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Bonjour à toutes et tous,
comme promis, une nouvelle série spéciale de Ti Coq débute cette année avec le premier Ti Coq Hors Série de Portraits de militantes et militants.
Félicitations aux quatres pionniers qui inaugurent ce nouveau format et bonne lecture à tous.
Les co-secrétaires de Solidaires Finances Publiques de La Réunion,
Sandra CHANE-FOC, Magali BILLARD et Florent CORMARY
Conférence-débat du 3 mars : l’équité en paroles
Nous étions une trentaine de collègues réunis à Champ-Fleuri.
Pour cette première, nous avions volontairement limité les inscriptions et fait le choix d’un format resserré, afin de favoriser l’écoute et la qualité des échanges.
Cette rencontre était aussi un test : mesurer l’intérêt, voir si ce type de format pouvait être répliqué, s’il pouvait devenir un rendez-vous régulier d’échanges et de réflexion collective.
Nous avions présenté ce débat dans un hors-série. Il en posait les mots.
Mardi, ces mots ont trouvé un écho.
Nos deux invitées, Martine Nourry et Agathe Lengaigne, ont été à la hauteur de ce que nous espérions : claires, engagées, pédagogues sans jamais être hors-sol. Elles ont donné des repères, posé des concepts, ouvert des perspectives.
Mais ce qui a véritablement donné sa force à cette rencontre, ce sont les interventions des collègues présents.
Interventions dignes, fortes, et inspirantes.
Il n’y a pas eu de grandes déclarations théoriques. Il y a eu du vécu, du concret, du courage et aussi des silences, ceux qui en disent long.
On a parlé de parcours professionnels fragilisés.
On a parlé de santé, de maladies invisibles, de fatigue qu’on ne voit pas.
On a parlé d’aidants, de charge mentale, de dossiers administratifs qui s’empilent quand la vie personnelle vacille.
On a parlé d’histoire, de transmission, de ce que La Réunion porte encore dans ses héritages sociaux et culturels.
Et surtout, on a compris une chose essentielle :
L’égalité, c’est donner la même chose à tous.
L’équité, c’est donner à chacun ce dont il a besoin pour tenir debout.
Des collègues ont expliqué ce que signifie travailler avec une maladie chronique. D’autres ont évoqué le bouleversement qu’entraîne l’annonce d’un handicap dans une famille, es choix imposés, les renoncements silencieux, l’autocensure, les temps partiels « évidents », les promotions que l’on ne tente plus.
Il y avait dans la salle une forme de pudeur. Mais aussi une parole qui se libère.
Nous n’étions pas là pour opposer femmes et hommes.
Nous étions là pour comprendre les mécanismes invisibles qui fabriquent encore des inégalités très visibles.
Nous étions là pour rappeler que traiter tout le monde de la même manière peut parfois renforcer l’injustice.
Et il s’est passé quelque chose d’important : une écoute réelle. Pas d’ironie, pas de minimisation, pas de « c’est comme ça ».
Juste des agents qui cherchent à se faire entendre et comprendre.
Cette rencontre était utile, profondément utile.
Parce que réfléchir, c’est déjà agir.
Et parce que, dans un collectif, mettre des mots, c’est commencer à transformer.
Nous reviendrons un plus largement sur les témoignages et les pistes d’action dans un prochain article du Ti Coq. Il nous semble important de prendre le temps de restituer fidèlement cette parole, sans la simplifier, sans la trahir.
Hier, nous n’avons pas réglé toutes les inégalités.
Mais nous avons fait quelque chose de précieux : nous les avons rendues visibles.
Cette première rencontre ouvre la voie à d’autres formats et à d’autres espaces de dialogue.
Les co secrétaires
Sandra CHANE-FOC, Magali BILLARD, Florent CORMARY
Conférence-débat du 3 novembre : l’équité en paroles
Nous étions une trentaine de collègues réunis à Champ-Fleuri.
Pour cette première, nous avions volontairement limité les inscriptions et fait le choix d’un format resserré, afin de favoriser l’écoute et la qualité des échanges.
Cette rencontre était aussi un test : mesurer l’intérêt, voir si ce type de format pouvait être répliqué, s’il pouvait devenir un rendez-vous régulier d’échanges et de réflexion collective.
Nous avions présenté ce débat dans un hors-série. Il en posait les mots.
