Le Comité Social d’Administration Local (CSAL) de la DDFiP de l’Isère s’est réuni mardi 15 septembre 2026. Les travaux ont dû se concentrer sur la matinée jusqu’à 13 heures, nous empêchant d’aborder ou d’approfondir des points qui seront pour certains évoqués à la prochaine instance du 10 novembre 2026… Cette pratique de la part de l’administration devient de plus en plus courante et laisse, malheureusement, peu de temps pour un dialogue social de qualité. Ce qui est vraiment très regrettable…

 

Étaient présents pour la partie administrative :

• Frédéric GUIN, Président du Comité Social d’Administration Local – Directeur départemental des finances publiques de l’Isère,

• Emmanuel BERTINCOURT, Directeur du Pôle Animation du Réseau,

• Gabriel SZEFTEL, Directeur du Pôle Synthèse Coordination Stratégie,

• Laurence PÉROT, Directrice du Pôle État et Ressources (arrivée le 01/09/2026),

• Lionel BRUNI, Directeur adjoint du Pôle État et Ressources,

• Céline BÉATSE, responsable de la Division des Ressources Humaines et de la Formation Professionnelle,

• Alain CANÉVET, responsable de la Division Budget, Logistique et Immobilier (BLI),

• Julia MAIZOUÉ, responsable Cabinet communication – Relation usagers,

• Khadija EL MOUTAOUKIL, rédactrice à la Mission Stratégie.

 

Ont siégé pour Solidaires Finances Publiques 38 : Jean-Marc GEOFFRAY (Direction – Division des Affaires Juridiques), Clément PEYRARD (Direction - Division État / RNF), Patricia RÉOLON (SGC La Mure), Sylvain BRÉCHON (Pôle Départemental d’Expertise), Sandra MALÉO (SGC Saint-Martin-d’Hères). Étaient également présents des représentants de la CGT ainsi que de l’UNSA.

 

Vos représentantes et représentants Solidaires Finances Publiques 38 ont lu une déclaration liminaire (que vous trouverez ci-dessous) pour dénoncer l’inaction des pouvoirs publics face aux événements climatiques extrêmes de l’été, et exiger des moyens pour que ces tragédies ne se répètent pas. Il est nécessaire de renforcer les services publics pour affronter ces crises sans épuiser les agents ni mettre en danger leur santé et leur sécurité. Suite aux fuites de données ayant concerné notre administration, nous sommes revenus sur la dette technique et la politique du tout-numérique : la plupart des fuites ont pu avoir lieu en raison d’une surface d’attaque importante, notamment par des compromissions externes ou des accès élargis, conséquence directe de l’ouverture des données voulue pour la mise en place de l’État plateforme, que notre organisation a de tous temps dénoncée. Nous avons également abordé le projet d’« adaptation du réseau territorial 2027-2030 » prévoyant nationalement la fermeture de 300 structures à l’échéance 2030 (NRP 2) pour connaître la feuille de route de notre Direction, en rappelant les choix austéritaires qui sapent les instruments de cohésion sociale que sont les services publics en général et la DGFiP en particulier. Au regard du caractère indispensable de nos missions, la conquête de salaires dignes dans un contexte d’inflation galopante des prix de l’énergie et des aliments passe par la mobilisation à construire ensemble la grève du 29 septembre prochain.

pdfLiminaire Solidaires Finances Publiques 38 au CSAL du 15/09/2026


En réponse à notre liminaire, sur l’adaptation du réseau territorial, Frédéric GUIN s’est borné à répéter ce qu’il nous avait indiqué en réunion informelle du 8 juillet dernier, à savoir que la seule restructuration qui serait engagée en 2027 porte sur la suppression de l’antenne du Service des Impôts des Entreprises (SIE) de La Tour-du-Pin située à Villefontaine au 1er septembre 2027. À l’instar de la Direction Générale (DG), il tente de présenter ces restructurations comme de simples « ajustements à la marge » du réseau, alors qu’il s’agit bel et bien d’une nouvelle destruction de notre service public de proximité. Moins de services et de structures, c’est aussi moins de possibilité pour les mobilités géographiques et fonctionnelles !

