Santé mentale : prendre le temps d’en parler

Santé au travail

 

Nous avons souhaité ouvrir un nouveau temps d’échange autour d’un sujet qui traverse aujourd’hui beaucoup de vies professionnelles : la santé mentale au travail.

Sans dramatiser mais sans minimiser non plus. Simplement prendre le temps de pointer certaines réalités du travail et d’en parler ensemble.

Charge mentale, fatigue, sens du travail, relations professionnelles, équilibre entre engagement et zénitude… ces questions existent dans la fonction publique comme ailleurs. Elles méritent sans doute d’être abordées collectivement avec respect, écoute et lucidité.

C’est dans cet esprit que nous organiserons le 30 avril au matin 2 conférences-débats simultanées, l’une au CFP de Champ Fleuri à Saint Denis et l’autre au CFP de Saint Pierre.

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Un CSAL EMPLOIS s’est tenu le 16 mars 2026.

 

Les 2 points principaux à l’ordre du jour étaient :

 - l’exercice emplois 2026 impacté par la nouvelle méthode d’allocation des emplois;

- le déploiement de la campagne téléphonique sur la Facturation Électronique à La Réunion.

 

Étaient présents Solidaires Finances Publiques, la CFTC Finances Publiques et FO Finances Publiques. La CGT a choisi de boycotter cette instance.

 

 

L’exercice emplois 2026 officialise la création de 40 postes à La Réunion pour le CC PRO et acte le passage à 795 ETP (effectifs réels en équivalents temps plein) implantés sur l’île au 1er septembre 2026 contre 750 au 1er janvier 2026.

 

Nous avons longuement étudié l’impact pour notre direction de la révision du MAGERFIP (Méthode d’Allocation Généralisée des Emplois du Réseau des Finances Publiques) à savoir la modification du système utilisé par la Direction Générale pour allouer les volumes d’emplois aux directions locales.

Cette révision repose sur une traduction des emplois en équivalents temps plein et non en nombre d’agents et ce, afin de pallier aux effets des temps partiels qui se comptent en « rompus ».

 

La nouvelle méthode a conduit la Direction Générale à faire évoluer les effectifs de la DRFiP de La Réunion au 01/01/26 et a modifié la répartition par corps (catégories A, B et C)

La création des CCPRO sur l’ensemble du territoire a pour conséquence la suppression d’un certain nombre de postes dans tous les SIE de France, par transferts d’emplois. La Réunion ne faisant pas exception, nos SIE perdront en tout 4 emplois .

Par ailleurs, la réorganisation du PCE entraînera le transfert d’un emploi A vers la DIRCOFI .

 

La nouvelle répartition par corps par la direction régionale aboutit au 1er janvier 2026 à un sous-effectif de - 3,5 A+, - 14,5 A, - 4,1 B et à un surnombre de + 27,7 C.

 

Les missions actuelles induisent une diminution des cadres C sur notre DRFIP, mais aussi sur toute la France, entraînant cette année un recrutement d’agents C bien moindre que ces dernières années au niveau des concours externes.

Le rééquilibrage en local se fera sur plusieurs années. Cela veut aussi dire que nos prochains mouvements entrants en catégorie C seront moins importants afin de résorber le « surnombre » mais plus fournis pour les cadres B et A.

 

Ce sujet très technique est loin d’être anodin. Il peut prêter lieu à toutes sortes d’interprétations plus ou moins démagogiques, mais nous sommes bien passés de 750 ETP en 2025 à 790 au 1er septembre 2026. Les 40 créations de postes, les 40 familles réunies seront une réalité.

La Direction Générale ne remettra pas à la mer les agents considérés comme actuellement affectés en surnombre à La Réunion.

Quant à la suppression des 4 postes en SIE suite aux transferts d’emplois, nous les aurions perdus quand même car si le CC PRO n’avait pas été créé à St Benoît, il aurait été implanté de toute façon ailleurs dans l’hexagone.

Nous sommes donc très fiers qu’il soit à La Réunion !

 

Nous resterons vigilants tant sur les créations que sur les suppressions d’emplois et nous pensons dés à présent à proposer la création d’un CC particuliers à La Réunion, ce qui ramènerait là aussi des emplois sur le territoire. La bataille pour l’emploi se gagne sur le terrain, en tenant compte de réalités incontournables.

 

 

Concernant la campagne sur la Facturation Electronique, la Direction a inscrit ce point à l’ordre du jour suite aux nombreuses questions sur le sujet non traitées, faute de temps, lors du précédent CSAL.

 

Après avoir expliqué que , sur les 2 premières semaines de campagne de Facturation Electronique, les CC PRO hexagonaux ont assuré 1100 réceptions téléphoniques et traité 50 e-contacts, la Direction a clairement indiqué que le dispositif ne donnera peut-être pas lieu a un raz de marée dans les SIE de France…

Si les CC PRO n’ont pour l’instant pas eu besoin de l’aide des SIE, nous nous mettons tout de même dans l’hypothèse que cela pourrait se produire en avril.

