Depuis plusieurs semaines, les contestations et mobilisations s’amplifient. Toutes dénoncent le manque de moyen des services publics et la baisse du pouvoir d’achat. Des premières manifestations des pompiers aux blocages organisés par les lycéennes et lycéens, les colères s’organisent et convergent. La journée du 17 octobre a été un raz de marée partout en France. La DGFiP n’est pas en reste et s’est inscrite dans le mouvement fonction publique du 29 septembre. Le 5 novembre, la mobilisation doit s’amplifier pour réclamer la hausse des rémunérations, des conditions de travail décentes, la fin des suppressions d’emplois, et davantage de justice fiscale, sociale et environnementale.

1) Assez d’être mal payés : rémunérations revalorisées !

Avec une perte de pouvoir d’achat de plus de 20 % depuis 2010 rien que sur l’indice, et la Direction générale qui refuse de jouer son rôle sur l’indemnitaire, les agentes et agents voient leur situation financière empirer pendant que l’inflation augmente. Il est urgent qu’une reconnaissance leur soit enfin accordée !

2) Où sont les agentes et les agents ?

La DGFiP a subi 34 000 suppressions de postes depuis 2008. Tous les services sont concernés, tout le territoire est impacté. L’an dernier, la mise en place d’un nouveau référentiel emploi a permis à l’administration de supprimer les plus de 2 500 postes vacants ! Pour 2027, ce sont encore 176 suppressions annoncées ! Nous n’avons plus les moyens humains de mener nos missions de services publics : les accueils ferment et les charges de travail augmentent, avec des conséquences sur nos conditions de travail.

3) Conditions de travail : plus de considération, moins de dégradation

Dans les services, c’est une obsession du pilotage à base d’indicateurs sans lien avec la réalité des missions, une course aux statistiques. Il faut faire toujours plus vite avec moins de monde au détriment d’un travail de qualité. Le management toxique se généralise. Selon les résultats du dernier observatoire interne, 33 % des répondants et répondantes se déclarent fatigués, 27 % seulement pensent que la direction avance dans le bons sens. Le nombre de fiches de signalement augmente, les risques psychosociaux aussi. Le stress, la perte de sens de nos missions et l’épuisement sont devenus notre quotidien. Et quand nous sommes malades, c’est journée de carence et perte de 10 % de l’indemnisation des 3 premiers mois d’arrêt maladie.

4) Les restructurations ça suffit ! Le NRP2, c’est la chienlit !

Quel que soit le nom qu’on lui donne (NRP2, NRP1 bis, NRP1 suite ou « adaptation du réseau territorial 2027-2030 »), les agentes et agents de la DGFiP en ont ras-le-bol de subir les restructurations incessantes, décidées sans aucune considération pour leurs situations personnelles et professionnelles et contre l’intérêt des usagères et usagers du service public !

5) Justice fiscale, justice sociale, justice environnementale

La dette publique et le manque de moyens servent toujours de prétexte aux politiques libérales. Une fois encore, le projet de loi de finances pour 2027 est une cure d’austérité qui impacte les populations fragiles et préserve les ultrariches. Nous avons besoin au contraire de plus de justice fiscale pour une meilleure répartition des richesses.

Le 5 novembre c’est l’occasion de mettre un coup d’arrêt à ces choix et d’imposer une autre DGFiP. C’est l’occasion de faire converger nos luttes et nos colères avec toute la fonction publique et tous les salarié·es. Reprenons du souffle, relevons la tête !

Avec Solidaires Finances Publiques, exigeons :

  • Une revalorisation de notre rémunération avec la hausse de la valeur du point ACF et une hausse de l’IMT de 200 euros bruts mensuels
  • Des recrutements massifs pour renforcer nos services
  • L’arrêt du NRP2
  • Une fiscalité plus juste et plus progressive  
  • Des conditions de travail plus humaines.

Soyons toutes et tous en grève et en manifestations !

Tract grève 05.11.2026 Solidaires Finances Publiques