Pour le reste, il nous renvoie aux discussions qui sont prévues cet automne par famille métier, et dont les conclusions seraient abordées ultérieurement en CSAL… une fois que tout serait ficelé sans ouvrir le débat et permettre de porter vos revendications aux élus du personnel ?

Restructuration

 

1) Approbation des PV antérieurs – CSAL du 01/04/2026, du 03/04/2026 et du 23/04/2026 :

Vos représentants Solidaires Finances Publiques ont voté contre le PV du CSAL emplois du 1er avril dernier [sic] que nous avions boycotté, faute d’avoir obtenu une simple réponse de la Direction sur deux points, malgré nos relances et notre déclaration de boycott : l’inscription à l’ordre du jour du dossier emplois comme « information », c’est-à-dire sans permettre aux représentants du personnel de voter, donc de s’exprimer (un comble pour une équipe de Direction qui se dit attachée au « dialogue social »), et l’absence d’information sur la déclinaison précise des 6 suppressions d’emploi au 01/09/2026 au sein des SIE du département. Les autres organisations syndicales (OS) ont approuvé le PV.

Les deux autres PV des 3 et 23 avril 2026 ont été adoptés à l’unanimité des présents.

1er avril 

 

2) Examen des suites données par l’Administration aux propositions et avis des représentants du personnel :

Suite à notre intervention au CSAL du 03/04/2026 revenant sur la délibération du 07/11/2025 adoptée à l’unanimité des représentants du personnel, nous restons dans l’attente d’une date de réunion afin d’échanger sur les bonnes pratiques en matière de « dialogue social » et améliorer les relations au sein des instances de dialogue social.

S’agissant de la protection des usagers contre le soleil et les intempéries sur le site de Grenoble Rhin et Danube (conséquences des temps d’attente accrus par la réduction des horaires d’ouverture au public), la demande d’installation de bâches ou d’une pergola avec des poteaux en béton armé ancrés dans le sol avait été refusée par le service de l’urbanisme de la mairie de Grenoble puisque la zone peut être sujette à des inondations. Le projet d’installation d’une couverture végétale (pergola végétalisée) est toujours à l’étude, l’expertise portant sur la qualification comme construction d’un ancrage au sol.

Il a également été question du libre accès des usagers aux toilettes, rendu impossible sur le site de Rhin et Danube. La Direction prétexte divers problèmes rencontrés dans d’autres directions qui laissaient l’accès libre aux toilettes (sécurité, propreté), pour opposer une fin de non-recevoir. Il reviendra aux vigiles d’accompagner les usagers aux toilettes. L’interlocuteur fécal unique ?

WC

 

3) Cyberattaques :

La DGFiP a subi en quelques semaines cet été 4 fuites de données majeures :

• E-Contacts : 350 000 comptes de particuliers (0,8 % du total) et 250 000 comptes professionnels, par la double compromission d’un compte DGFiP et d’un compte externe à la DGFiP (mais dans le Réseau Interministériel de l’État donc ministériel) ;

Serveur Professionnel de Données Cadastrales (SPDC) : 430 000 données individuelles par compromission d’un compte externe avec double authentification (par courriel) ;

• Portail des successions vacantes : le 17 août une vulnérabilité technique a été découverte sur ce portail qui ne contient que des données publiques, un tiers malveillant a ensuite revendiqué un accès frauduleux et une extraction de données a pu être constatée ;

• Zéro Logement Vacant : ce projet mis en place par la CEREMA (établissement public co-piloté par les collectivités territoriales et sous double tutelle du Ministère de la Transition Écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur la climat et la nature et du Ministère de l'Aménagement du Territoire et de la Décentralisation) a subi un vol de données revendiqué le 29 août. Le fichier en cause pour la DGFiP est une extraction de données foncières de 2024 comprenant 66 874 995 lignes.

