logo sFP33Déclaration liminaire CSAL-FS

du 3 novembre 2026 

 

 

Madame la Présidente,

Une fois encore, cette formation spécialisée se réunit avec un ordre du jour particulièrement chargé : budget, nouveaux espaces de travail, DUERP, PAPRIPACT, accidents de service, maladies professionnelles, fiches de signalement…

Derrière ces documents, il y a avant tout des agents, leur santé et leurs conditions de travail.

Depuis de trop nombreuses années, Solidaires Finances Publiques 33, comme les autres organisations syndicales, ne cesse d'alerter sur la dégradation des conditions de travail à la DRFiP 33.

Manque d'effectifs, surcharge de travail, réorganisations successives, perte de sens, multiplication des risques psychosociaux : les constats se répètent, les alertes s'accumulent, mais les réponses apportées restent largement insuffisantes.

Année après année, nous retrouvons les mêmes difficultés dans les documents présentés à cette instance. Les mêmes risques sont identifiés, les mêmes inquiétudes sont exprimées et les mêmes situations de souffrance nous sont rapportées. 

À quel moment ces constats déboucheront-ils sur de véritables changements ?

Les agents ne peuvent pas être la variable d'ajustement permanente des suppressions d'emplois et des réorganisations. On leur demande toujours davantage d'adaptabilité, de polyvalence et de résilience, sans leur donner les moyens nécessaires pour exercer sereinement leurs missions.

Les nouveaux espaces de travail, présentés comme une modernisation, soulèvent également de nombreuses interrogations. Réduction des surfaces, bruit, confidentialité, concentration : les besoins réels des agents doivent primer sur les logiques immobilières et budgétaires.

La présentation du DUERP et du PAPRIPACT doit nous permettre de mesurer les actions réellement engagées. Car identifier les risques ne suffit pas. Encore faut-il agir sur leurs causes.

Nous refusons que la prévention des risques psychosociaux se résume à apprendre aux agents à mieux gérer leur stress, sans jamais remettre en question l'organisation du travail qui le provoque.

Le bilan des accidents de service, des maladies professionnelles et les fiches de signalement doivent également nous interroger. Derrière les chiffres, il y a des situations humaines qui exigent des réponses concrètes et un véritable suivi.

Enfin, comment ne pas évoquer la baisse des moyens consacrés à la formation spécialisée, alors même que les besoins de prévention augmentent ?

Nous ne voulons pas d'une formation spécialisée qui se contente de constater les problèmes sans pouvoir agir pour les résoudre. La santé et la sécurité des agents ne doivent pas être de simples lignes dans un tableau de suivi.

Solidaires Finances Publiques 33 attend de cette instance des engagements concrets, des moyens et une véritable politique de prévention.

Les agents n'ont pas besoin de nouveaux discours sur la qualité de vie au travail. Ils ont besoin de pouvoir travailler sans y laisser leur santé.