Face à l’explosion du prix des carburants, le ministère a publié le 5 mai une circulaire demandant aux directions de revoir rapidement l’organisation du travail afin de permettre davantage de télétravail quand les missions le permettent.

Le message ministériel était pourtant clair :

  • réexaminer les organisations de travail ;
  • faciliter l’augmentation du télétravail ;
  • donner la priorité aux agents contraints d’utiliser leur voiture pour venir travailler ;
  • utiliser pleinement les marges de souplesse prévues par les textes.

La circulaire rappelle même qu’il est possible d’aller jusqu’à 3 jours de télétravail par semaine pour un agent à temps plein, ce plafond pouvant être apprécié sur une base mensuelle. Autrement dit, les textes permettent déjà une certaine souplesse dans l’organisation du télétravail.

Mais à la DRFiP33, la traduction locale est beaucoup plus frileuse.

Dans sa note du 12 mai, la direction commence par rappeler que la règle locale reste le télétravail à 1 ou 2 jours par semaine. Puis elle explique que le passage à 3 jours ne serait qu’un assouplissement « temporaire ».

Et surtout, elle ajoute une restriction qui n’existe nulle part dans la circulaire ministérielle :

 

« Il conviendra d’utiliser des jours de télétravail ponctuels. »

 

Autrement dit :

  • pas question d’assouplir réellement les organisations de travail ;
  • pas question de revoir durablement les quotités ;
  • on reste sur du bricolage au cas par cas.

Cette lecture minimaliste est difficilement compréhensible alors que beaucoup d’agents subissent de plein fouet :

  • la hausse du carburant ;
  • l’éloignement domicile-travail ;
  • l’absence de transports collectifs adaptés ;
  • et une baisse continue du pouvoir d’achat.

Pour Solidaires Finances Publiques 33, il ne suffit pas d’afficher une pseudo-ouverture dans une note de service pour ensuite la vider de sa substance par des restrictions locales supplémentaires.

Le télétravail ne doit pas devenir un dispositif accordé au compte-gouttes alors même que le ministère demande explicitement davantage de souplesse.

De plus lors du CSAL du 21 avril 2026, nous avions fait remarquer au Directeur que très peu d'agents avaient été informés de la mise en place du dispositif de télétravail exceptionnel en lien avec la hausse du prix du carburant. 

Nous continuerons à intervenir pour que les agents puissent bénéficier de mesures concrètes et réellement applicables, et pas simplement d’un affichage de circonstance.