Série noire à laquelle il faut raccrocher la fuite de données FICOBA rendue publique en février 2026 (1,2 million de comptes bancaires) par compromission d’un compte ministériel externe à la DGFiP.

Une réunion informelle s’était tenue localement le 2 septembre dernier, portant sur les conséquences des cyberattaques.

La fermeture du portail internet de la gestion public (PIGP) du 18 août 2026 a mis en difficulté un certain nombre de collègues, dont ceux détachés, en congés pour raison de santé (CLM, CLD...) et les isoler de notre administration. Vos représentants Solidaires Finances Publiques ont demandé à ce que les collègues concernés soient rapidement contactés.

Aucune liste des usagers piratés (0,9 % des foyers fiscaux en Isère) n’avait été communiquée par la Direction Générale, l’information étant jugée trop confidentielle. Un outil avait néanmoins été déployé afin de savoir si un usager est concerné (en renseignant son numéro fiscal).

En écho à la vive inquiétude de la population suite au vol de données, et au risque d’usurpation d’identité, il a été observé une nette augmentation en août de la volumétrie des demandes FICOBA (pour vérifier la liste des comptes ouverts en France), passant d’une moyenne journalière des 3 ou 4 demandes pour l’ensemble des SIP de l’Isère à un pic les 18 et 19 août (98 demandes le 18/08, 134 le 19/08), soit 438 demandes entre le 13 et 20 août. Aucune nouvelle demande FICOBA n’a été enregistrée entre le 21 et le 30 août.

D’après la Direction, aucune hausse de la volumétrie des appels n’a été constatée, malgré l’inquiétude des usagers.

En tant qu’administration de données, la DGFiP est fortement exposée aux risques.

L’incident de cet été a vu l’aspiration progressive des données fiscales à des volumes inférieurs aux seuils de déclenchement des contrôles internes. La DG travaille à une détection automatique des consultations irrégulières opérées sur des horaires atypiques (nuit, week-end) pour permettre une plus grande réactivité…

D’un point de vue déontologique plus large, nous avons demandé que le renforcement affiché des dispositifs de contrôle interne permette une plus grande contemporanéité des contrôles. Les agents se retrouvent en effet parfois en difficulté pour justifier de certaines consultations effectuées des mois auparavant, surtout dans certaines sphères métiers où la recherche du renseignement éloigne du premier dossier consulté (exemple du contrôle fiscal).

L’accélération de la mise en place de quotas maximaux de consultation sur les applications métiers les plus sensibles ne doit pas s’opérer au détriment des conditions d’exercice de nos missions. On observe régulièrement dans les services la règle du « premier arrivé, premier servi » au niveau des applications contingentées (ex : CONSULTPAS), ce qui peut nourrir des tensions.

Le calendrier de déploiement de la double authentification pour les agents DGFIP, initialement programmé pour 2027, devrait intervenir dès la fin d’année 2026.

Dans le contexte de mise en place de la facturation électronique, nous nous opposons fermement au choix politique d’externaliser au secteur privé les plateformes en lieu et place d’une plateforme de collecte publique unique, comme l’ont fait d’autres États (Italie). La marchandisation (163 plateformes à ce jour !) et le processus de validation de ce service par seulement 3 agents posent question en termes de sécurité. Et cet argument est aujourd’hui utilisé par une partie de l’extrême-droite et une partie de la droite pour demander l’annulation de la facturation électronique. Mais derrière ce prétexte, c’est l’outil de contrôle et de lutte contre la fraude à la TVA qui est attaqué.

Pour Solidaires Finances Publiques cette crise majeure est la conséquence des choix budgétaires depuis des décennies mais aussi des priorités données : toujours plus pour le numérique mais sans se donner les moyens humains et techniques pour une cybersécurité à la hauteur des enjeux.

