Action

Face au dérèglement climatique et aux incendies : Solidaires Finances Publiques 62 aux côtés des agent·es et en lutte pour l'avenir

Solidaires Finances Publiques 62 apporte tout son soutien aux collègues ainsi qu’à l’ensemble des citoyen·nes touché·es par les récents incendies. Au-delà du drame humain, c'est toute notre biodiversité qui se retrouve meurtrie : des forêts calcinées, une végétation détruite et des écosystèmes en danger.

Ces catastrophes environnementales, directement liées au dérèglement climatique, sont amenées à se multiplier dans les années à venir. Nos paysages, nos terres, notre biodiversité, nos ressources et nos vies sont directement menacés.

C'est pourquoi Solidaires Finances Publiques 62 soutient et appelle à rejoindre activement toutes les luttes contre les projets écocidaires.

Et la DGFiP dans tout cela ?

En tant qu'employeur, l'administration a le devoir absolu de garantir la santé et la sécurité de ses agent·es.

Face à cette crise inédite, la Directrice générale Amélie Verdier a affirmé la mobilisation de la DGFiP pour soutenir les équipes et prendre en compte chaque situation individuelle :

  • Prise en charge : Octroi d'Autorisations Spéciales d'Absence (ASA) exceptionnelles pour les collègues impacté·es.
  • Protection sanitaire : Mise à disposition de masques FFP2.
  • Organisation du travail : Télétravail exceptionnel (y compris hors du domicile habituel) en raison des dégradations de la qualité de l'air ou des restrictions de transport.

Nos revendications : passer de la gestion de crise à une vraie bifurcation

Si ces mesures d'urgence sont nécessaires, elles restent insuffisantes face à la répétition annoncée de ces crises. Depuis les inondations de fin 2023 dans le Pas-de-Calais, notre section syndicale exige des réponses pérennes pour chaque catastrophe climatique :

  • Le déclenchement automatique d'un Plan de Continuité d'Activité (PCA).
  • La création d'une cellule de crise locale, intégrant systématiquement les organisations syndicales.
  • L'octroi d'ASA pour toutes les personnes touchées.
  • Un véritable soutien psychologique de proximité : Nous dénonçons l'impossibilité récente d'utiliser les crédits de la Formation Spécialisée (FS) pour financer des consultations psychologiques locales. La simple plateforme d'écoute nationale mise en avant par le Secrétariat Général ne suffit pas : nous exigeons des rendez-vous physiques avec des professionnels locaux.
  • Une solidarité financière accrue : La possibilité de mobiliser une partie du budget de l'Action Sociale pour venir directement en aide aux victimes sinistrées.

Il ne suffit plus d'adapter la DGFiP à la marge : il est urgent que notre administration engage une véritable bifurcation écologique.

Et demain ?

Comme à chaque crise, les agent·es des Finances Publiques répondront présent·es. Elles et ils seront là pour accueillir et guider les usager·ères (notamment pour reconstituer les documents administratifs perdus), accompagner les entreprises et collectivités, et déployer les aides d'urgence.

Demain, ensemble, rappelons avec force au gouvernement que notre présence et nos missions de service public sont indispensables.

Pour la justice fiscale,pour la justice sociale, pour la justice environnementale : SOYONS ÉCO-FURIEUX·SES !

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Mégafeux partout : la justice fiscale, sociale et environnementale plus qu'une urgence !

communiqué de presse de notre Union Syndicale Solidaires

pdfLa planète brûle et les pyromanes gouvernent

 

Les températures augmentent, les vagues de chaleur se répètent et s’intensifient, le réchauffement climatique se fait douloureusement sentir, et les consignes de l’administration vont donc se multiplier, au moins pour que celle-ci se garantisse d’avoir répondu à ses obligations d’employeur.

Mais l’adoption de « gestes simples » et notamment se rafraîchir et boire régulièrement permettent seulement de ne pas mourir de chaud. De même, les invitations à organiser son travail demeurent sympathiques mais les mesures conséquentes sont d’un autre acabit et nécessitent une réelle volonté politique, ainsi que de vrais moyens notamment au titre des financements.

Or, des risques liés aux conditions météorologiques, c’est la chaleur qui représente le risque le plus élevé en matière de santé et de sécurité au travail. Les vagues de chaleur sont à l’origine de troubles pour la santé voire d’accidents du travail dont certains peuvent être mortels. Les risques pour la santé sont l’hyperthermie (température corporelle élevée), la syncope (étourdissements/évanouissements), l'altération de la fonction rénale, la déshydratation et les troubles neurologiques. La santé mentale peut également être atteinte du fait du stress et de l’anxiété que peuvent générer ces situations.