 

Il est annoncé 5 heures de réception téléphonique par ligne dédiée et par jour. En raison du décalage horaire, la plage de réception s’étendrait pour nos SIE de 10h30 à 16h30, heures durant lesquelles plusieurs agents pourront se relayer autant de fois que nécessaires.

L’organisation est très souple et dépend exclusivement du chef de service. C’est donc auprès de lui que vous devrez faire remonter vos observations si le besoin s’en fait sentir.

Il sera opportun de se mobiliser sur le sujet si la DRFIP venait à être sollicitée, ce qui n’est pas envisagé à ce stade.

 

 

Les co secrétaires de Solidaires Finances Publiques de La Réunion

 

Florent CORMARY, Sandra CHANE-FOC, Magali BILLARD

 

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Bonjour à toutes et tous,

 

comme promis, une nouvelle série spéciale de Ti Coq débute cette année avec le premier Ti Coq Hors Série de Portraits de militantes et militants. 

 

Félicitations aux quatres pionniers qui inaugurent ce nouveau format et bonne lecture à tous.

  

pdfti_coq_portraits_1_2026.pdf

 

Les co-secrétaires de Solidaires Finances Publiques de La Réunion,

Sandra CHANE-FOC, Magali BILLARD et Florent CORMARY

Conférence-débat du 3 mars : l’équité en paroles

 

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Nous étions une trentaine de collègues réunis à Champ-Fleuri.
Pour cette première, nous avions volontairement limité les inscriptions et fait le choix d’un format resserré, afin de favoriser l’écoute et la qualité des échanges.
Cette rencontre était aussi un test : mesurer l’intérêt, voir si ce type de format pouvait être répliqué, s’il pouvait devenir un rendez-vous régulier d’échanges et de réflexion collective.

Nous avions présenté ce débat dans un hors-série. Il en posait les mots.
Mardi, ces mots ont trouvé un écho.

Nos deux invitées, Martine Nourry et Agathe Lengaigne, ont été à la hauteur de ce que nous espérions : claires, engagées, pédagogues sans jamais être hors-sol. Elles ont donné des repères, posé des concepts, ouvert des perspectives.

Mais ce qui a véritablement donné sa force à cette rencontre, ce sont les interventions des collègues présents.

Interventions dignes, fortes, et inspirantes.

Il n’y a pas eu de grandes déclarations théoriques. Il y a eu du vécu, du concret, du courage et aussi des silences, ceux qui en disent long.

On a parlé de parcours professionnels fragilisés.
On a parlé de santé, de maladies invisibles, de fatigue qu’on ne voit pas.
On a parlé d’aidants, de charge mentale, de dossiers administratifs qui s’empilent quand la vie personnelle vacille.
On a parlé d’histoire, de transmission, de ce que La Réunion porte encore dans ses héritages sociaux et culturels.

Et surtout, on a compris une chose essentielle :

L’égalité, c’est donner la même chose à tous.
L’équité, c’est donner à chacun ce dont il a besoin pour tenir debout.

Des collègues ont expliqué ce que signifie travailler avec une maladie chronique. D’autres ont évoqué le bouleversement qu’entraîne l’annonce d’un handicap dans une famille, es choix imposés, les renoncements silencieux, l’autocensure, les temps partiels « évidents », les promotions que l’on ne tente plus.

Il y avait dans la salle une forme de pudeur. Mais aussi une parole qui se libère.

 

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Nous n’étions pas là pour opposer femmes et hommes.
Nous étions là pour comprendre les mécanismes invisibles qui fabriquent encore des inégalités très visibles.
Nous étions là pour rappeler que traiter tout le monde de la même manière peut parfois renforcer l’injustice.

Et il s’est passé quelque chose d’important : une écoute réelle. Pas d’ironie, pas de minimisation, pas de « c’est comme ça ».
Juste des agents qui cherchent à se faire entendre et comprendre.

Cette rencontre était utile, profondément utile.
Parce que réfléchir, c’est déjà agir.
Et parce que, dans un collectif, mettre des mots, c’est commencer à transformer.

Nous reviendrons un plus largement sur les témoignages et les pistes d’action dans un prochain article du Ti Coq. Il nous semble important de prendre le temps de restituer fidèlement cette parole, sans la simplifier, sans la trahir.

Hier, nous n’avons pas réglé toutes les inégalités.
Mais nous avons fait quelque chose de précieux : nous les avons rendues visibles.

Cette première rencontre ouvre la voie à d’autres formats et à d’autres espaces de dialogue.

 

Les co secrétaires

Sandra CHANE-FOC, Magali BILLARD, Florent CORMARY