Cyberattaque

 

4) Point budgétaire :

La notification initiale de la Dotation Globale de Fonctionnement (DGF) de la DDFiP de l’Isère a chuté entre 2025 et 2026, passant de 5 908 936 € à 5 179 405 € pour les autorisations d’engagement (-12,35 %), et de 6 431 363 € à 5 701 833 € en termes de crédits de paiement (-11,34 %). La différence entre autorisations d’engagement (AE) et crédits de paiement (CP) se justifie entre autres par la prise en charge directe de certaines dépenses immobilières (loyers) par la Centrale.

L’évolution de la DGF s’explique notamment par le redéploiement de 10 % des DGF de l’ensemble des directions vers le budget des opérations immobilières piloté par la DG. De plus, la part « agents » a été diminuée pour « tenir compte des économies réalisées par les Directions, notamment en matière de frais d’affranchissement »… Sans mentionner le nouveau référentiel emplois qui a raboté le nombre d’agents en ETP, et donc la DGF !

S’agissant de l’exécution budgétaire de la DGF 2025, 54,15 % des dépenses sont de nature immobilière, 23,01 % des dépenses « métiers », 19,63 % des dépenses de fonctionnement courant et 3,21 % des dépenses informatiques.

Budget

 

5) Bilan de l’activité des conseillers aux décideurs locaux (CDL) :

Au 31 décembre 2025, 22 CDL étaient installés sur le département de l’Isère (25 emplois ETP sont implantés au TAGERFiP 2025 et 2026). Comparé à d’autres Directions, nous avons un nombre important de CDL. 10 CDL ont dû assurer des fonctions d’intérim en 2025 (contre 7 en 2024) dégradant ainsi fortement les conditions d’exercice de ces missions. La multiplication de ces situations d’intérim témoignent des difficultés de recrutement des CDL (constat national). Rappelons que la création de cette fonction avait permis de « recycler » les comptables rendus surnuméraires par la suppression des trésoreries du mal nommé « Nouveau Réseau de Proximité ».

En 2025, 13 337 prestations de conseil ont été délivrées au profit des collectivités locales (787 de plus qu’en 2024). Le conseil budgétaire et comptable est l’activité prépondérante (59 % des prestations) en lien avec la qualité comptable.

Comme chaque année, une enquête de satisfaction a été réalisée auprès des ordonnateurs : si les taux de satisfaction progressent (hors trésoreries hospitalières, stables), ils demeurent en retrait des taux nationaux. Les taux de réponse des ordonnateurs aux 3 questionnaires ne sont pas connus, même si le nombre de retours est en augmentation.

Conseil

 

6) Bilan de la campagne des avis 2025 :

Si la campagne 2025 des avis des impôts des particuliers s’est inscrite dans la continuité des précédentes, elle a été profondément marquée par la réforme de l’accueil mise en œuvre à compter du 1er juillet 2025.

On constate une diminution du nombre de contentieux, en raison de la baisse du contentieux TH liée à une meilleure qualité de l’imposition, après le désastre et les incohérences générées par GMBI (« Gérer mes biens immobiliers ») des précédentes années.

La baisse des flux d’accueil physique (-15,3 % cumulé pour les SIP et SDIF) est inférieure à celle des horaires d’ouverture (par exemple -31,4 % sur Rhin et Danube, principal site du département en termes d’accueil), ce qui témoigne d’une densification de l’accueil (plus d’usagers reçus par demi-journée d’ouverture). Il en découle une dégradation des conditions d’accueil des usagers et des conditions d’exercice des agents.

Au regard des priorités données au décroché téléphonique, le nombre d’APRDV téléphonique est en baisse. D’après la Direction, le taux de décroché des SIP (hors SIP Bourgoin-Jallieu) s’est élevé à 23 % lors de la campagne des avis 2025 (20 % en 2024) et celui de l’antenne du SDIF située à Vienne à 13 % (7 % en 2024).