Si certains secteurs économiques comme l’agriculture, la construction ou les transports sont plus exposés que d’autres, le travail de bureau dans les services publics, où les personnels travaillent dans des bâtiments mal ventilés ou surchauffés, expose à des risques comparables.

Pour Solidaires Finances Publiques, le sujet porte tout autant sur des questions de santé et de conditions de travail que sur celle de l’adaptation de la DGFiP au changement climatique au regard notamment de la question bâtimentaire et de la politique immobilière de l’administration.

Solidaires Finances Publiques insiste sur les trois points suivants si la situation devient intenable :

- Alerter vos représentants et représentantes afin qu’ils et elles puissent questionner votre direction et également inscrire ce point à l’ordre du jour des instances, voire déclencher un droit d’alerte.

- Transcrire les résultats de l’évaluation des risques dans le DUERP.

- Solliciter les services de médecine de prévention.

Nous exigeons le respect de la notion de « confort thermique » qui, selon l’INRS est la température de confort thermique permet à une personne de maintenir, dans ces conditions, son équilibre thermique en utilisant un minimum d’énergie pour lutter contre le froid ou le chaud. De plus, et toujours selon l’INRS, en ce qui concerne le travail de bureau, la température associée au confort thermique se situe généralement autour de 21° à 23°C en période hivernale, et entre 23° et 26°C en période estivale.

La solution passe aussi par la rénovation thermique des bâtiments existants (isolation, ventilation, protections solaires extérieures, …). Faisant le constat que bien des chantiers échappent au dialogue social ainsi qu’à l’avis des agentes et agents afin d’apprécier leurs demandes et les impératifs liés à leurs missions, nous rappelons l’importance de la parole des agentes et agents. Alors dites-le haut et fort !

La gestion des évènements climatiques par les directions locales est ainsi plus que perfectible. Nous revendiquons la création de véritables ASA (autorisations d’absences) permettant aux collègues percutés par des évènements climatiques (canicule, inondations et autres catastrophes naturelles) de pouvoir gérer leur situation personnelle. De même, les consignes visant la seule continuité des missions (emport de l’ordinateur portable tous les soirs) ne peuvent se faire hors l’application des droits des agentes et agents au titre notamment du télétravail. Nous demandons également de nouveaux droits à compensation et à récupération pour fatigue liée à l’exposition à la chaleur, et non de simples aménagements d’horaires, qui peuvent se révéler dommageables pour la santé (travail en horaires décalés).

Solidaires Finances Publiques mettra tout en œuvre pour que chaque direction locale prenne les mesures appropriées, pour protéger la santé des agent.es, assurer leur sécurité, faire en sorte qu’ils et elles puissent continuer à travailler dans les meilleures conditions en cas de température élevée.

En parallèle, Solidaires Finances Publiques revendique une écologie protectrice à la DGFiP. Le prétexte écologique visant uniquement des économies budgétaires, les mesures qui confinent à l’écologie punitive ou encore celles ne reposant que sur les comportements individuels doivent laisser la place à une écologie collective ambitieuse, portée par la DG, et dessinant de réelles perspectives pour l’ensemble des collègues afin de lutter contre la crise environnementale.

Le gouvernement ne passera pas en force la proposition de loi sur le 1er mai: il restera chômé et payé !

C'est grâce à la mobilisation collective que nous devons arracher des victoires sur des droits déjà existants et rappeler que la majorité s'attache surtout à casser systématiquement les acquis sociaux.

Mais n'oublions pas: ce sont les travailleuses et travailleurs les plus précaires qui travaillent le 1er mai.

Employé·es du commerce, du nettoyage, de la logistique, de la sécurité, de la santé ou de la restauration - souvent des femmes, souvent mal payé·es, souvent peu protégé·es. 

Solidaires revendique au contraire l'extension effective du droit au repos le 1er mai, et une reconnaissance pleine et entière de celles et ceux qui travaillent déjà ce jour-là.

Pour une mobilisation massive le 1er mai !

Solidaires Finances Publiques 62 appelle à rejoindre les manifestations et actions prévues dans le Pas-de-Calais ce 1er mai 2026 :

  • rassemblement à Hénin-Beaumont: 10h30
  • Le festival Nos Futurs à Lens, 10h30-18h
  • Arras: 9h30, place de la Gare
  • Boulogne: 9h30, Bourse du Travail
  • Calais: 10h, place Crève-Coeur

TOITCOMMUNLENS01052026 1920w                           affiche A2 1er mai

 

 

Toutes et tous en grève le 2 décembre!

Pas d'économies sur nos vies!

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