Depuis le 1er octobre, un nouveau prestataire, Elior, a repris la gestion de quatre restaurants administratifs de la DRFiP 33.

Et dès les premiers repas, c’est la douche froide pour les agents : les tarifs augmentent fortement, parfois de façon spectaculaire.

À Mérignac, les premières constatations parlent d’elles-mêmes : l’admission passe de 5,59 € avec API à 6,61 € avec Elior, soit plus de 18 % d’augmentation. Les agents constatent également des hausses importantes sur les composantes du repas : de l’ordre de 25 % pour certains plats et jusqu’à 30 % pour certains desserts.

Résultat : malgré les subventions, la facture grimpe très vite. Sur l’un des premiers tickets, un repas comprenant un plat à 4,10 € et un yaourt à 0,55 € atteint 11,26 € avant subventions, notamment en raison des 6,61 € d’admission.

Mais la situation est encore plus préoccupante à Arcachon.

Sur un ticket du 2 octobre, l’admission atteint 11,26 €. Oui, 11,26 € rien que pour l’admission !

Ainsi, pour une entrée à 0,80 € et un plat à 3,10 €, soit seulement 3,90 € de nourriture, le sous-total atteint 15,16 €. Après une subvention de 2,96 €, l’agent doit encore régler :

12,20 € pour son repas !

À ce niveau de prix, il n’est guère étonnant que les agents nous disent déjà qu’ils envisagent de ne plus fréquenter le restaurant administratif.

Et c’est là que la situation devient particulièrement inquiétante : selon les explications données sur place par Elior, le montant de l’admission dépendrait notamment du volume de repas servis sur chaque site.

Autrement dit, nous risquons d’entrer dans un véritable cercle vicieux : les prix augmentent → les agents désertent la cantine → la fréquentation baisse → le coût d’admission augmente → encore davantage d’agents renoncent à y manger.

La restauration collective à la DGFiP ne peut pas devenir un luxe.

Elle constitue une prestation d’action sociale essentielle, particulièrement dans une période où le pouvoir d’achat des agents est déjà fortement dégradé. Son objectif doit rester de permettre aux personnels de bénéficier d’un repas équilibré à un tarif accessible, et non de les pousser vers l'extérieur faute de pouvoir payer leur repas sur leur lieu de travail.

Plusieurs agents nous ont par ailleurs rapporté une réponse pour le moins sidérante : face aux protestations sur les nouveaux tarifs, un représentant du prestataire leur aurait indiqué que, si cela ne leur convenait pas, ils pouvaient aller au restaurant. Si ces propos nous sont confirmés, ils sont évidemment particulièrement malvenus au regard de la situation.

Solidaires Finances Publiques 33 demandera des explication à la Direction dès lundi matin en instance: comment ont été déterminés ces nouveaux tarifs ? Pourquoi de telles différences entre les sites ? Comment est calculé le montant de l’admission ? Quelles étaient les conditions tarifaires prévues lors du changement de prestataire ? Et surtout, quelles mesures la DRFiP 33 compte-t-elle prendre pour que les agents puissent continuer à déjeuner dans leur restaurant administratif à un prix réellement accessible ?

Nous demandons également qu’un bilan précis, site par site, des tarifs avant et après le changement de prestataire soit communiqué aux représentants du personnel.

Parce qu’à 12,20 € le repas pour 3,90 € de denrées, il y a manifestement un problème qui nécessite des réponses rapides.

N'hésitez pas à nous faire parvenir des copies de vos tickets de caisse de la cantine afin que nous ayons le plus d exemples possible !!