En ce qui concerne la participation des SIP au dispositif national d’accueil téléphonique (débordement des Centres de contact), les SIP de l’Isère se sont acquittés de 188 vacations téléphoniques de 5 heures (285 vacations initiales, contribution réactualisée à la baisse) du 1er septembre au 15 octobre 2025, puis du 3 novembre au 4 décembre 2025, ce qui représente un total de 7 649 appels (12 944 en 2024).

Face au processus d’industrialisation des missions téléphoniques des SIP, nous demandons, en contrepartie de cette professionnalisation de la mission d’accueil téléphonique, le versement d’allocations complémentaires de fonction (ACF) « assistance aux usagers » (91,75 €/mois), à l’instar des agents des Centres de contact.

Au niveau du centre de renseignement téléphonique (CRT) commun aux 3 SIP grenoblois, des problématiques fonctionnelles et matérielles ont été identifiées depuis le 7 septembre 2026 (transferts entre SIP, absence de mopieur accessible aux agents exerçant la mission au 4ème étage du CFP Rhin et Danube) ; la Direction entend harmoniser les pratiques existantes entre les SIP grenoblois.

Le délai de temporisation (entre deux appels) de 12 secondes, prévu pour l’ensemble des services sous TOIP, n’est pas respecté : la Direction va faire remonter le problème en Centrale.

Sur les temps de vacation téléphonique, la Direction privilégie des plages de 2h30 par agent, mais ne peut se substituer aux chefs de service en charge de l’organisation de la mission, avec la gageure de trouver le nombre demandé d’agents à placer derrière le combiné. La Direction ayant demandé aux SIP un nombre minimum d’agents pour assurer les missions téléphoniques et concomitamment un nombre maximum d’agents pour les missions d’accueil physique…

Vos représentants Solidaires Finances Publiques continueront à refuser la mise sous pression des personnels et le « flicage » à la télé-performance avec les outils BALI ou TOIP STATS, qui dénature la mission au détriment de la qualité du service rendu aux usagers.

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7) Bilan du contrôle du respect des obligations fiscales (campagne 2025-2026) :

Nous avons abordé comme chaque année le respect des obligations fiscales des agents au titre de la campagne 2025-2026. Ces obligations, couplées au respect scrupuleux de la déontologie et du respect des règles d’utilisations des applicatifs métiers à des fins uniquement professionnelles sont les piliers de notre Administration et la preuve du sérieux de nos collègues.

1 251 dossiers ont été examinés : un agent a été identifié en anomalie déclarative. 3 dossiers ont fait apparaître des manquements aux obligations fiscales contributives : il s’agit de retards de paiement consécutifs à des difficultés financières et/ou de santé. Un courrier de rappel a été adressé aux 4 agents.

S’agissant du contrôle sur pièces (CSP), 51 dossiers d’agents isérois ont été contrôlés par la DDFiP 38. 4 dossiers ont présenté des anomalies, dont 1 dossier conduisant à une proposition de rectification.

7 dossiers d’agents isérois domiciliés dans un autre département que l’Isère ont été contrôlés par la direction du domicile fiscal de l’agent, dont 1 dossier présentant une anomalie conduisant à une proposition de rectification.

La DDFiP de l’Isère a par ailleurs réalisé le CSP de 7 agents d’autres directions domiciliés en Isère. 1 dossier a été identifié en anomalie, avec dépôt d’une déclaration rectificative.

Ethics

 

8) Bilan local du déroulement et des résultats de la campagne d’entretien professionnel 2025 (gestion 2024) :

10 recours (1 A+, 1 A, 6 B, 2 C) ont été formulés en 2025 auprès de l’autorité hiérarchique (N+2), nombre identique à 2024.

9 de ces recours ont conduit à une modification au moins partielle des appréciations portées dans le compte-rendu d’entretien professionnel (CREP). 4 recours ont été portés devant la CAP Nationale (1 en 2024), sans modification du CREP.