Mardi, ces mots ont trouvé un écho.
Nos deux invitées, Martine Nourry et Agathe Lengaigne, ont été à la hauteur de ce que nous espérions : claires, engagées, pédagogues sans jamais être hors-sol. Elles ont donné des repères, posé des concepts, ouvert des perspectives.
Mais ce qui a véritablement donné sa force à cette rencontre, ce sont les interventions des collègues présents.
Interventions dignes, fortes, et inspirantes.
Il n’y a pas eu de grandes déclarations théoriques. Il y a eu du vécu, du concret, du courage et aussi des silences, ceux qui en disent long.
On a parlé de parcours professionnels fragilisés.
On a parlé de santé, de maladies invisibles, de fatigue qu’on ne voit pas.
On a parlé d’aidants, de charge mentale, de dossiers administratifs qui s’empilent quand la vie personnelle vacille.
On a parlé d’histoire, de transmission, de ce que La Réunion porte encore dans ses héritages sociaux et culturels.
Et surtout, on a compris une chose essentielle :
L’égalité, c’est donner la même chose à tous.
L’équité, c’est donner à chacun ce dont il a besoin pour tenir debout.
Des collègues ont expliqué ce que signifie travailler avec une maladie chronique. D’autres ont évoqué le bouleversement qu’entraîne l’annonce d’un handicap dans une famille, es choix imposés, les renoncements silencieux, l’autocensure, les temps partiels « évidents », les promotions que l’on ne tente plus.
Il y avait dans la salle une forme de pudeur. Mais aussi une parole qui se libère.
Nous n’étions pas là pour opposer femmes et hommes.
Nous étions là pour comprendre les mécanismes invisibles qui fabriquent encore des inégalités très visibles.
Nous étions là pour rappeler que traiter tout le monde de la même manière peut parfois renforcer l’injustice.
Et il s’est passé quelque chose d’important : une écoute réelle. Pas d’ironie, pas de minimisation, pas de « c’est comme ça ».
Juste des agents qui cherchent à se faire entendre et comprendre.
Cette rencontre était utile, profondément utile.
Parce que réfléchir, c’est déjà agir.
Et parce que, dans un collectif, mettre des mots, c’est commencer à transformer.
Nous reviendrons un plus largement sur les témoignages et les pistes d’action dans un prochain article du Ti Coq. Il nous semble important de prendre le temps de restituer fidèlement cette parole, sans la simplifier, sans la trahir.
Hier, nous n’avons pas réglé toutes les inégalités.
Mais nous avons fait quelque chose de précieux : nous les avons rendues visibles.
Cette première rencontre ouvre la voie à d’autres formats et à d’autres espaces de dialogue.
Les co-secrétaires
Magali BILLARD, Sandra CHANE-FOC, Florent CORMARY
Ti coq bataill’ évolue, déploie ses ailes et de nouvelles plumes!
Parce que nos combats sont multiples, parce que nos réalités sont diverses, parce que le syndicalisme se nourrit d’idées, de visages et de luttes concrètes, Ti coq bataill’ se décline désormais en plusieurs formats.
Avec ce numéro, nous lançons un nouveau format, les hors-séries thématiques, pour prendre le temps d’un sujet et l’explorer en profondeur.
Le premier hors-série sera consacré à l’équité entre les femmes et les hommes, une question qui traverse le travail, façonne les parcours professionnels et interroge la manière dont nous faisons société, ensemble.
Ti_coq_hors_série_1_fev_2026.pdf
À côté du journal syndical « classique », Ti coq batail’ proposera également une série de de portraits : des femmes et des hommes qui ont fait, font et feront vivre notre syndicat. Derrière les sigles et les revendications, il y a des parcours, des engagements, des convictions et il nous semblait essentiel de leur donner la parole.
Nous continuerons aussi à publier des Ti coq flash, pour réagir rapidement à l’actualité, informer, alerter et mobiliser quand la situation l’exige.
A chaque combat son récit : les formats, les couleurs et les choix graphiques de Ti coq bataill’ évoluent selon les publications, afin de les différencier clairement tout en affirmant une identité commune.
Même esprit, même exigence, mais plusieurs façons de décliner et adapter nos combats.
Ti coq bataill’, plus que jamais en mouvement.
Les co secrétaires
Florent, Sandra et Magali
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