Actualités

Nous avons interpellé notre Directeur sur l'impact de la hausse du prix du carburant sur le budget des agent·es et demandé l'assouplissement des règles de télétravail pour permettre de limiter le coût induit pour les collègues.Vous trouverez ci-après le texte du message :

mail prix carburant

 

Réponse de la direction, ce lundi 30 mars :

« Bonjour,

Le coût des frais du trajet domicile - travail augmente de façon très différenciée d'un agent à l'autre selon la distance qui le sépare de son lieu de travail et le mode de transport utilisé.
Rares sont les agents en télétravail au delà d'un à 2 jours par semaine et les agents les plus impactés par ce surcoût sans solution alternative telle que le recours au transport en commun ou au co-voiturage peuvent tout à fait demander à leur chef de service, dans la limite réglementaire de 3 jours de TT maximum par semaine pour un agent à temps plein d'augmenter leur quotité de TT. Afin de concilier l'intérêt des agents et les contraintes du service, il est tout à fait possible d'envisager des contrats de TT ponctuels ou des contrats de TT régulier limités dans le temps.
Toutefois la situation ne saurait amener ni à un élargissement systématique du TT pour tous les agents ni à dépasser la règle des 2 jours de présence effective par semaine pour un agent à temps plein, gage du maintien d'un collectif de travail dont on constate chaque jour, et de plus en plus, la nécessité.

Un message en ce sens a été adressé aux chefs de service.

Cordialement »

Solidaires Finances Publiques 62 dénonce cette réponse qui est loin d’être suffisante.

Encore une fois, l’administration renvoie les collègues à l’utilisation des transports en commun, en sachant que le réseau est loin d’être optimum dans notre département, fait reconnu par la Direction lors du dernier CSAL.

Encore une fois, les plus précaires de nos collègues et notamment les agent·es techniques seront le plus impacté·es par la hausse indéniable du carburant.

Solidaires Finances Publiques 62 revendique la réduction du temps de travail.

 

 

Le CDAS est réuni ce jour pour débattre des orientations de la note ministérielle et du budget permettant l'organisation d'actions locales.

Les membres du CDAS de Solidaires Finances ont lu cette pdfdéclaration liminaire en instance.

 Restauration collective : et si enfin la faim justifiait les moyens !

« La restauration tient une place importante dans la politique d’action sociale de l’État, qui porte un soin particulier à en développer l’accès dans le cadre de l’obligation de restauration de l’employeur. Parmi les différents modes de restauration proposés par l’État employeur, la restauration administrative et interadministrative est privilégiée car, d’une part, elle permet l’accès au plus grand nombre des agent·es à des repas équilibrés, accessibles à proximité et à un tarif avantageux et, d’autre part, elle constitue un véritable vecteur de convivialité et de cohésion. Elle participe également de l’exemplarité de l’État au regard du développement durable. » (extrait de la Circulaire du 21 décembre 2015 relative au fonctionnement des restaurants interadministratifs)

Comment fonctionnent les restaurants collectifs ?
Qu’ils soient administratifs ou interadministratifs, les restaurants collectifs fonctionnent en mode associatif. Une partie des membres sont des agent·es de l’État, des administrations ou des collectivités, élu·es par les adhérent·es déjeunant au restaurant. Il·elles sont bénévoles et mettent de leur temps au service de la collectivité. L’autre partie sont des représentant·es de ces mêmes administrations ou collectivités, désignés.Il existe deux modes de gestion :

  • la gestion directe, ou l’auto-gestion : l’association est l’employeur du personnel de restauration ;
  • la gestion concédée : un prestataire est responsable de la partie restauration et facture les repas à l’association.