20250512 couv entretien 2025

 

9) Présentation du tableau de bord de veille sociale (TBVS) 2025 :

Le TBVS est un outil de diagnostic qui recense 11 indicateurs permettant d’évaluer les conditions de vie au travail au sein des services d’une Direction. Il est censé fournir aux acteurs en charge de la prévention, dont les représentants du personnel, un constat objectif permettant d’identifier des situations à risques, de suivre leur évolution et d’agir en conséquence.

Force est de constater que, même si le nombre d’écrêtements et le volume horaire écrêté diminuent, ce volume représente encore 3 052,49 heures en 2025, soit près de 2 équivalent temps plein (1 ETP = 1 607 heures) !

À noter que l’écrêtage journalier à 10 heures n’est pas recensé dans le cadre du TBVS : les données ne portent donc que sur l’écrêtage réalisé automatiquement le 1er jour de chaque mois, qui a pour conséquence de ramener le compteur de débit/crédit des agents à une valeur ne dépassant pas douze heures.

Au niveau de la DDFiP de l’Isère, le nombre d’emplois non pourvus au 01/09/2025 a atteint 148,30 ETP (128,10 ETP au 01/09/2024, 112,10 ETP au 01/09/2023) ; les fiches de signalement se maintiennent à un niveau important (39 en 2025, 41 en 2024, 30 en 2023) ainsi que le nombre de jours de congés maladie ordinaire (17 660,50 jours en 2025, soit 80 ETP). 5 656,50 jours de congés/ARTT ont été mis en compte épargne temps (CET), soit 25,6 ETP. Bref, au-delà de l’évolution très légèrement favorable de certains indicateurs, face aux manques de moyens humains et budgétaires, les collègues continuent à compenser par leur professionnalisme et leur implication quotidienne.

Solidaires Finances Publiques appelle les agents à se préserver, car la reconnaissance même posthume n’est pas là : levons le pied pour reprendre la main et apporter un service public de qualité !

Data

 

10) Modification des horaires d’ouverture de la Paierie départementale de l’Isère :

Un projet d’arrêté nous a été soumis, prévoyant la fermeture de l’accueil physique sans rendez-vous à compter du 1er octobre 2026, contre un accueil spontané 4 matinées par semaine (lundi, mardi, jeudi et vendredi) de 8h30 à 12h, soit 14 heures par semaine.

La Direction déploie en contrepartie l’Accueil Personnalisé sur Rendez-Vous (APRDV) physique et téléphonique à hauteur de 10 heures par semaine, les lundi et mardi de 8h30 à 12h, et le jeudi de 8h30 à 11h30.

Nous dénonçons l’hypocrisie de la Direction qui contourne brutalement les dispositions de la circulaire SRP du 10 décembre 2020 (fixant le cadre de la stratégie d’accueil des usagers de la DGFiP), qui prévoit un volume minimal d’ouverture hebdomadaire à 20 heures pour les services situés dans les communes de plus de 10 000 habitants, avec une quote-part d’ouverture exclusivement sur rendez-vous qui doit représenter au maximum 50 % du temps d’ouverture hebdomadaire. La Direction anticiperait une nouvelle circulaire SRP qui tarderait… Elle ferait plutôt sienne des déclarations d’un candidat à l’élection présidentielle pour qui l’État de droit ne serait ni « intangible ni sacré » !

Nous rappelons que la Direction avait prétexté l’année dernière le respect de ladite circulaire SRP du 10 décembre 2020 pour imposer la réforme de l’accueil des services fiscaux. Ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît !

La Paierie recevrait en moyenne 10 personnes par semaine. D’après les statistiques ORCFA fournies par la Direction, le nombre d’usagers reçus ne serait que de 84 en 2025, et de 120 sur le 1er semestre 2026 (+186 % !). La Direction suggère que les chiffres 2025 sont faux (quand il avait été question l’année dernière des indicateurs erronés en matière d’accueil téléphonique des SIP, la Direction n’avait pas eu ces pudeurs…).

