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Communiqué intersyndical national CFDT, CGT, FO, CGC, FSU, Unsa, Solidaires

Ce dimanche 7 juillet, la participation au second tour des élections législatives a atteint un record. C’est un signal démocratique fort, une mobilisation citoyenne inédite depuis de nombreuses années.

Nos organisations saluent ce sursaut démocratique et républicain. Celui-ci ne doit pas cacher que les résultats de ces élections législatives sont un signal et une alarme pour chacun et chacune d’entre nous. Le message des électeurs et électrices doit être entendu. Après ces élections législatives, les attentes des travailleurs et travailleuses que nos organisations portent chaque jour demeurent. Il y a urgence à ce que la parole des travailleuses et des travailleurs soit plus et mieux prise en compte.

Le Conseil syndical de Solidaires Finances Publiques, réuni le 12 juin 2024, réaffirme qu’aucune organisation syndicale ne peut rester indifférente à ce qui se passe depuis les élections européennes du 9 juin 2024, avec le Rassemblement National arrivé en tête de ce scrutin et la dissolution de l’Assemblée nationale décidée par le Président de la République.

Le Conseil syndical de Solidaires Finances Publiques considère que, pour empêcher l’arrivée au pouvoir de l’extrême-droite, il y a urgence à faire bloc dans l’unité la plus large sur l’ensemble de nos lieux de travail, et appelle l’ensemble des personnels actifs et retraités des Finances Publiques à participer à toutes les mobilisations, actions de ces prochains jours et prochaines semaines. Il rappelle à toutes et tous, qu’à chaque fois que l’extrême-droite a exercé le pouvoir, cela s’est traduit par des atteintes à la démocratie, par des attaques frontales et mortifères contre les droits et acquis sociaux et sociétaux.

Respectant les opinions individuelles de chacun et chacune, le Conseil syndical rappelle l’attachement fondamental de Solidaires Finances Publiques à l’indépendance des organisations syndicales par rapport aux partis politiques.

Cette indépendance est essentielle pour préserver, à tout moment, la capacité de contestation et de mobilisation du monde du travail quelles que soient les forces politiques au pouvoir.

Cependant, indépendance ne signifie pas apolitisme.

Notre rôle d’organisations syndicales est de vous donner des éléments de réflexion fondés sur des réalités concrètes dont les médias ne vous informent jamais. Pour cela, les positions et votes du RN à l’Assemblée Nationale n’ont même pas besoin de commentaires.
Ce parti xénophobe veut encore une fois apparaître comme étant un parti qui serait du côté des salariés, des retraités, des précaires… C’est-à-dire proche de nous ??? C’ e s t u n e i m p o s t u r e ! ! !
Pour ne pas alourdir le propos, un seul exemple significatif de ce double langage : le RN a abandonné la revendication de la retraite à 60 ans . Son programme en la matière est tout aussi libéral que celui de Macron . Proche du patronat, ce parti fasciste demande des augmentations de salaires en échange de baisses de cotisations patronales qui servent à financer les retraites, la Sécurité Sociale ... .
Bien vue la manipulation des cerveaux ! En clair, ce sont les salariés qui paient leur propre augmentation en reniant leurs droits .

Leurs votes antisociaux et antisalarié.es à l'assemblée : pdf2024_06_12_TRACT_INTERSYNDICAL_2.pdf