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Présenté comme un simple acte managérial, l’entretien professionnel est devenu, au fil des réformes, une pierre angulaire de nos carrières, tant en matière de mutations que de promotions. À la DGFiP, la casse des règles collectives a laissé place à l’arbitraire: postes « au choix », fiches de poste individualisées, disparition des mouvements de mutation et mise en concurrence des agents. Pour les cadres A, et demain sans doute pour les cadres B, le CREP, accompagné d’un CV et d’une lettre de motivation, sert désormais de filtre.


Solidaires Finances Publiques dénonce depuis l’origine l’entretien professionnel individualisé, qui nie la réalité du travail collectif et fait porter aux agent·es la responsabilité de conditions de travail fortement dégradées. Les recours examinés ces dernières années le confirment : la subjectivité règne et détériore les collectifs. Pire encore, la Direction refuse la transmission obligatoire du projet de CREP avant l’entretien, au prétexte d’un manque de temps des managers, révélant le peu de considération accordé à cet exercice pourtant déterminant.


Dans un contexte où les CAP locales ont disparu, la vigilance est plus que jamais nécessaire : chaque mot compte, chaque croix a des conséquences. Préparer son entretien, demander le projet de CREP en amont et se faire accompagner sont des étapes essentielles pour défendre sa carrière. Ne pas réagir, c’est valider ce qui est écrit. Face à un dispositif opaque et inégalitaire, l’action collective reste notre meilleure protection. Le CREP ne doit pas devenir un outil de sélection arbitraire et de mise en concurrence entre collègues.


Ne restez pas isolés : rapprochez-vous de Solidaires Finances Publiques pour préparer votre entretien, analyser votre CREP et, si nécessaire, engager un recours.


Ensemble, faisons du collectif un rempart contre l arbitraire