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Comité Technique Local (C.T.L.) du 29/03/2019
Suite au boycott actif de la première convocation du 20/03, le Comité Technique Local (C.T.L.) de la DRFiP PACA 13 s'est tenu en seconde convocation le vendredi 29 mars dernier.
Malgré les enjeux des points à l'ordre du jour (modalités d’accueil de la Trésorerie Amendes, modifications des horaires d’ouverture au public des S.D.E. et des S.P.F., présentation du budget de la DRFiP, bilan des campagnes déclaratives et des avis 2018, prolongation de l’expérimentation PRS / DirCoFi...), Solidaires Finances Publiques 13 et ses partenaires de l'intersyndicale ont quitté la séance après la lecture de notre déclaration liminaire ci-jointe.
Déclaration_CTL_29_03_2019-2.pdf
Face à une Direction locale toujours enfermée dans ses postures (aucune communication du projet local de "Géographie revisitée", aucune inflexion de la politique de destruction de notre Administration, aucune volonté manifeste d'une écoute active des représentants des personnels...), nous avons, en conscience, pris la décision de quitter la salle.
La Direction locale, tout comme la Direction Générale d'ailleurs n'entend que le rapport de force. Il nous appartient de le construire collectivement. Nous ne lâcherons rien !
Soutien total à nos camarades de Haute-Garonne !
Le Directeur Régional de Haute-Garonne (DRFiP Occitanie 31) a informé les représentants de l'intersyndicale locale d'une saisine en référé du Tribunal Administratif visant les agents ayant participé au blocage de plusieurs sites durant ces dernières semaines. Alors que ces camarades se battent depuis le 28 janvier contre la destruction de nos missions régaliennes de service public, la réponse choisie par l'Administration est celle de l'autoritarisme, de l'intimidation et de la provocation.
L'objectif du référé et de la décision attendue du Tribunal Administratif est le déblocage par la force publique des piquets de grève, alors même qu'aucune action de ce type n'est envisagée sur place cette semaine par les assemblées générales collectives. Dans sa grande mansuétude, la Direction n'envisage pas pour l'instant de suites disciplinaires... L'audience se tenait ce mercredi.
La collusion insupportable entre le pouvoir administratif et le pouvoir politique éclate ici au grand jour et emprunte les mêmes chemins de la répression de l'action syndicale et collective. Le mensonge et l'hypocrisie de la Direction Générale sont aussi patents puisque le Directeur Général Adjoint avait assuré les représentants nationaux de Solidaires Finances Publiques que les exploits d'huissiers réalisés en février n'avaient aucunement pour but de sanctionner les personnels engagés dans une lutte légitime. Mensonges, omerta, intimidation et provocation...
Un rassemblement de soutien s'est tenu mercredi à Toulouse avec plus de 200 agents présents, parmi lesquels grévistes et non grévistes, y compris des agents opposés aux blocages. Le Secrétaire Général de Solidaires Finances Publiques a alerté officiellement le Directeur Général. Ce jour, Solidaires Finances Publiques 13 adresse un courriel de soutien inconditionnel aux camarades de Haute-Garonne et un autre aux Directeurs Général et Régional pour leur faire part de notre dégoût quant à leurs pratiques autoritaires.
Solidaires Finances Publiques, première organisation syndicale à la DGFiP, et notre section départementale apportent leur soutien plein et entier aux camarades de Haute-Garonne qui depuis neuf semaines tiennent haut et fort la flamme de la résistance face aux projets destructeurs du Gouvernement et de la Direction Générale.
Au-delà des mots, Solidaires Finances Publiques 13 appelle l'ensemble des agents à décider collectivement des moyens de poursuivre la lutte, certes difficile mains néanmoins indispensable. L'élan de solidarité fraternelle avec les camarades de Haute-Garonne doit également et surtout se concrétiser dans le combat, dans l'action, sous toutes ses formes.
28/03/19 : Solidaires Finances Publiques dans la lutte, à Bercy comme partout !
Comme décrété par l'intersyndicale DGFiP nationale (Solidaires, C.G.T., F.O. et C.F.D.T.), la section Solidaires Finances Publiques 13 avait appelé à la grève ce jeudi 28 mars.
Si le taux local (11,31% à la DRFiP PACA 13 contre 14,89% au niveau national) ne peut que nous décevoir compte-tenu de notre investissement militant, et notamment lors de ces dernières semaines, une délégation d'une trentaine de collègues du département se sont rendus à Paris afin de participer à la manifestation nationale de Bastille à Bercy et garnir ainsi le cortège de plus de 2.500 agents des Finances ubliques, bien décidés à ne pas laisser notre Administration se faire dépecer par la "Géographie revisitée".
Nous ne devons pas, ne pouvons pas céder à la résignation, malgré les obstacles qui se dressent devant nous ! Les enjeux sont trop importants ! Préparons-nous à poursuvre notre travail d'explication, de décryptage et de mobilisation pour que la lutte perdure, sous toutes ses formes.
Nous ne lâcherons rien !
Au cœur d'un mois de mars de lutte à la DGFiP, la Direction a convoqué un Comité Technique Local (C.T.L.) ce mercredi 20.
Après le C.T.L. du 11 février, après avoir interpellé la Déléguée du Directeur Général le 14 mars avec les agents grévistes de la région, après avoir exigé des réponses directement hier matin avant la manifestation interprofessionnelle, nous attendions enfin la transparence sur les projets de déclinaison locale de la "Géographie revisitée" de la part de la Direction locale.
Las, les militants Solidaires présents ce jour pour envahir le C.T.L. n'ont une nouvelle fois eu droit globalement qu'à l'habituel discours creux, lénifiant et méprisant de la langue de bois. Aucun projet ne peut être communiqué aux représentants des personnels. "Ne peut" ? Quelles contraintes empêchent la Direction d'informer les agents ? Nous pensons qu'il s'agit plus d'un manque de volonté plutôt qu'une question de possibilité.
Toutefois, notre persévérance force la Direction à reconnaître que l'exercice des missions serait tout simplement "ingérable" si l'ampleur des suppressions d'emplois se révèle à la hauteur de nos estimations (de l'ordre de 20.000 au plan national sur trois ans). Le vernis rassurant se craquèle car les faits sont têtus. Il est en effet intenable de continuer à nous faire croire que ce qui se prépare n'est pas un plan social, un démantèlement de la DGFiP.
Les faits d'aujourd'hui illustrent bien la stratégie de la Direction. En effet, alors que le Directeur Régional présidait le C.T.L. en nous affirmant officiellement que le S.P.F. de Tarascon allait être absorbé par ceux d'Aix au premier semestre 2020, son Délégué spécial jouait l'apaisement devant les collègues de ce service en annonçant que rien n'était encore décidé en la matière... Alors, qui croire ?
La lutte a toujours payé, paye et payera. C'est par un rapport de force massif et opiniâtre que nous ferons entendre raison aux fossoyeurs de la DGFiP. Il faut élever encore le niveau de riposte. Nous avons entamé le combat, il se poursuivra par la grève le 28 mars !
TOUS EN GREVE le 28 MARS !!!
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