La tentation est grande pour les ministères ou collectivités de laisser l’intégralité de la restauration des agentes et agents aux mains des groupes de la restauration collective, tels que ELIOR, API, EUREST, SODEXO,… et ils sont demandeurs. Des millions de repas assurés chaque jour, qui n’en rêverait pas ? 
Comment est déterminé le prix du repas ?
Lorsque le repas est assuré par un prestataire, l’association achète le « plateau » qui fait l’objet d’une tarification fixée en fonction d’une tranche de fréquentation journalière. Le prix comprend : les salaires et les compléments de salaires du personnel technique, les frais de fonctionnement administratifs du prestataire et… son bénéfice. L’association répercute ce coût d’admission ou droit d’entrée à l’adhérent·e, auquel s’ajoute la part alimentaire des produits. La quasi-totalité des prestataires ajoutent une petite marge sur les produits alimentaires.
Lorsque le restaurant est en gestion directe, la charge du personnel de cuisine est à la charge des adhérent·es également, mais sans marge bénéficiaire. La part alimentaire est payée par le ou la convive. Tout ce qui est fabriqué et produit dans le restaurant rentre dans les recettes du restaurant, ce qui lui donne toute la maîtrise du budget. Il n’y a pas de notion de bénéfices et d’actionnaires à satisfaire. Le « bénéfice » est dans l’assiette du ou de la convive ou injecté pour diminuer le coût de son repas. Tout est dirigé vers l’agent·e.
Entre les deux modes, la différence est le temps nécessaire pour gérer le restaurant. Il est moins chronophage de confier la fabrication des repas à un prestataire que de tout gérer… mais il y a un prix à payer.
Une reconnaissance nécessaire des volontaires de l'association de gestion
Quel que soit le mode de gestion, être responsable d’un RA ou d’un RIA est une charge réelle, en temps et en responsabilité, plus encore en gestion directe qu’en gestion concédée. La présidente ou le président se retrouve chef·fe d’entreprise, ayant en responsabilité un budget important et une mission.
La responsabilité ne se limite pas à la présidence, mais également à la trésorière ou au trésorier, secrétaire, selon l’organisation. Ce temps et cette responsabilité sont totalement bénévoles. Un bénévolat transparent et non reconnu qui décourage les bonnes volontés. 
Pour beaucoup d’agentes et agents, le repas de midi dans le restaurant collectif est le seul repas complet de la journée. Il est impératif que l’État revoit sa vision de la restauration collective.
Pour Solidaires Finances Publiques, il est temps que :

  • les administrations, dont la DGFiP, se réapproprient la restauration collective, pour maîtriser les coûts ;
  • les acteurs de la gestion des RA et des RIA, administrations et collectivités s’informent et se forment à la gestion ;
  • les bénévoles soient reconnu·es et valorisé·es dans leur implication et leurs responsabilités, avec une reconnaissance professionnelle.

LA RESTAURATION COLLECTIVE ÉVOLUE EN PERMANENCE.
FINIE LA CANTINE, NOUS SOMMES ENTRÉ·ES DEPUIS QUELQUES ANNÉES DANS LE RESTAURANT ADMINISTRATIF OU INTERADMINISTRATIF. DES CUISINES DE QUALITÉ, DES LOCAUX RÉNOVÉS ET EMBELLIS.
ET IL RESTE ENCORE À FAIRE !
DÉFENDONS NOTRE RESTAURATION COLLECTIVE !
 

Les représentant·es de Solidaires Finances Publiques viendront à votre rencontre le :

  • 24 mars à Arras Direction,
  • 30 mars à Fruges et St Omer.

Lors de visites précédentes, vous avez peut-être été surpris·es de ne pas nous voir dans votre service. Il arrive quelquefois que, sur un site multi-services, nous nous attardions un peu trop dans un service et arrivions dans un autre, trop tard pour avoir la chance de rencontrer tout le monde. Nous ne souhaitons pas passer en coup de vent, sans nous présenter, et sans prendre le temps de vous informer et de vous écouter, c'est ça être représentant·es du personnel.

Nous programmons de nouvelles visites. En attendant, si vous avez des interrogations, ou des choses que vous aimeriez partager, des revendications à porter, contactez-nous :

par mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

par téléphone : 03 21 24 68 82 ou 06 35 40 58 65 (Catherine)

A bientôt,

Le bureau de section de 

Solidaires Finances Publiques 62