Rappelons que la Paierie ne dispose pas de guichet, ni de caisse : un agent descend quand un usager se présente devant le box d’accueil (sonnette). L’accueil est principalement assuré par le canal téléphonique (30 heures par semaine) et par la BALF du service.

De par la compétence du Département en matière de solidarités, le public de la Paierie peut être particulièrement précaire et fragile (recouvrement des indus de revenu de solidarité active [RSA], de prestation de compensation du handicap [PCH] et d’allocation personnalisée d’autonomie [APA]). Pour la Direction, ces personnes s’adressent en premier au Département (à travers les 13 Maisons du Département) et le lien serait fait avec la Paierie par l’intermédiaire des assistants sociaux.

Une fois encore, aucun audit n’aura été réalisé sur l’évaluation des missions d’accueil afin de savoir pourquoi et pour quoi les usagers viennent, si l’organisation du travail et l’environnement de l’accueil sont adaptés pour répondre aux besoins des populations et des collectivités, qui n’ont pas été associés à cette démarche.

Devant ce nouveau recul de nos services publics, vos représentants Solidaires Finances Publiques ont voté contre. Les représentants de la CGT et de l’UNSA s’étant abstenus, dès lors, la consultation est réputée accomplie (nota bene : une nouvelle convocation de l’instance serait intervenue en cas de vote unanime défavorable).

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Questions diverses :

Référentiel emplois 2026 – point de situation au 01/09/2026 :

Au 1er septembre 2026, la DDFiP de l’Isère connaît un taux de vacance de 2,9 %, soit 35 ETP. Précisons qu’il s’agit là du nouveau référentiel emplois qui avait permis de faire disparaître un grand nombre de postes vacants, avec un nombre d’emplois implantés passé 1 315 en 2025 à 1 227 en 2026 (108 A+, 267 A, 529 B, 16 B géomètres, 307 C), soit une perte de 88 emplois potentiels.

Voici la situation par catégorie :

  • A+ : -3,4 ETP (taux de vacance de 3,1%)
  • A : -22,8 ETP (taux de vacance de 8,5%)
  • B : -7,1 ETP (taux de vacance de 1,3%)
  • B géomètres : -5 ETP (taux de vacance de 31,3%)
  • C : +3,3 ETP (surnombre de 2,9%)


À l’issue des mouvements nationaux, la DDFiP de l’Isère avait été autorisée à recruter 5 agents contractuels de niveau C, 2 agents PACTE (catégorie C) et un agent contractuel de niveau A. Quid de l’appel des listes complémentaires des concours ?

La situation demeure préoccupante, les vacances d’emplois continuant à peser sur les services malgré l’ardoise magique du nouveau référentiel. Nationalement, seule la DRFiP 75 (Paris) connaît plus de vacances en catégorie A que la DDFiP de l’Isère !

Vacant chair 2

 

L’instance ayant été suspendue à 13 heures, nous restons dans l’attente de la réponse de la Direction à notre demande d’octroi d’une autorisation d’absence sur la journée entière pour l’ensemble des agents physiquement présents à la réunion d’accueil des nouveaux arrivants, à l’instar des années antérieures.

Il en est de même pour notre demande de précisions sur l’objectif affiché de densification des implantations immobilières du département et sur la déclinaison locale du plan de fin du recouvrement par chèque des créances publiques.

Nous attendons également le retour de la Direction sur le changement intervenu cet été, portant sur les modalités de convocations des représentants du personnel élus à la formation plénière du Conseil Médical départemental, changement qui pourrait empêcher les agents concernés d’être défendus par l’organisation syndicale de leur choix.

 Ensemble

Solidairement,

Vos représentantes et représentants Solidaires Finances Publiques 38 au CSAL de la DDFiP de l’Isère