

L’austérité, les politiques fiscales favorisant les plus grandes entreprises et les plus fortunés restent au cœur de son projet budgétaire, et ce au détriment de la majorité de la population.

Notre administration va continuer à subir les coupes budgétaires via de nouvelles suppressions d’emplois, comme l’ensemble de la fonction publique, avec le non remplacement d’un fonctionnaire sur trois partant à la retraite.

Pour Solidaires Finances Publiques, le budget est une question avant tout citoyenne. C’est dans ce sens que nous devons nous mobiliser le plus largement possible et dans l’unité la plus grande.

Imposons dans la rue un budget de justice fiscale, sociale et environnementale !

 

Le 10 septembre est une première étape.

 

croque mort

 

Ce n’est pas en répétant un mensonge qu’il devient une vérité !

 

François Bayrou, lors de sa conférence de presse du 25 août, a voulu clarifier la situation. Selon lui, nous n’aurions pas compris le « danger de notre pays : le surendettement ». Pendant une demi-heure, il a donc tenté de distiller la peur, en répétant  ce qu’il avait dit le 15 juillet dernier mais en faisant toujours l’impasse sur les véritables raisons de l’augmentation des déficits et de la dette !

Pour Solidaires Finances Publiques, comme pour un certain nombre d’économistes, et y compris la Cour des Comptes, la situation actuelle est essentiellement due à un manque de recettes fiscales et sociales dans les caisses de l’État et non à l’augmentation des dépenses publiques.

Comment cela pourrait-il en être autrement quand depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, les politiques fiscales n’ont eu de cesse de bénéficier aux plus riches et aux grandes entreprises, avec depuis 2018, un manque à gagner de 207 milliards soit 35 % de l’augmentation de la dette.

Quelques exemples concrets :

  • La suppression de l’ISF et la mise en place de l’Impôt sur la Fortune Immobilière ont fait perdre à l’État 24,16 milliards entre 2018 et 2023 ;
  • La baisse des impôts de production, c’est 33,45 milliards en moins entre 2021 et 2023 ;
  • La mise en place du Prélèvement Forfaitaire Unique sur les revenus du capital a engendré un manque à gagner de 10,8 milliards d’euros…

Sans oublier les 211 milliards d’aides publiques aux entreprises sans contrepartie ni transparence et toujours la fraude et l’évasion fiscales pesant entre 80 et 100 milliards d’euros par an !

Pour Solidaires Finances Publiques, le véritable danger c’est le budget austéritaire que nous prépare le gouvernement. Si ce budget était adopté, il serait une casse sans précédent de notre modèle social, de nos services publics et de la sécurité sociale.

La DGFiP ne sera pas épargnée, avec 1 700 emplois supprimés dans les 3 années à venir, sans compter le non remplacement d’un départ à la retraite sur trois, après plus de 30.000 emplois supprimés depuis 2008. 

Face à cette offensive ultra-libérale, nous devons censurer ce budget dans la rue et dans l’unité la plus large.

Solidaires Finances Publiques s’inscrit d’ores et déjà dans toutes les mobilisations de ces prochaines semaines  et consulte actuellement ses sections à propos du 10 septembre !

 

lutte

LE JEU DU MASSACRE

 

À l’heure où le pays succombe aux charmes de la pause estivale, le gouvernement a dévoilé les premiers jalons de son projet de budget pour 2026.

 

pdfBUDGET_2026_SOLIDAIRES_FINANCES.pdf

 

croque mort

La retraite progressive bientôt accessible à partir de 60 ans

Les décrets fixant l’âge permettant d’accéder à la retraite progressive sont parus le 23 juillet 2025 au Journal officiel. La mesure entrera en vigueur au 1er septembre 2025.

À compter du 1er septembre 2025, il sera possible d’accéder à la retraite progressive dès 60 ans. Cette mesure vient d’être confirmée par 2 décrets parus au Journal officiel du 23 juillet 2025.

Actuellement, vous pouvez prendre une retraite progressive entre 60 et 62 ans selon votre année de naissance (par exemple, 61 ans et 6 mois si vous êtes né en 1966 ; 62 ans si vous êtes né à partir de 1968).

Qu’est-ce que la retraite progressive ?

Ce dispositif permet d’aménager sa fin de carrière et de bénéficier d’une fraction de sa retraite tout en poursuivant une activité professionnelle réduite. La personne peut ainsi continuer à cotiser jusqu’à sa retraite « complète ».

Exemple :

Un salarié ayant un temps partiel à 60 % pourra percevoir 40 % de sa pension. Un salarié ayant un temps partiel à 50 % pourra percevoir 50 % de sa pension.

Les conditions pour bénéficier de la retraite progressive
  • À partir du 1er septembre 2025, avoir 60 ans.
  • Réunir au moins 150 trimestres (37,5 années) pour la retraite, tous régimes de base confondus.
  • Exercer une activité réduite ou à temps partiel représentant entre 40 et 80 % d’un temps complet. Il vous faudra l’accord de votre employeur (le refus devra être « motivé », a précisé le Mouvement des entreprises de France - Medef).

Si vous êtes salarié, vous pouvez faire votre demande de retraite progressive sur le site de l’Assurance retraite. Elle doit être effectuée 5 mois avant la date à laquelle vous souhaitez la faire démarrer.

Qui est concerné ?

Les 2 décrets parus le 23 juillet 2025 concernent :

  • d’une part, les assurés relevant du régime général, des régimes spéciaux et notamment du régime de la fonction publique de l'État, du régime des salariés et non-salariés agricoles et des régimes d'assurance vieillesse des professions libérales et des avocats ;
  • d’autre part, les agents des collectivités locales et les ouvriers des établissements industriels de l'État.

 

https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051942058